Juin 2017 #1 : Hiroshima

31 mai 2017 : Arrivée à Hiroshima

Je me lève de bonne heure, de bonne humeur et armée de mes bagages, je quitte mon charmant Hostel de Hagi où je fus traitée encore mieux qu’une princesse. Hélas, je ne savais pas encore le destin funeste qui m’attendait en ce dernier jour de mai.

Le terminal des bus n’était pas loin de mon logement mais je suis quand même partie en avance, préférant attendre à l’arrêt plutôt que dans ma chambre (moins de risque de rater le bus). J’avais regardé les horaires et j’avais repéré un bus qui partait vers 10h30 et qui arrivait vers 15h à Hiroshima avec un changement à faire à mi-parcours. J’ai donc attendu le bus et à 10h30, j’en vois un qui se pointe mais j’avais le sentiment que ce n’était pas le mien. Dans le doute, j’ai demandé à un passager qui a confirmé mes soupçons. Les bus japonais étant rarement en retard, je vais voir la guichetière pour me renseigner et là elle m’annonce *roulement de tambour* que je ne suis pas au bon terminal… ça faisait donc une bonne heure que je poireautais au mauvais endroit *boulet*.

Du coup, j’ai raté mon bus et la dame ayant pitié de moi, pauvre Gaijin à la campagne, me dit qu’il y en a un autre qui part dans vingt minutes et qu’il faut quinze minutes à pied pour aller jusqu’au terminal en question. Je note le chemin sur un papier et je pars aussi vite que possible. J’avais tellement peur de me tromper de chemin que dès que j’arrivais à une intersection et que j’avais un doute, je demandais à un passant si j’étais sur la bonne voie. Finalement, je suis arrivée au terminal du bus et là je vois *roulement de tambour 2.0* le bus que je devais prendre *yeah!* partir et me passer juste sous le nez… *yeaaah……* À ce moment là, je savais que j’allais passer une « super » journée donc je me suis mise en mode blasée « Qui vivra, verra ». Le bus suivant ne partait qu’à 14h alors je me suis assise sur un banc, j’ai sorti ma liseuse et j’ai patienté, patienté, patienté…

Vers 13h30, un couple âgé est venu attendre le bus et la grand-mère s’est assise à côté de moi. Après quelques minutes, elle a engagé la conversation et voyant que je savais parler japonais, elle m’a posé tout un tas de questions sur mon séjour au Japon. Puis, on a discuté de ses voyages, de la France et elle m’a conseillé quelques lieux à visiter. Avant de monter dans le bus, elle m’a dit qu’elle était contente d’avoir fait ma connaissance et elle m’a demandé d’essayer de ne pas l’oublier *trop mignon*. Ce fût le bon point de la journée !

Le bus que je devais prendre à la base me permettait d’aller en bus jusqu’à Hiroshima mais vu que je l’avais raté, il m’a fallu faire la deuxième partie du trajet en train. Arrivée donc à Yamaguchi et après avoir dit au revoir au couple que j’avais rencontré, j’ai pris le Shinkansen (TGV japonais) direction Hiroshima. Je suis arrivée sans encombre à destination et après avoir pris le tram, j’ai posé mes bagages devant mon logement. Là, je regarde le détail de ma réservation pour savoir comment récupérer la clé de l’appartement et que vois-je ? Que ma réservation est à partir du 1er juin et non du 31 mai… *boulet 2.0* J’envoie un message à mon hôte pour lui demander s’il y a moyen que j’occupe le logement un jour plus tôt que prévu si jamais celui-ci est disponible.

Au bout d’une heure, toujours pas de réponses et vu que je ne pouvais pas me permettre d’attendre toute la nuit. J’ai repris mes bagages et je me suis assise parterre devant un combini pour capter le wifi et chercher une guesthouse à proximité. Ma recherche m’a permis d’en trouver une à cinq minutes à pied. Je suis alors repartie avec mes bagages sous le coude vers ma destination en croisant les doigts pour que ce soit ma dernière étape de la journée.

La guesthouse était tenue par trois jeunes hommes et heureusement pour moi, il y avait de la place ! J’ai même eu le droit à une chambre entière et un coupon pour une boisson gratuite au bar qu’ils tenaient aussi. Après avoir posé mes valises, je suis allée manger une pizza et boire ce fameux verre gratuit (Tequila♡). En remontant à ma chambre, j’étais encore fâchée de m’être trompée dans mes dates de réservation, j’étais persuadée avoir tout fait correctement. Je suis allée revérifier les dates sur mon téléphone et en fait, je ne m’étais pas trompée lors de mes réservations. J’ai juste cru que mon check-out à Hagi et mon check-in à Hiroshima était le 31 mai alors que c’était le 1er juin *boulet 3.0*. Du coup, j’ai quitté mon hostel à Hagi un jour trop tôt et je me suis retrouvée presque à la rue à Hiroshima… À ce moment là, j’avais une énorme envie de me taper la tête contre un mur… xD

Mais bon, ce qui est fait est fait et puis toutes ses erreurs m’ont permis de rencontrer un couple fort sympathique et de discuter avec le barman de la guesthouse. Avant d’aller me coucher, j’ai tout de même envoyer un message à mon hôte pour le prévenir que j’avais trouvé un logement et qu’il ne s’inquiète pas.

1er juin 2017 : Entrée dans le logement et Ordinateur en déroute 

J’avais mon check-out à la guesthouse à 11h et mon check-in à l’appartement à 15h donc je n’étais pas pressée de quitter ma chambre. Vers 10h30, je suis descendue prendre le petit-déjeuner qu’ils proposaient aux guests et qui était composé de mini-gauffres, un peu de salade, des mini-saucisses et du miel ou de la confiture pour accompagné le tout. C’était excellent ! A 11h, j’ai quitté ma chambre mais comme je ne pouvais pas encore entrer dans mon appartement, je suis allée me poser dans un parc pas très loin en attendant. Avant de partir, j’ai envoyé un message à mon hôte pour lui demander le code du cadenas de la boîte aux lettres afin que je puisse récupérer la clé qui s’y trouvait, le moment venu. Je n’avais pas très envie de galérer une nouvelle fois.

15h arrivant, je me suis dirigée vers mon logement sans oublier de passer par un combini avant, pour capter le Wifi et regarder si mon hôte m’avait répondu. Hélas, toujours aucune réponse, même de mes messages de la veille. Je vais tout de même sur place, je monte mes valises au troisième étage (sans ascenseur) puis je redescends au rez-de-chaussée pour observer dans la fente de la boîte aux lettres la clé, si proche et pourtant si loin…

J’avais alors la possibilité d’attendre que mon hôte me reponde, défoncer le cadenas ou tester toutes les combinaisons à 4 chiffres jusqu’à tomber sur le bon code. J’ai opté pour la troisième option. J’ai commencé par les combinaisons classiques « 0000 », « 1234 » puis j’ai testé le numéro de l’appartement « 0302 », « 3020 » sans succès. Je commençais à être agacée par cette situation et j’étais prête à passer à la deuxième méthode… ou plutôt à appeler directement l’hôte pour qu’il me donne le code. Mais vu ma précédente expérience à Tokyo, je n’étais vraiment pas motivée pour retenter le coup. J’ai tout de même noté le numéro de téléphone dans un coin et là je me dis « Et si j’essayais les quatre derniers chiffres de son numéro ? » (Au Japon les numéros de téléphone sont séparés en 2-4-4 alors que chez nous c’est 2-2-2-2-2). Bref, je me lance dans cette dernière tentative désespérée et *clic* le cadenas s’ouvre ! J’étais à la fois énervée d’avoir autant galéré parce que l’hôte ne m’avait pas répondu, soulagée de pouvoir enfin entrer dans l’appartement et fière d’avoir deviné le code en seulement cinq essais *like a boss*.

Après de nombreuses difficultés, me voilà ENFIN dans mon logement ! J’y restais un mois complet donc j’ai vidé ma valise et me suis bien installée. Je voulais me détendre un peu alors j’ai allumé mon ordinateur et j’ai eu le plaisir d’avoir (en gros) le message de bienvenu suivant « Le disque dur est fortement endommagé, il est conseillé de sauvegarder toutes vos données avant que vous ne les perdiez définitivement. » Mon ordinateur bugait déjà depuis quelques temps mais jamais à ce point. Comme sa fin approchait, j’ai passé la première semaine à Hiroshima à transférer mes données sur mon disque dur externe (je n’avais pas tant de choses à transférer mais l’ordi étant très très lent…) et à harceler mon frère pour qu’il essaye de trouver une solution même provisoire car acheter un ordinateur ne faisait pas parti de mon programme… Finalement, on n’a pas trouvé de solutions et j’ai dû me résoudre à acheter un nouvel ordinateur… Voilà un séjour qui commençait merveilleusement bien !

9 juin 2017 : l’île de Miyajima

Cela faisait six mois exatement que j’étais au Japon et je suis allée pour l’occasion sur l’île de Miyajima, un de mes lieux préférés. Il faut une petite demi-heure du centre de Hiroshima en tram pour atteindre le port et ensuite une quinzaine de minutes de ferry pour aller sur l’île. Du port aux principales attractions de l’île, il faut compter une petite dizaine de minutes mais la rue est bordée de magasins et restaurants alors on ne voit pas le temps passer. Je suis arrivée en fin de matinée sur l’île et je suis partie directement vers l’observatoire qui se trouve au sommet du Mont Misen, la montagne la plus haute de l’île. Pour l’atteindre, on peut y aller à pied en empruntant les chemins de randonnée ou pour les fainéants (comme moi), il y a des télécabines qui amènent à un premier observatoire et ensuite le sommet n’est plus qu’à une trentaine de minutes de là.

Dans la télécabine, je me suis retrouvée avec un couple avec qui j’ai longuement discuté, essentiellement de voyages, de la France (ils connaissent tous Macron, j’y ai le droit à tous les coups xD) et du Japon. Ils étaient ravis de voir que j’aimais à ce point leur pays et que j’avais visité probablement plus de lieux qu’eux xD. Arrivés à l’observatoire, nous avons pris des photos ensemble puis je les ai quitté pour aller gravir le reste de la montagne. Le trajet depuis le sommet valait largement le coup ! La montée était agréable, quelques pentes ardues tout de même mais les paysages étaient à couper le souffle et au sommet, il y avait une vue à 360 degrés de toutes les îles aux alentours et avec le beau temps, c’était magnifique ! Je conseille fortement cet endroit.
Je me suis posée un peu au « refuge » qu’il y avait au sommet puis je suis redescendue par le même chemin qu’à l’arrivée en m’arrêtant cette fois-ci à un petit temple pour prendre des photos. En me redirigeant vers la côte, je suis passée par les différentes rues commerçantes et j’ai aussi visité la célèbre pagode à cinq étages.

Ensuite, la marée étant basse, le Torii qui a d’habitude les pieds dans l’eau était au sec alors je suis allée le voir de plus près. Il est encore plus impressionnant quand on est à ses pieds ! J’ai pu remarquer que de nombreuses pièces de 1 yen étaient coincées dans le Torii. Il semblerait que si on fait un vœu en coinçant une pièce dans le Torii, il se réalise si la pièce reste en place. Après ça, je suis allée visiter le temple Itsukushima qui se situe juste en face du Torii. C’est un temple très vaste que je conseille de visiter à marée haute, ça vaut plus le coup. Pendant ma visite, j’ai eu la chance de tomber sur un mariage traditionnel qui avait lieu dans le temple. La cérémonie est longue donc je ne suis pas restée jusqu’au bout mais les mariés étaient très beaux en kimono (et ils devaient avoir très chaud aussi xD) !

Une fois sortie du temple, j’ai flâné dans les rues commerçantes, mangé une glace au Macha (thé vert), acheté des Momiji Manjus, une spécialité de l’île puis je me suis posée sur un banc en attendant que le soleil se couche. Ça faisait une petite heure que je lisais lorsqu’un daim s’est approché de moi par derrière et a commencé à manger mon sac plastique qui contenait mes achats. J’ai eu vite fait de lui retirer mon sac de sa bouche mais il a quand même fini avec un trou dedans. Un japonais qui a vu la scène avait un petit sourire en coin tout le long (ça ne m’étonnerait pas qu’il y ait des japonais qui viennent sur l’île juste pour regarder les étrangers se faire bouffer leurs sacs ou leurs papiers xD), moi je rigolais un peu moins par contre… –« ) J’ai par la suite continué à lire mais en étant beaucoup moins concentrée car je regardais constamment autour de moi pour ne pas me faire attaquer une deuxième fois. Deux femmes ont cependant eu moins de chance que moi et elles n’ont pas réussi à récupérer leurs papiers, mastiqués trop longtemps par le daim. Que vous visitiez Miyajima ou Nara, rangez bien vos sacs plastiques et vos papiers, ces garnements mangent tout ce qui leur tombent sous le nez !

Enfin, alors que le soleil déclinait, j’ai profité du paysage et pris encore une fois plein de photos ! C’était vraiment trop beau et super zen comme ambiance avec les derniers rayons de soleil qui viennent taper sur un côté du Torii. Je serais bien revenue là tous les jours ! *o*)

12 juin 2017 : Château de Hiroshima et Jardin Shukkeien

Cette fois-ci, je suis partie dans le nord-est de la ville pour visiter le Château de Hiroshima et le jardin Shukkeien. L’enceinte contenant le château est très grande. Elle est composée d’un temple, de quelques boutiques de souvenirs, de points d’eau et de ruines d’anciens bâtiments qui entouraient à l’époque la bâtisse principale. J’ai fait le tour à pied et vu le chaleur qu’il y avait, je me suis arrêtée prendre une glace au Tofu au lait (il y avait aussi sake, sauce sésame et pêche blanche qui m’intéressaient mais bon faut faire un choix). Le château en lui-même est pratiquement tout noir et très classe de l’extérieur par contre l’intérieur m’a beaucoup moins fait rêver. Il n’y a pas grand-chose d’authentique et je n’avais pas vraiment l’impression d’être dans un château de l’époque Edo. Dans le même genre, je conseille plus ceux de Matsumoto ou Osaka.

Ensuite, je me suis dirigée vers le jardin Shukkeien, le plus réputé de la ville. Un jardin japonais typique où il est très agréable de vagabonder ou même s’arrêter quelques heures sous une petite cabane au bord du point d’eau. Lorsque j’y suis allée, il y avait trois couples en tenue de mariés en train de prendre des photos pour leur mariage. Avec la chaleur qu’il y avait, la séance a dû leur paraître interminable… J’ai fini ma visite par une boisson à la mangue bien rafraîchissante !

Avant de rentrer au logement, je suis passée par le terminal des bus pour me renseigner sur le trajet à prendre pour aller dans la préfecture de Shimane et plus exactement au Musée du Sable de Nima. J’arrive donc au guichet d’informations et je demande à la dame si on peut aller en bus jusqu’à Nima. Là, elle me regarde avec des gros yeux en mode « Qu’est-ce qu’elle veut aller faire là-bas celle là ? Et puis, c’est où d’abord ? ». Heureusement, son collègue qui m’avait entendu a sorti « Ah ? C’est pour aller au Musée du Sable ? » *ouiiii*.

Après lui avoir précisé que je ne comptais pas y aller aujourd’hui même, la femme se remet de ses émotions et commence à chercher un itinéraire. Elle me dit qu’il n’y a pas de routes directes et je lui réponds que ce n’est pas grave s’il y a des changements à faire (vu le coin paumé, je ne me faisais pas d’illusions). Comme, elle galérait un peu et qu’au Japon, il faut être rapide et efficace, un de ses collègues est venu en renfort. A eux deux, ils m’ont concocté un petit itinéraire en bus avec seulement un changement et qui me faisait arriver vers 13h30 sur place avec un départ vers 10h. Je les ai remercié et j’ai senti la femme se relaxer jusqu’à ce que je lui demande les horaires pour le retour.
Je dois avouer qu’elle m’a fait un peu de peine mais je n’avais pas envie de coucher dehors et je pensais que ce ne serait qu’une formalité. Cependant, le trajet que je faisais à l’aller ne pouvait se faire dans le sens inverse à cause des horaires non adaptées. Ils sont donc repartis à la recherche d’une nouvelle route… sans succès. A ce stade, ils pensaient sans doute que j’allais abandonner (ce qui est mal me connaître) mais je leur ai signalé que j’avais vu qu’une ligne de train passait à proximité du Musée et que si je devais faire le retour par ce biais, ce n’était pas un problème.

Les voilà reparti pour une troisième tentative qui s’est révélée fructueuse. Ils m’ont noté les horaires allers-retours et les itinéraires à prendre pour aller à Nima sur un papier qu’ils m’ont donné en me demandant si ça allait aller et en me disant de faire attention à moi. Je les ai grandement remercié et en partant, leurs visages avaient l’air tellement soucieux que je pouvais presque les entendre dire « Wouah, c’était coriace comme renseignement ça, mais tu crois qu’elle va s’en sortir toute seule… ? » xD.

14 juin 2017 : Nima Sand Museum ? … Ou pas ?!

Deux jours plus tard me voilà en route pour Nima dans la préfecture de Shimane, à l’opposé de Hiroshima, côté Corée du Sud. Du moins, c’était l’objectif de départ… *kof kof*.

Je me lève, me prépare et après un bon petit-déjeuner, je pars prendre le bus en suivant bien les instructions qu’on m’avait donné. L’itinéraire allée n’était pas compliquée. Je devais prendre le bus de HIroshima jusqu’au World Heritage Center de Shimane puis de là prendre un autre bus direction Nima. La première partie se passe sans accro et alors que j’attendais le deuxième bus, un chauffeur qui était en pause, vient me voir et me demande où est-ce que je vais. Toute fière du périple que je suis en train d’accomplir, je lui réponds que je vais au Musée du Sable ! Là, le chauffeur me regarde avec un air gêné *oh oh* et me répond que le musée est fermé aujourd’hui *WHAT?*. Je lui en demande la raison et il me rétorque le site est fermé tous les mercredis. Pour appuyer ce qu’il avance, il pointe du doigt le panneau situé juste à côté de moi et où c’est écrit noir sur blanc… mais en Kanjis.
Autant vous dire que j’étais dégoûtée… Le seul jour de la semaine où je décide à bouger mes fesses, il faut que ce soit LE jour de fermeture du musée, si ce n’est pas de la poisse ça… J’ai remercié le chauffeur de m’avoir prévenu et j’étais tellement dépitée qu’il s’est excusé de m’avoir annoncé cette nouvelle (comme si c’était sa faute si le musée était fermé ce jour-là xD).

J’avais alors le choix entre rebrousser chemin ou aller au bout et voir s’il n’y avait pas quelque d’autre chose d’intéressant à faire dans le coin. Lorsque le bus pour Nima est arrivé, je ne savais toujours pas trop quoi faire mais je suis quand même montée dedans et je me suis retrouvée nez à nez avec le chauffeur de tout à l’heure, qui ne s’est pas gêné entre temps à raconter mon histoire à un de ses collègues, qui a explosé de rire en l’entendant *la honte*. Le chauffeur me voyant s’excuse une nouvelle fois et me demande ce que je compte faire du coup. Je profite de l’avoir sous la main pour savoir s’il n’a pas des lieux à me conseiller. C’est à ce moment là qu’il me parle de la plage Kotogahama, une plage qui fait des bruits bizarres et qui se trouve à Maji, à une station de Nima. Tout comme le Musée du Sable, j’avais entendu parler de cette fameuse plage dans le mangas Le Sablier de Ashihara Hinako et j’ai donc décidé d’y aller faire un tour. Ce n’était pas prévu au programme mais ça m’embêtait d’être venue jusqu’ici pour rien.

Arrivée à Nima, je regarde les horaires de train et remarque que si je prends le prochain pour Maji, je n’aurais pas le temps de revenir sur Izumo pour prendre le dernier bus pour Hiroshima. Le chauffeur, en attendant, raconte ma mésaventure au responsable de la gare qui, après avoir rigolé un bon coup (encore… TT), l’informe de la conclusion que je venais de faire. Du coup, ils viennent me voir, s’excusent (mais les gars, vous n’êtes pas responsable ni du choix des jours de fermetures du musée ni des horaires de train ! xD) et me conseillent plutôt d’aller directement à Izumo et de visiter la ville parce qu’ici, c’est la cambrousse et il n’y a pas très trains aussi fréquemment que dans les grandes villes (ça j’avais remarqué, il n’y en a même pas un toutes les heures…). Mais, je suis têtue et maintenant qu’il m’avait rappelé l’existence de cette plage, je voulais absolument la voir. J’y suis donc allée mais à pied au lieu de prendre le train. Ainsi, cela me permettait de prendre un train pour Izumo plus tôt et de ne pas rater mon bus.

Je ne conseille pas spécialement de faire ce trajet à pied. Il vaut mieux privilégier le train car bien que ce ne soit pas très loin (3km environ), c’est une route de montagnes avec ses virages sans aucune visibilité et ses tunnels. Un chemin fait pour les véhicules et certainement pas pour des piétons étant donné qu’il n’y avait pas de trottoirs. Bref, c’est un poil dangereux.
Mais je ne regrette pas cette petite escapade impromptue qui m’a permis de découvrir une plage unique et magnifique. Il n’y avait pas un chat et j’ai pu flâner le long de la mer et tremper mes pieds dans l’eau autant que je le voulais. C’était le paradis ! Et cette plage fait vraiment des bruits étranges. Je pensais que les gens exagéraient mais pas du tout, les bruits ressemblent à ceux d’un Koto, un instrument traditionnel japonais de la famille des harpes et c’est vraiment particulier et addictif. J’ai passé un très bon moment et je suis rentrée sans aucun soucis à Hiroshima !

16 juin 2017 : Okonomiyaki avec Kaori

Cela faisait une quinzaine de jours que j’étais à Hiroshima et je n’avais pas encore dégusté un des spécialités locales, les Okonomiyakis (il y a aussi les huîtres mais bon… *beurk*). J’ai profité de mon rendez-vous avec Kaori, mon amie japonaise pour aller en manger avec elle.
On se connaît depuis maintenant cinq ans et on n’essaye de ne rater aucune occasion de se voir. Elle m’a entraîné dans le quartier animé de Hiroshima, rempli de magasins et de restaurants où nous avons flâné jusqu’à trouver un café. Nous avons pris des boissons puis nous sommes parties nous poser au bord de la rivière, juste en face du Genbaku, le Dôme de la Bombe Atomique, patrimoine mondiale de l’UNESCO et nous avons rattrapé le temps perdu.

On ne s’était pas vues depuis un an et demi alors nous avions beaucoup de choses à nous dire mais au bout d’un moment, la faim nous a rattrapé et Kaori m’a emmené dans un immeuble exclusivement composé de petits stands de Okonomiyaki. Cela ressemblait à des stands de Streets Food où chacun y va de sa petite touche personnelle pour se différencier des autres et attirer les clients. Nous en avons choisi un au hasard puis nous avons commandé. Pour ma part, j’ai pris un Okonomiyaki au fromage qui était délicieux ! A la différence des Okonomiyaki de Osaka dont l’ingrédient principal est le chou, ceux de Hiroshima sont principalement composés de chou et de noodle (pâtes japonaises), ce qui les rend beaucoup plus bourratifs. Le mien n’était pas spécialement gros mais il m’a bien rempli l’estomac !

Après ce repas, nous avons marché un peu pour digérer puis nous sommes rentrées chez nous. Ce fût une excellente soirée et j’ai été plus que ravie de revoir mon amie !

PS : Les photos de cet article sont de moi, merci de ne pas vous en servir sans mon accord ^^ (cliquez dessus pour les voir en plus grand).

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