Juillet 2017 #1 : Osaka & Co

1er juillet 2017 : Musée des Sciences et Aquarium de Osaka

Je suis arrivée la veille à Osaka sans encombre et je me suis reposée le reste de la journée pour être en forme pour le programme intensif que je m’étais fixée pour mes cinq jours à Osaka.

Je suis partie le matin suffisamment tôt pour arriver à l’ouverture au Musée des Sciences de Osaka. J’avais fait celui de Nagoya lors de ma dernière venue au Japon et je l’avais beaucoup apprécié, du coup je voulais en faire un autre. Tout comme celui de Nagoya, il est très axé sur les enfants et de ce fait, il y a beaucoup d’expériences accessibles et compréhensibles pour les jeunes ou pour ceux qui ne maîtrisent pas bien le japonais (genre moi). On peut apprendre et comprendre les ondes, les sons, l’écho, le vent, les systèmes hydrauliques, d’aimantation, la faune, la flore et j’en passe. Le musée est bâti sur plusieurs étages et j’ai passé toute la matinée à vagabonder entre les étages et à participer aux différents ateliers proposés. C’était pédagogique et je me suis bien amusée.
Ensuite, je suis allée au planétarium du musée. Je suis malheureusement tombée sur la séance réservée aux familles. J’étais entourée d’enfants (un cauchemar pour ceux qui me connaissent) mais finalement tout s’est bien passé et les gosses ont été plutôt calmes. J’en viendrais presque à les apprécier… presque. Etant début juillet, le sujet du jour était sur le Tanabata Matsuri, le festival des étoiles qui a lieu tous les ans le 7 juillet. Durant cette période, les japonais font des vœux qu’ils accrochent à des arbres. Cette tradition vient d’une légende entre Orihime et Hikoboshi, deux amants qui ont été séparés par les Dieux par une rivière (la Voie Lactée). Il leur est possible de se rencontrer qu’une seule fois par an, le septième jour du septième mois. La séance s’est donc déroulée autour de ce sujet et j’ai pu découvrir au passage de nombreuses constellations dont j’avais oublié le nom et la forme. Pour une fan des étoiles comme moi, ce fût un excellent rappel !

Après avoir fait le Musée des Sciences, j’ai pris le métro direction le port de la ville où se situe l’Aquarium de Osaka. Il faisait chaud et beau et l’Aquarium semblait être la visite à faire ce jour-là car il y avait une très longue queue. Heureusement, l’efficacité japonaise fait que je n’ai même pas dû attendre plus d’une heure sous le soleil pour avoir mon billet et entrer.
Je suis relativement déçue de ma visite de cet aquarium. J’avais cru comprendre que c’était un des plus beaux aquariums du Japon mais même celui de Kagoshima, qui est beaucoup plus petit, était plus intéressant que celui-là. L’aquarium est un grand bâtiment de huit étages, on pouvait donc s’attendre à une grande variété d’espèces et d’écosystèmes mais pas vraiment. L’attraction principale est un grand bassin centrale qui s’étend sur pratiquement tous les étages et regroupe de nombreuses espèces (requins, raies, etc.). Alors oui, c’est impressionnant mais quand on voit les mêmes animaux marins à tous les étages et avec seulement l’angle de vue qui change, ça devient un peu ennuyeux à la longue. Et ce n’est pas le seul bassin à être comme ça, ceux des dauphins et des otaries sont disposés de la même façon. Du coup, malgré la superficie du bâtiment, on en fait très vite le tour et le fait qu’il n’y ait pas non plus de spectacles (on peut seulement observer à certaines heures le staff nourrir les animaux), cela rend l’endroit encore moins attrayant. Bref, je ne vous le conseille pas, quitte à faire un Aquarium, faites celui de Fukuoka !

Enfin, après ma visite de l’Aquarium, j’ai fait un tour dans le grand centre commercial qui se situait juste à côté et je suis tombée sur une petite boutique toute fleurie qui vendait des objets en forme de chats et de l’encens. J’ai acheté deux petits sachets d’encens puis la fin de journée arrivant, je me suis dirigée vers Naniwa Food Theme Park, c’est un espace dans le centre commercial essentiellement composé de petits restaurants dans le genre Street Food qui proposent des plats locaux tels que les Takoyakis ou les Okonomiyakis, le tout dans une ambiance « vieille époque ». Après avoir parcourue « les rues » de ce petit quartier, je me suis installée dans un des restaurants et j’ai testé les Okonomiyakis de Osaka. Ils sont différents de ceux de Hiroshima mais ils sont tout aussi bons ! Je me suis régalée et après avoir acheté un parfait à la fraise dans un autre restaurant, j’ai pris le chemin du retour.

2 juillet 2017 : Minô Park 

La chaleur à Osaka était insoutenable alors je me suis éloignée de la ville en prenant le train direction Minô Park. Une ville réputée pour son Onsen et surtout sa cascade. Après une petite demi-heure de train, il m’a fallu marcher encore trois bons kilomètres avant d’atteindre mon objectif. Sur le trajet, je suis passée par un temple assez important mais surtout j’ai longé un cours d’eau et parcouru ce chemin sous une forêt plutôt dense. C’était absolument magnifique !
Après le bruit et l’agitation de la ville, marcher dans cette forêt aux arbres droits comme des piquets et dont le seul bruit audible était celui de l’eau qui coule, était très relaxant. J’aurais pu y passer la journée. Les paysages, l’ambiance et même les gens, tout respirait la tranquillité et la paix.

Au bout de deux kilomètres par contre, des gens stationnaient le long de la route avec des jumelles. En m’approchant, j’ai compris qu’ils étaient en train d’observer des singes qu’ils avaient repéré de l’autre côté de la rivière. J’ai essayé de les trouver à mon tour mais sans succès. On avait beau me les pointer du doigt, je ne voyais rien à cause de la végétation. J’ai fini par abandonner et j’ai continué mon chemin. Aussi, durant tout le trajet, j’ai croisé de nombreux coureurs qui faisaient leur footing en allant de la gare à la cascade. Il y en avait un en particulier que j’ai remarqué pour sa façon de courir (un genre de trottinement très rapide) mais aussi parce que, au cours de mon excursion, j’ai dû le croiser au moins quatre fois ! Sachant que la route était loin d’être plate, ce monsieur m’a beaucoup impressionné. *Ils sont fous ces japonais*
La cascade en elle-même est jolie mais j’en ai vu des plus exceptionnelles que ça. Cependant, le trajet pour y aller vaut largement le détour, c’est splendide et cela permet d’échapper à la chaleur étouffante de la ville une petite journée, le rêve quoi ! Il est aussi possible de faire trempette dans la rivière à certains endroits mais c’est prisé par les familles par contre donc je le déconseille pour ceux qui sont allergiques aux enfants.

En rentrant, j’en avais plein les pattes alors je suis allée directement à mon logement pour me reposer car j’avais une expédition encore plus éprouvante le lendemain !

3 juillet 2017 : Okayama et Himeji

A la base, je voulais faire Kurashiki, Okayama et Himeji dans la même journée mais j’ai eu beau chercher le meilleur itinéraire possible, tout en économisant un maximum, je n’ai pas réussi à en trouver un qui me permettait de rentrer le soir même. Il aurait fallu que je me lève aux aurores et que je passe mon temps à courir et à stresser à cause des horaires de train donc j’ai décidé de ne pas aller à Kurashiki. C’était, à priori, une petite ville à quarante minutes en train de Okayama et qui possédait des canaux et une rue commerçante particulièrement jolis mais finalement rien de typiquement japonais.

Je suis donc partie très tôt direction Okayama à environ 2h30 de train de Osaka vers l’ouest (45 minutes seulement si vous prenez le Shinkansen et que vous payez deux fois plus cher *of course*). De la gare centrale, j’ai pris le tramway puis j’ai marché jusqu’au Château de Okayama. C’est un des rares châteaux que j’ai vu, à avoir un extérieur complètement noir et ça lui donnait une allure assez classe. Cependant, comme souvent dans ces châteaux de petites tailles, l’intérieur n’est pas exceptionnel. Il se diffère des autres châteaux par ses petites boutiques qu’on trouve à l’intérieur et par la possibilité de s’habiller en costumes d’époque et de se faire prendre en photos. A part ça, c’est un musée qui retrace les événements de la région et l’histoire de la famille qui régnait à l’époque.
Si vous n’êtes intéressés que par l’architecture et/ou que vous ne maîtrisez pas très bien le japonais (dans 90% des châteaux, il y a peu voire pas d’explications en anglais), vous pouvez vous contenter de la façade, vous ne perdrez pas grand-chose.

Après avoir visité le château, j’ai traversé un pont pour rejoindre l’autre côté du fleuve et faire le jardin Korakuen. Il est considéré comme étant un des trois plus beaux jardins du Japon. Et il était, en effet, très beau ! Je suis seulement un peu déçue qu’il n’est pas fait un meilleur temps car mes photos ne lui rendent pas suffisamment hommages.
En plus d’être très vaste, il est divisé en plusieurs sections et contient entre autres un marais avec des nénuphars, un lac, une forêt de bambous, une mini-cascade, un espace tout en fleurs, plusieurs petits cours d’eau et un jardin typiquement japonais avec un abri à proximité où on peut faire un bain de pied tout en observant le paysage.

J’ai dû passer une bonne heure dans ce jardin avant de reprendre le chemin de la gare et monter dans le train en partance de Himeji. Himeji se situe à mi-chemin entre Okayama et Osaka et il est connu pour son château. Le Château de Himeji était en rénovation ces dernières années (de 2010 à 2015) mais il est désormais réouvert au public.
De la gare, il suffit de prendre la rue principale et de marcher pendant une quinzaine de minutes pour atteindre l’entrée du château. La rue principale est composée de nombreux magasins, restaurants, etc. Bref, il y a quoi de s’occuper. Puis arrivée vers l’entrée du château, il y a toute une rue perpendiculaire à la principale qui est composée exclusivement de boutiques de souvenirs et de petits cafés et restaurants, le tout dans une architecture traditionnelle se mariant bien avec le château et qui permet de se plonger dans l’époque Edo.

J’ai été très impressionnée par le Château de Himeji ! Il est un peu cher mais s’il y en a bien un à voir au Japon, c’est probablement celui-là. J’ai personnellement une petite préférence pour ceux de Osaka et Matsumoto mais l’immensité de celui de Himeji en émerveillera plus d’un ! En plus, il fait parti de ces quelques châteaux qui se sont adaptés aux étrangers et qui proposent toutes les explications et les histoires en anglais voire même en français pour certaines. Il fait parti du patrimoine mondiale de l’UNESCO et est l’un des douze châteaux a avoir gardé son donjon en bois originel (les autres ont été reconstruits au siècle dernier). Enfin, il a été rénové donc il est désormais tout beau, tout neuf !

Avant de rentrer dans le château en lui-même, j’ai visité les jardins et les remparts. Pour les remparts, c’était en fait les quartiers des femmes. Pour les visiter, tout comme le donjon, il faut enlever ses chaussures et les mettre dans un sac plastique mis à notre disposition. Ensuite, on part d’un bout des remparts et on ressort de l’autre côté. Les remparts sont parsemés de petites salles qui servaient autrefois de pièces à vivre, et qui maintenant racontent l’histoire de la famille qui a vécu à Himeji et plus précisément des princesses qui parcouraient ces couloirs. C’était intéressant et surtout c’était en anglais !
Après être arrivée au bout, j’ai remis mes chaussures et je me suis dirigée vers l’entrée du donjon. Pour aller jusqu’aux portes, pas besoin de tuer un dragon je vous rassure, mais il faut tout de même passer par d’innombrables portes, je ne les ai pas compter mais il devait en avoir plus d’une vingtaine, c’est un véritable labyrinthe. Heureusement c’était très bien guidé, impossible de se tromper. C’est d’ailleurs un petit inconvénient car contrairement aux autres châteaux, il est pratiquement impossible de se déplacer en dehors du tracé fait pour les visiteurs. C’est compréhensible vu le nombre de touristes par jour mais un peu dommage.

J’ai traîné un petit bout de temps dans le château et une fois le tour fait, je suis allée faire le jardin Kokoen qu’il y avait juste à côté. On pouvait acheter un billet combiné qui proposait le château + le jardin et qui rendait la visite de ce dernier pratiquement gratuit. Tout comme le château, le jardin suit un trajet qu’il n’est pas possible de quitter et qu’il est toute façon conseillé d’emprunter si on souhaite observer tout ce que le jardin propose. C’est un jardin typiquement japonais et bien compact mais que j’ai trouvé très joli. Il ressemblait à tous les autres jardins japonais que j’ai vu (de ce côté là, il n’avait rien d’exceptionnel), mais étant fan de ce genre d’ambiance, je ne m’en lasse toujours pas et j’ai passé un très bon moment, à l’ombre des arbres !

Sur le chemin du retour, la chaleur était telle que je me suis arrêtée pour prendre un Kakigori à la fraise (de la glace pilée avec du sirop dessus) et je crois que la dame avait tellement pitié de moi (je dégoulinais de partout xD), qu’elle m’a servi une énorme portion avec une glace à la vanille en supplément ! Je devais vraiment ressembler à rien…

J’ai fini mon périple à Osaka sur cette note rafraîchissante et je me suis reposée le lendemain afin d’être un minimum fraîche pour mon retour à Tokyo et surtout prendre le temps de faire mes bagages et de rentrer tous mes souvenirs dans la valise ! Je ne sais pas comment j’ai fait mais j’ai réussi ! *bravo à moi*

10-12 juillet 2017 : Bar, déjeuner et Karaoke

Avant que je parte début mai pour mon road trip, j’avais dit à mes amies de l’école de japonais où j’avais étudié et les français avec qui je travaillais à Ebisu que je les préviendrai quand je serais de retour sur Tokyo afin qu’on puisse se voir. Du coup, dès mon retour dans la capitale, je les ai contacté et nous avons réussi à bloquer une date et à nous voir une fois avant que je reparte pour de nouvelles aventures.

Le 10 au soir, je suis allée au restaurant à Ebisu pour retrouver un ami qui terminait son shift et avec qui j’avais prévu d’aller boire un verre. En passant, j’en ai profité pour offrir à Shohei-san et les autres serveurs présents, les Momijis Manjus que je leur avais promis et que j’avais acheté à Hiroshima. Ensuite, avec mon ami, nous sommes allés dans un bar près de la gare de Shibuya qui proposait des cocktails et des bières pour pas trop cher. C’était une très bonne soirée et nous avons passé notre temps à parler de tout et n’importe quoi.

Deux jours plus tard, ce sont mes amies de l’école de japonais que j’ai retrouvé. C’était en semaine et elles avaient cours le matin. Nous nous sommes donc données rendez-vous à 13h à la gare de Shibuya et de là, nous sommes allées dans un centre commercial à proximité où nous avons mangé à Harb’s, un restaurant qui fait essentiellement des pâtes et des pâtisseries. Pour une quinzaine d’euros, j’ai pris des pâtes à la bolognaise et une énorme part de gâteau au chocolat et quand je dis « énorme », je veux dire « énooooooorme » ! Mon taux de sucre a grimpé en flèche xD !

Nous avons profité d’être à table pour rattraper le temps perdu et discuter des cours qu’elles prenaient et du voyage que je venais de conclure. L’après-midi était à peine entamé alors nous avons décidé d’aller faire un karaoke pour brûler les calories que nous venions d’ingurgiter. Nous avons chanté pendant prêt de trois heures et mes amies étant taïwanaises et coréenne, les chansons étaient des plus variées. Mon amie coréenne a même chanté une des chansons de la bande originale du drama Descendants of the Sun (pour ceux qui connaissent), j’étais en mode « Aaaaaaaah, je la connais celle là ! xD ». Par contre, en ce qui concerne les chansons taïwanaises, j’ai des progrès à faire…

Ce fût néanmoins une très bonne journée placée sous le signe de l’amitié et j’espère que j’aurais l’occasion de les voir en novembre quand je reviendrai sur Tokyo une ultime fois. Sinon, j’espère qu’on gardera contact et qu’on pourra se revoir, ici ou ailleurs.
Je n’ai pas fait grand-chose d’autres durant mon séjour à Tokyo. Gaël, un ami de licence générale devait me rejoindre le 14 juillet afin que nous fassions Universal Studio Japan à Osaka et Kyoto ensemble. Du coup, j’ai patiemment attendu sa venue et je me suis reposée un maximum (je méritais bien un peu de repos après ce périple de presque deux mois et demi).

PS : Les photos de cet article sont de moi, merci de ne pas vous en servir sans mon accord ^^ (cliquez dessus pour les voir en plus grand).

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2 réflexions sur “Juillet 2017 #1 : Osaka & Co

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