Mai 2017 #3 : Kagoshima

14 mai 2017 : Arrivée à Kagoshima

Après avoir laissé derrière moi mon logement Hello Kitty, j’ai repris le bus pour continuer ma conquête de Kyûshû, direction cette fois-ci, la ville la plus au Sud de l’île : Kagoshima, et ses alentours.

J’ai en général un bon feeling et je le sens tout de suite quand je vais dans la mauvaise direction donc ça me permet de ne pas trop me perdre ni de faire de grands détours. Je suis donc arrivée à mon logement sans trop de difficultés (merci quand même aux wifi gratuits dans les centres commerciaux !).

Mon hôte voulait que je le prévienne quand j’arrivais et quand je quittais l’appartement. J’ai donc cherché à me connecter au wifi du logement mais impossible de trouver la pocket wifi qui devait être fournie. Comme je restais une semaine sur place et que j’en avais besoin pour faire des recherches sur les lieux à visiter, les horaires de bus, etc. je ne pouvais pas rester comme ça. Je suis ressortie dans un lieux public pour me connecter au wifi de la ville et envoyer un message à mon hôte. Comme je ne savais pas combien de temps il allait mettre pour répondre, j’avais embarqué avec moi ma liseuse et je me suis posée sur un banc. Après une petite heure d’attente, il m’a répondu en disant que le précédent guest avait mis la pocket wifi dans son bureau et que celui-ci était juste à côté de l’appartement. J’étais donc libre d’aller le récupérer moi-même étant donné que la porte n’était pas fermée à clé.

C’est ce que j’ai fait et une fois connectée à internet avec mon téléphone, j’ai passé le reste de la journée à planifier ma semaine en fonction de la météo et de mes envies. Je dis téléphone et non pas ordinateur car ce jour-là, après des milliers de tentatives, mon ordinateur était dans l’incapacité de reconnaître le wifi (j’ai découvert la veille de mon départ, le pourquoi du comment mais je reviendrai dessus plus tard *suspense*).

15 mai 2017 : Sakurajima et l’Aquarium de Kagoshima

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire et pour l’occasion, je voulais partir un peu à l’aventure ! Je suis au Japon donc c’est déjà le cas vous allez me dire mais je voulais faire quelque chose d’un peu plus spécial, me faire vraiment plaisir quoi ! Du coup, je suis partie gravir un volcan en activité *gogogo*.

La journée a magnifiquement bien commencé avec le réveil tout en délicatesse du marteau piqueur et des cris des ouvriers (que c’est agréable dès 8h du matin *émue*). Je ne l’ai pas dit avant parce que c’était dimanche mais le bâtiment où je loge est en plein travaux, j’ai eu donc le plaisir d’être accompagnée toute la semaine par des bruits constants de chantier jusqu’à 17/18h. Heureusement, je passais la plupart du temps dehors à visiter donc je n’ai pas souffert tant que ça (juste durant mes deux jours de repos).

Bref, je me suis habillée, j’ai préparé mon sac (snack, bouteille d’eau, serviette, casquette, etc.) et je suis partie vers la gare pour prendre le bus qui devait me déposer près du port. Arrivée à l’arrêt je remarque que le prochain bus est dans plus d’une heure. C’était hors de question que je poireaute aussi longtemps alors j’ai pris le tramway à la place. Petit conseil : pensez toujours à vérifier que vous prenez le tram dans le bon sens avant de monter dedans ! J’ai eu de la chance et je ne me suis pas trompée ce coup-ci mais j’ai eu un petit coup de stress quand même xD.

Au port, j’ai pris le ferry pour rejoindre Sakurajima, l’île où se situe le volcan. Le trajet ne dure même pas dix minutes et j’ai eu vite fait d’atteindre ma destination. Là, j’avais la possibilité de prendre un bus qui fait le tour de l’île et s’arrête à tous les points touristiques de celle-ci et notamment au point d’observation le plus haut et le plus près du cratère. Mais, c’est bien trop facile et de toute façon le prochain bus ne partait pas avant un petit bout de temps donc j’ai fait une partie du trajet à pied. Je suis passée devant l’office de tourisme et par un parc qui proposait des mini sources chaudes pour les pieds. Je ne m’y suis pas arrêtée mais j’ai noté l’endroit pour y revenir plus tard si jamais j’avais du temps.
J’ai donc continué mon trajet et j’ai longé la côte pendant environ 4km en passant par un chemin qui coupait à travers d’anciennes coulées de lave. Le paysage partiellement transformé à cause de ses coulées était vraiment superbe ! Cela m’a rappelé mon voyage à la réunion il y a *pfiou* longtemps.

En continuant ma route, j’ai fini par atterrir à un premier point d’observation. J’y ai fait une petite pause en admirant la vue puis de là j’ai pris le bus jusqu’au point d’observation le plus proche du cratère. Au début, je pensais faire le trajet à pied mais il n’y avait pas l’air d’avoir de vraies routes de rando et mon programme de la journée était encore loin d’être finie. La vue du cratère était sympa mais moins exceptionnelle que ce à quoi je m’attendais. Mais bon, comme je l’ai dit plus haut, c’est un volcan encore en activité qui crache régulièrement de la fumée (c’est arrivé trois fois durant mon séjour) donc s’approcher plus près, n’aurait pas été très prudent et de toute façon c’est interdit *affaire classée*.

Je suis redescendue de mon perchoir et j’ai fait un tour au parc des Dinosaures *groar*. Comme son nom l’indique, c’est un parc avec de nombreux jeux pour enfants et des structures en bois et autres matériaux, le tout en forme de Dinosaures. Si vous êtes fans de Petit Pied, Céra ou Becky, cet endroit est fait pour vous ! (ou pas parce que si vous connaissez ces personnages alors ce parc n’est plus de votre âge ! xD) Par contre, c’est stylé mais il faut être motivé parce qu’il faut grimper pendant un bon kilomètre avec une pente raide comme un piquet avant d’arriver au but… Après cette ballade et avant de retourner sur Kagoshima, je suis allée recharger mes batteries avec un bain de pied aux sources chaudes par lesquelles j’étais passée en début de journée. L’eau était brûlante mais après avoir marché plusieures heures, ça m’a bien détendue les muscles et avec la vue sur la mer, c’était top !

J’ai repris le ferry en sens inverse et comme j’avais encore du temps devant moi, je suis allée visiter l’Aquarium de Kagoshima qui se situait sur le port. Là-bas, il y avait des phoques, des méduses et toute sorte de poissons de Kyûshû. J’ai fait le tour, quelques achats et j’ai ensuite attendu que le spectacle de dauphins commence. L’Aquarium en lui-même n’était pas très grand comparé à d’autres, mais il était beaucoup plus axé sur le côté pédagogique. Il y avait des affiches explicatives à côté de chaque espèce sur comment elles vivent, se reproduisent, etc. De plus, pendant le spectacle de dauphins, ils nous ont montré comment ils communiquaient entre eux avec des petits exercices. Le bassin n’était pas très grand donc ce n’était pas quelque chose de spectaculaire mais c’était tout de même intéressant ^^

Pour finir ma journée, je suis allée m’acheter des donuts et je me suis régalée avec des sushis. En revenant, j’ai eu le plaisir de constater que mon ordinateur avait réussi à se connecter à internet ! *un miracle d’anniversaire*

17 mai 2017 : Chiran, le village des samouraïs

A environ une heure et demi en bus de Kagoshima dans la péninsule de Satsuma, se trouve le village de Chiran où un quartier de résidences de samouraïs a été préservé. Le quartier a gardé son côté historique et il n’y a pas un seul poteau électrique à l’horizon et les voitures ont interdiction de stationner. Dans cette rue de 700 mètres de long, il est possible de visiter sept maisons d’anciens samouraïs et leur magnifique jardin tous aussi différents les uns que les autres.

Entre deux résidences, je suis tombée sur un petit magasin qui proposait du thé de la région et divers nourritures et objets locaux et/ou traditionnels. Il y avait aussi une partie salon de thé en terrasse et j’en ai profité pour goûter le thé du coin et je l’ai accompagné d’une gelée à l’orange succulente *miam*.

J’avais encore un peu de temps avant que le bus passe du coup je suis allée faire un tour le long de la rivière et je suis tombée sur un joli vieux pont en pierre et des statues de grenouille. Il n’y avait pas grand-chose d’autres à faire alors je suis revenue à l’arrêt de bus et je suis rentrée sur Kagoshima.

Je suis revenue en milieu d’après-midi et j’étais motivée donc je ne suis pas rentrée tout de suite à l’appartement et j’ai pris un autre bus direction le jardin Senganen. C’est un jardin qui longe un bout de la côte à l’est de la ville et on peut voir de là-bas le volcan Sakurajima, qui d’ailleurs crachait de la fumée ce jour-là. L’entrée est un peu cher par rapport à ce que j’ai l’habitude de payer pour ce genre de jardin (1000 yens au lieu de 300 yens) mais il valait le coup d’œil. J’ai flâné un long moment entre les plans d’eaux, les arbres, les petits temples, etc. Certaines parties du jardin m’ont rappelé le film d’animation Princesse Mononoke avec la mousse, la densité de la végétation et ce calme presque enchanteur. Ce fût une visite bien agréable et je suis rentrée exténuée de mon expédition.

18 mai 2017 : Cape Nagasakibana et Flower Park

On ne change pas la cadence et on retourne dans la péninsule de Satsuma. Je suis une nouvelle fois partie très tôt le matin et je me suis une nouvelle fois plantée dans les horaires de bus… j’ai raté celui que j’étais censée prendre et qui allait jusqu’à la ville de Ibusuki. J’y suis donc allée en train à la place.
Je suis arrivée sans encombre à Ibusuki et je suis allée au centre d’informations de la gare pour demander des renseignements sur les horaires de bus et où se situait l’arrêt pour aller jusqu’au Cape Nagasakibana (rien à voir avec la ville de Nagasaki qui se trouve à des centaines de kilomètres de là). Je n’avais pas de temps à perdre à chercher moi-même l’arrêt et j’ai bien fait de poser la question car la dame a été super efficace. En l’espace de quelques minutes, j’avais dans ma main une feuille indiquant les horaires aller-retours de la ligne de bus que je devais prendre ainsi qu’une map du trajet qu’il effectue et des arrêts de bus. J’étais parée pour l’aventure !

Le trajet complet m’a pris en tout environ deux heures et arrivée au cap, la première chose sur laquelle je suis tombée, est un panneau indiquant quelques expressions traduites dans le dialecte de Kagoshima. Je ne sais pas si ça me sera utile un jour mais maintenant je sais dire, entre autres « merci », « mignon », « comment ça va ? » mais aussi « peureux », « quel bazar ! », « ne te plains pas » et « quel travail bâclé ! ». Certains vont être durs à caser dans une conversation !

Pour arriver au cap, il fallait passer par une rue avec plein de petits magasins de souvenirs. La plupart était fermée sûrement parce qu’on était en pleine semaine et que ça ne valait pas le coup. J’ai parcouru toute la rue et arrivée au bout, je suis tombée sur un petit temple absolument magnifique ! Il était principalement rouge et blanc et avec la végétation bien verte derrière et le ciel d’un bleu pétant, c’était splendide. Chaque couleur valorisait son prochain et j’ai fait des photos dignes de cartes postales. Je ne sais pas à qui était dédié ce temple mais on pouvait y faire une offrande et inscrire sur une coquille d’huître un souhait puis ensuite le suspendre à un fil ou le jeter sur la statue d’une tortue pour qu’il se réalise. D’habitude ce genre de procédé se fait sur une plaque en bois en forme de maison donc c’était assez originale à voir.

J’ai continué mon chemin jusqu’au phare qui se trouvait au bout de la route. De là, j’ai pu observer le Mont Daimondake de l’autre côté de la baie. Une montagne d’une hauteur de 924 mètres et qu’il est possible de gravir (apparemment, son ascension est ponctué de vues panoramiques alléchantes). Un peu en contre-bas, il était possible de continuer encore plus sud de l’île en passant par les rochers qui dépassaient de la mer. J’ai vu un monsieur en train de pêcher donc je me suis dit que c’était autorisé d’aller plus loin et je l’ai imité. Lorsqu’il n’était clairement plus possible d’avancer, j’ai fait un petit tour d’horizon pour bien prendre en compte tout ce qui s’offrait devant moi et *wouahou* c’était beau ! Je me serais crue au bout du monde, il ne me manquait plus qu’un ballon de volley et je criais « Wilsoooon ! ».

Je n’ai pas eu le ballon mais j’ai eu à la place le troupeau de Taïwanais qui avançait aussi sur les rochers (bande de copieurs !) du coup je me suis enfuie avant qu’ils prennent possession de tout l’espace. En remontant la rue commerçante, je me suis arrêtée dans deux boutiques pour acheter des cartes postales et à chaque fois, j’ai discuté un peu avec les vendeuses. Elles ponctuaient la conversation toutes les deux minutes de « Vous parlez bien japonais ! » alors que franchement, je ne disais rien de particulier à part « Je viens de France », « Je suis là pour un an » et « J’ai étudié un peu le japonais à Tokyo » xD.

Ensuite, je voulais visiter le Flower Park, un jardin avec des plantes, arbres et fleurs de tous les horizons. Il avait l’air super sympa et il n’était qu’à un arrêt de bus du cap Nagasakibana. Je ne voulais pas perdre de temps à attendre le bus, surtout que dans cette zone il n’y en a pas toutes les dix minutes, loin de là, alors j’y suis allée à pied. J’ai mis 20/25 minutes pour faire le trajet et j’ai rencontré un couple en route qui m’a dit bonjour et qui a ajouté ensuite « elle est mignonne celle-là et courageuse de marcher par cette chaleur. » (c’est sûrement ce jour-là d’ailleurs que j’ai attrapé mon deuxième coup de soleil de l’année xD).

Le parc était immense, suffisamment en tout cas pour qu’il propose un petit bus pour y faire le tour. Mais j’étais en mode guerrière et j’ai tout fait à pied *yosh*. Comment tu veux profiter pleinement de la nature et des petits sentiers proposés en prenant le bus ? Puis vu le prix que j’ai payé, je comptais bien tout voir dans les moindres détails et pas juste faire un petit tour et tout torcher en trente minutes !

Du coup, j’ai pris mes deux pieds et ensemble nous avons passé le reste de l’après-midi à parcourir les allées et les serres. Des plantes tropicales à la pâquerette, il y avait toutes sortes de végétaux, c’était très dépaysant. J’ai passé un agréable moment dans ce jardin et en montant une des collines, j’ai été récompensée par une belle vue de la côte et des fleurs en contre-bas. Je ne regrette pas le détour !
En visitant une serre, par contre, je suis tombée sur une carte de transport laissée par un précédent visiteur. J’hésitais entre la laisser sur le banc aux yeux de tous ou la prendre et la ramener aux objets trouvés. Mais comme je n’ai pas une très bonne mémoire, j’avais peur d’oublier de passer la déposer à l’accueil et la ramener par inadvertance avec moi (c’est l’expérience qui parle…). Au final, je l’ai prise et quelques temps plus tard en revenant vers l’entrée du parc, je me suis souvenue que je l’avais en ma possession (oui parce que j’avais déjà oublié entre temps… OTL). Avant de déposer la carte et de repartir, je suis passée par la boutique de souvenirs et j’ai achetée quelques marque-pages fleuris pour moi et une amie qui en voulait aussi. J’ai passé de longues minutes à discuter avec elle et à prendre les marque-pages en photo pour savoir lesquels elle souhaitait que je prenne (même moi je galérais à choisir, ils étaient trop beaux TT). Une fois nos décisions prises, j’ai couru prendre mon bus qui n’allait pas tarder.
*hop hop hop*
Oui ?
*et la carte alors ?*
La carte ? Quelle carte ?
*la carte de transport oubliée !!*
Ah ! Ah…. Ba comme prévu, j’ai zappé et je suis rentrée avec à l’appartement… *boulet* Je m’en suis rendue compte en arrivant et je me suis dit « Tu vois, j’avais raison ! J’étais sûre que j’allais oublié, j’aurais dû m’écouter ! » Je suis un cas désespérée parfois…
J’aurais pu garder la carte et utiliser l’argent qu’il y avait dessus pour voyager dans la région mais j’allais bientôt quitter Kyûshû et j’avais suffisamment l’impression d’être une voleuse comme ça, (même si je ne l’ai pas fait exprès), alors je l’ai laissée à l’appartement au moment du check-out pour que les prochains guests puissent se servir dessus à leur gré. Que ma bêtise soit au moins bénéfique à d’autres ><« .

Mes deux derniers jours à Kagoshima n’étaient pas très passionnants, je suis restée en grande partie à l’appartement pour écrire mes cartes postales et préparer la suite de mon voyage. Je voulais aller faire un tour à Yakushima, une île réputée pour son arbre vieux de je-ne-sais-plus-combien d’années et aussi reconnue comme étant l’endroit qui a inspiré la forêt dans Princesse Mononoke mais le voyage était coûteux et pas pratique  du tout. Puis en une journée, je n’aurais jamais eu le temps de tout faire. Du coup, c’est une destination que je me note dans un coin et que je ferai une autre fois !
J’ai aussi découvert le dernier jour que je n’arrivais pas à connecter mon ordinateur à internet parce que la pocket wifi était en 5G et pas en 2G et mon pc, ba il n’a pas l’air de connaître la 5G encore… *antiquité*

Bref, ma semaine à Kagoshima fût excellente ! Je me suis bien éclatée et j’espère pouvoir y revenir un jour car les alentours de Kagoshima regorgent de villes et lieux intéressants que je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter, comme le Mont Kaimondake et les lacs à proximité. Vivement la prochaine fois !

PS : Les photos de cet article sont de moi, merci de ne pas vous en servir sans mon accord ^^ (cliquez dessus pour les voir en plus grand).

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