Even When You Lie To Me – Jessica Alcott

Note : ★★★☆☆ (3/5)
Extrait : « I was never a pretty girl. I knew it more from people’s silences than from anything they said. They didn’t call me beautiful. They didn’t say I was winsome or sexy or gorgeous. They told me I was smart. They told me I could write. […] Drummond was the only one who ever made me feel any different. And I was the reason he left. »

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Titre : Even When You Lie To Me
Auteur : Jessica Alcott
Genre : Jeunesse, Contemporaine
Langue : Anglaise
Pages : 352
Note : 3/5

En bref : Une déception pour ma part. Les personnages manquent de profondeur, notamment l’héroïne que j’ai trouvé particulièrement agaçante au fil des pages. L’histoire manque d’intensité et la plume de l’auteure, bien que fluide est maladroite lors de certaines scènes un peu érotiques.

Résumé :

Charlie, a senior, isn’t looking forward to her last year of high school. Another year of living in the shadow of her best friend, Lila. Another year of hiding behind the covers of her favorite novels. Another year of navigating her tense relationship with her perfectionist mom.

But everything changes when she meets her new English teacher. Mr. Drummond is smart. Irreverent. Funny. Hot. Everyone loves him. And Charlie thinks he’s the only one who gets her. She also thinks she might not be the only one with a crush.

Avis :

Charlie entre en dernière année au lycée. Entre sa mère qui veut l’obliger à participer à une activité extra-scolaire et Lila, sa meilleure amie, qui grâce à sa beauté et sa confiance en elle, fait constamment de l’ombre à la jeune fille, Charlie aimerait que l’année passe vite. Mais cela change à l’arrivée de Mr Drummond, le nouveau professeur d’Anglais. Tout le monde tombe sous le charme de ce jeune professeur, Charlie incluse, et il ne va pas falloir longtemps à notre héroïne pour vouloir que les jours s’allongent.

En commençant cette lecture, je ne m’attendais pas à un livre exceptionnel, je pensais passer un bon moment mais sans plus. Je suis contente de ne pas m’être enflammée car même le « bon moment », je ne l’ai pas constamment eu…
L’histoire tabou entre un professeur et son élève est le point central de cette histoire et bien que ce ne soit pas très original en soi, c’est le genre de récit que j’apprécie lire de temps en temps. Cependant ici, je ne l’ai pas trouvé suffisamment bien exploité. Je m’attendais à quelque chose de plus sulfureux et intense, quelque chose qui soit en phase avec cette relation interdite. Du coup, j’ai dévoré le livre, impatiente d’atteindre ces passages en question, pour finalement me rendre compte qu’il n’y en avait pas… Les deux personnages se tournent autour mais il n’y a aucune profondeur dans leurs échanges, c’est même à se demander si Mr Drummond est intéressé par la jeune fille ou s’il joue simplement la carte du professeur cool.

C’est d’ailleurs, en ce qui concerne ce personnage, un point qui m’a beaucoup dérangé. J’ai apprécié son humour et sa personnalité mais l’auteure ne nous donne aucun indice quant à ses sentiments pour Charlie pendant 90% du livre. On doit se contenter des on-dit des autres protagonistes, ce qui fait que lorsque Mr Drummond nous dévoile le fond de ses pensées, il y a un contraste beaucoup trop important avec ses précédents gestes qui rend le tout peu crédible.

Quant à Charlie, je ne l’ai pas du tout aimé ! L’histoire m’importe peu en général, on peut me parler d’une mouche qui vole pendant 300 pages, si la mouche a une personnalité passionnante, je vais dévorer le bouquin car j’attache beaucoup plus d’importance à la psychologie et au caractère des personnages qu’au récit conté. Malheureusement, j’ai trouvé Charlie assez détestable. Qu’elle n’ait aucune confiance en elle et en son physique, je le conçois (je suis exactement pareille) mais ça manie à vouloir qu’on lui dise absolument qu’elle est jolie et qu’on ne peut l’aimer que si elle a un physique de top model était particulièrement insupportable. Et cela n’arrangeait rien quand je voyais la mère de Charlie qui passait son temps à lui dire qu’elle devrait se maquiller et mieux s’habiller afin d’avoir un petit-ami (il y a vraiment encore des parents qui disent à leurs enfants « T’es moche, va te maquiller si tu veux espérer avoir un copain un jour » ?). Il ne faut pas s’étonner que Charlie agisse ainsi…

Comprenant dans quel environnement elle avait grandi, j’avais un peu de peine pour elle au départ mais passé la moitié du livre, son comportement a commencé à m’agacer. J’avais l’impression d’avoir en face de moi une enfant à l’approche de Noël, qui fait tout pour avoir le jouet de ses rêves et une fois qu’elle l’a, elle fait joujou cinq minutes avec et s’en lasse. Je n’ai vraiment pas compris où l’auteure voulait en venir avec Charlie…

Quant à la plume de Jessica Alcott, elle est fluide et facile à lire mais les scènes de sexe ou celles un peu érotiques sont extrêmement maladroites. Soit je trouvais ça trop cru pour ce genre de livres, soit j’avais l’impression d’assister à un cours de biologie. Dans les deux cas, je n’étais pas convaincue par ce que je lisais et j’avais juste envie de rire.

Bref, je ne conseille pas ce roman dont j’ai trouvé les personnages soit fades, soit agaçants. L’obsession de Charlie pour son professeur et sa jalousie envers Lila étaient touchantes au départ mais sont vite devenues puériles. Pour une héroïne qui est censée évoluer au fil des pages, j’ai plutôt eu le sentiment qu’elle régressait. Enfin, l’histoire manque cruellement d’intensité et de profondeur et ne fait pas honneur au sujet exploité.

 

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