Novembre 2017 #1 – Nagano, Toyama & Ibaraki

1 novembre 2017 : Karuizawa

J’ai quitté mon boulot au restaurant « ROCK » et j’entame désormais mon dernier mois au Japon avec une petite excursion de quelques jours dans les régions se situant aux alentours du restaurant et dont la première étape est : Karuizawa.

Karuizawa est une petite ville touristique située dans la préfecture de Nagano et très appréciée des japonais souhaitant quitter pour un week-end la chaleur étouffante de la capitale en été ou voulant aller skier en hiver. J’y étais déjà allée il y a cinq ans mais je n’avais pas eu le temps de tout faire. Je m’étais essentiellement baladée le long de la rue principale qui contient tous les magasins. Cette fois-ci, j’ai fait des recherches au préalable et j’ai vu qu’il y avait une cascade très jolie et ce fût mon objectif de la journée !

Je suis partie le matin assez tôt et après un trajet en train, je suis arrivée à la gare de Karuizawa où j’ai pris le bus pendant une quarantaine de minutes jusqu’à la cascade. Etant en pleine saison automnale, le trajet dans la montagne était très sympathique et orangé. Arrivée à l’arrêt de bus, il ne fallait plus que quelques minutes à pied pour rejoindre le lieu-dit. Elle se nomme Shiraito et bien qu’elle ne soit pas très haute (trois mètres de haut seulement), elle a une longueur de 70 mètres et c’est ce qui la rend si particulière. J’ai beaucoup aimé ma petite excursion là-bas malgré les nombreux touristes qui affluaient.
Comme il n’y avait rien à faire aux alentours de la cascade, j’ai assez vite repris le bus pour retourner au centre-ville où j’ai fait les magasins le reste de la journée. C’était l’anniversaire d’un de mes collègues et je voulais lui offrir un petit cadeau pour marquer le coup avant de quitter définitivement mon logement et partir pour Tokyo. Alors après avoir fait de nombreux magasins sans succès, j’ai opté pour un porte-feuille assez classique qui, lorsque je le lui ai offert le lendemain, avait l’air de lui avoir fait plaisir ! *pari gagné*

3 novembre 2017 : Kamikochi

Après avoir passé la veille à ranger mon logement et fait le ménage, je suis repartie en vadrouille. Cette fois-ci, je ne partais pas en excursion d’une journée mais de trois jours. Ma première étape était Kamikochi une région montagneuse près de Matsumoto réputée pour ses paysages automnales. Je suis partie de la gare à 6h30 du matin afin d’arriver à environ 10h30 à destination. C’était long mais bon… quand on aime, on ne compte pas il paraît !

Kamikochi est une vallée composée d’une rivière, de mares mais aussi de nombreux ponts. Bref, il y a de quoi s’occuper et c’est pour cela que je suis partie aussi tôt. Je voulais absolument tout voir car tout semblait magnifique ! Bien que le réveil ait piqué, ça en valait largement le coup. Je suis partie de l’arrêt de bus le plus au sud de la zone, situé près des mares et je suis remontée le long des plans d’eau puis de la rivière jusqu’à atteindre le haut de la vallée. L’allée prend environ deux bonnes heures à pied mais comme je m’arrêtais toutes les deux minutes pour prendre des photos du paysage, j’ai dû mettre un peu plus de temps.
Il n’y avait pas un seul nuage dans le ciel, l’eau de la rivière était aussi bleue que l’océan indien et les contrastes avec la végétation dense et verdoyante près des routes et les arbres défeuillés près de la rivière étaient saisissants ! J’ai eu un gros coup de cœur pour cette région et si j’en ai l’occasion, il est fort probable que j’y retourne à une autre période car j’ai cru comprendre que le paysage changeait beaucoup en fonction de la saison. Bref, si vous en avez marre de faire Tokyo, Kyoto et Hiroshima comme tout le monde, je vous conseille Kamikochi ! Il faut juste faire attention aux dates car c’est une zone qui n’est ouverte que de avril à novembre en général.

Avant de quitter la région, je suis passée au magasin de souvenirs pour acheter un Kappa, un petit monstre du folkore japonais très répandu dans le coin. Il a l’aspect d’une tortue avec un bec et un trou sur le haut du crane qui est rempli d’eau. C’est un être habitant les rivières et plans d’eau et qui aime beaucoup faire des farces (voler la nourriture, regarder sous les kimonos des femmes) ou des choses moins cools comme noyer les animaux et kidnapper les enfants… Pour le rendre inoffensif, il faut le saluer à la japonaise car étant très poli (cherchez l’erreur), il va s’incliner à son tour et perdre ainsi toute l’eau contenu dans le haut de son crane et source de son pouvoir. Apparemment, il aime aussi le concombre et le Shogi (jeux d’échec japonais) donc si vous avez ça sous la main, vous pouvez toujours essayer de sympathiser avec lui. Bref, c’était l’instant culture !

Ce soir-là, je ne suis pas rentrée chez moi mais j’ai réservé une chambre dans une guesthouse à mi-chemin entre Kamikochi et Matsumoto car le lendemain, je souhaitais encore aller vagabonder non loin de là. La guesthouse était tenue par deux jeunes amis et elle était très fonctionnelle. Le top du top était le Kotatsu qu’il y avait dans le salon. Le Kotatsu est une table chauffante utilisée chez les japonais en hiver. Au lieu de chauffer toute la pièce, on se glisse sous la grosse couverture pour se tenir chaud et on n’en sort plus car c’est bien trop confortable ! C’était quelque chose que j’ai toujours voulu tester en allant là-bas et maintenant que c’est chose faite, j’en veux une dans ma future maison ! **

Après avoir longuement discuté avec les responsables du logement, je suis partie me coucher pour être au taquet le lendemain !

4 novembre 2017 : Norikura Kogen

Je n’ai pas eu autant de chances côté météo ce jour-là. Le brouillard et la pluie fine m’ont suivi toute la journée mais je n’ai pas renoncé pour autant à aller visiter Norikura Kogen, une région montagneuse au sud de Kamikochi et composée de nombreuses cascades, cours d’eau et chemins de randonnée. Il y avait aussi des onsens et une station de ski mais la saison n’étant pas encore officiellement ouverte, les infrastructures étaient pour la plupart fermées (puis je n’étais pas venue pour ça).

Après un trajet d’une petite heure en bus depuis ma guesthouse, je suis arrivée sur place et je suis directement partie en direction de mon premier objectif : la cascade Zengoro. Norikura Kogen possède trois importantes cascades, Sanbondaki, Zengoro et Bandokoro. Malheureusement, elles sont assez éloignées les unes des autres et à moins d’y aller en voiture ou en taxi, il est impossible de les faire toutes dans la même journée. Sanbondaki est la plus jolie des trois mais comme il n’y avait rien d’autres d’intéressants à faire dans les alentours de la cascade, j’ai préféré aller voir Zengoro, moins impressionnante mais ayant deux étangs à proximité.

Pour accéder à la cascade, il m’a fallu crapahuter pendant une bonne demi-heure dans une forêt de pins magnifique. L’automne étant déjà bien avancé, j’ai marché sur un lit de feuilles mortes tout le long du parcours. Avec la brume encore bien installée dans les environs, cela donnait une ambiance vraiment singulière que j’ai adoré ! Il fallait tout de même faire attention où on m’était les pieds parce que les feuilles recouvraient tout.
La cascade en elle-même était loin d’être exceptionnelle (ni très rapide, ni très imposante) mais heureusement tout le chemin pour y accéder puis celui qui a suivi et qui permettait de rejoindre les étangs compensaient largement cette petite déception. De même pour les étangs, ils n’étaient pas extraordinaires mais j’ai apprécié en faire le tour et m’imprégner de cette atmosphère tout droit sorti d’un film d’horreur.

Sur le chemin du retour, j’ai eu le droit à quelques éclaircies qui m’ont permis d’observer un double arc-en-ciel *wouaaah* ! Cela n’a cependant pas duré très longtemps et la pluie a eu vite faite de revenir… Je me suis aussi un peu perdue dans la forêt mais en suivant mon instinct, j’ai réussi à me remettre dans les rails rapidement et j’ai ainsi pu découvrir une autre zone que je n’avais pas prévu de faire à la base. Elle contenait un cours d’eau au débit plutôt rapide et parsemé de pierres recouvertes de mousses ainsi que d’arbres tortueux qui ajoutaient une touche encore plus automnale à cette randonnée. J’ai même vu des écureuils ! *o*)

Une fois ma visite terminée, mes chaussures et mes chaussettes trempées, j’ai décidé qu’il était l’heure de rentrer. J’ai donc repris le bus puis le train direction non pas Kiyosato mais Nagano, la capitale de la préfecture de Nagano *logique*. J’ai encore une fois choisi de loger dans une guesthouse car vu que je ne restais que pour une seule nuit, je ne voyais pas l’intérêt de dépenser cinquante euros dans une chambre d’hôtel ou autre. La guesthouse était proche de la gare et très bien entretenue. Les responsables ont été très gentils, j’ai eu l’impression d’être accueilli comme un membre de leur famille et après avoir discuté avec eux et partagé des Kakis, fruits des plaqueminiers (ça ressemble à une tomate orange mais sucré), je suis allée me coucher.

5 novembre 2017 : Les Gorges de Kurobe

Le réveil fût compliqué, j’ai dû partager ma chambre avec un couple dont le mari n’a fait que ronfler toute la nuit… Ajouté à ça, le rhume que je me suis chopée à cause du temps de la veille, j’étais fraîche pour aller faire mon dernier objectif : les Gorges de Kurobe.

Les Gorges de Kurobe se situe dans la préfecture de Toyama et est l’une des gorges les plus profondes du Japon. Je suis tombée dessus en faisant des recherches sur des endroits intéressants à visiter dans des lieux où je n’avais encore jamais mis les pieds. Depuis Nagano, il faut environ 1h30 pour arriver à Unazuki. C’est de là que commence le chemin de fer qui permet de parcourir une bonne partie des gorges. Le trajet dure 1h20 et il est possible de s’arrêter à quatre stations, chacune d’entre elles ayant sa particularité. Elles peuvent donner accès à des ponts, des onsens, des bains de pieds, des points d’observation ou encore à des chemins de randonnée.
Les trains sont en circulation d’avril à novembre et je vous déconseille d’y aller fin octobre/début novembre. C’est certes la période recommandée car les paysages d’automne y sont magnifiques mais c’est à cette saison que tous les japonais y vont et c’est un véritable cauchemar…

Pour accéder à la ligne de trains, il faut acheter un billet à l’avance et les places par train sont limitées. Du coup, bien que je sois arrivée à 9h45 à la gare, je n’ai pu avoir un ticket que pour le train de 13h (le temps de faire la queue, etc.). En attendant que je puisse embarquer, j’ai fait un tour dans les magasins de souvenirs et j’ai mangé, puis l’heure approchant je suis allée faire la queue pour monter dans le wagon.
Le temps était à nouveau au rendez-vous et heureusement parce que le train était ouvert ! Il y avait bien des wagons couverts et vitrés mais il fallait payer plus cher et les places étaient encore plus rares alors je me suis emmitouflée dans mes vêtements et j’ai vaillamment affronté le froid et surtout le vent *brrr*.

Le trajet était sympathique, j’ai pu voir des ponts, la vallée aux couleurs automnales, des barrages et même des singes mais le petit bémol, c’est que j’ai surtout vu des tunnels… On traverse des gorges donc je me doutais qu’il y en aurait mais sans exagérer, sur les 1h20 de transport, j’ai bien dû passer une heure dans des tunnels et une heure, c’est long ! Encore plus quand je me dis que j’ai payé trente euros l’aller-retour…
Le deuxième bémol, c’est que les wagons sont faits de rangées de quatre personnes et si tu te retrouves malencontreusement au milieu, ba tu ne vois pas grand-chose, je dirais même plus, si tu n’es pas sur le bon côté du wagon, tu passeras plus ton temps à observer les pans de la montagne (de très près) plutôt que la rivière en contre-bas.

Bien sûr quand je suis montée à l’aller, je ne savais pas tout ça (pauvre inculte que je suis !) donc je me suis retrouvée sur le bord mais côté montagne. Je me suis dit « Bon, ce n’est pas grave, au retour je ferai plus attention et j’essayerai de me mettre du bon côté pour pouvoir prendre des photos ! ». Sauf que les japonais, c’est des rapaces ! Sur le trajet du retour, les « bonnes » places étaient celles qui se situaient au plus près du quai et les gens au lieu d’entrer dans les wagons et de se mettre au fond pour faciliter la vie aux autres, les premiers arrivants se sont tous placés sur les sièges les plus près du quai. Ce qui fait que pour aller t’asseoir ensuite, tu dois enjamber tout le monde (parce que non, ils ne vont pas bouger d’un iota pour te faciliter la tâche, tu pourrais en profiter pour leur piquer leur place !). Du coup au retour, je me suis retrouvée au milieu et je n’ai, encore une fois, pu observer les paysages que de loin… Vu tout le trajet que j’avais fait pour venir jusqu’ici, j’étais un peu dégoûtée de ne pas avoir pu en profiter davantage. Mais je crois que ma voisine l’était encore plus car elle a sorti à son amie « On ne voit rien de là où on est… *soupir* » avant de s’endormir xD.

Avant de retraverser les gorges dans l’autre sens, je me suis tout de même arrêter à la dernière station : Keyakidaira où j’ai tout juste eu le temps d’aller voir le pont Okukane, les bains de pieds et le début du chemin Hitokui Iwa, littéralement « les gens qui mangent la roche » dû à son aspect creusé, avant de devoir faire demi-tour pour reprendre le train. A la base, je voulais m’arrêter à d’autres stations et faire quelques chemins de randonnées qui menaient à des points d’observation qui avaient l’air jolis et tester un onsen en plein-air gratuit mais le temps me faisant défaut et étant obligée d’acheter mon billet retour en même temps que mon billet aller, j’ai dû me contenter d’un tour express d’une quarantaine de minutes à Keyakidaira.

Au final, bien que les paysages furent sublimes, cette escapade fût entachée par le manque de temps dû à l’affluence des touristes, l’abondance de tunnels lors du parcours en train et la difficulté d’obtenir une place dans le train qui permette d’observer correctement les paysages et d’en avoir pour son argent. Si un jour, je venais à y retourner, ce sera certainement durant une période plus calme. Et si vous souhaitez y aller à la même période que moi alors soyez mieux préparée et essayez au moins de réserver vos billets de train à l’avance pour ne pas avoir de mauvaises surprises le jour J.

6 novembre 2017 : Retour sur Tokyo

Après être retournée sur Kiyosato la veille, je me suis levée et j’ai fini mon ménage et mes valises avant d’aller au ROCK voir mon manager pour récupérer ma paye du mois d’octobre. Je comptais prendre le train de 13h50 du coup je me suis pointée vers 12h au restaurant. Mikami, mon manager appelle la compta et me dit ensuite que ma paye n’est pas encore prête et me demande de patienter. Pas de soucis, je prends un chocolat chaud en attendant et offre les souvenirs que j’ai ramené des Gorges de Kurobe au staff. Je reçois alors de la part de Ayaka et Mikami un paquet cadeau contenant des chocolats, des gants avec lesquels tu peux continuer à utiliser ton smartphone *Japan technology xD* et un petit puzzle en 3D du Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki. Si je m’étais écoutée, j’aurais commencé le puzzle sur le champ mais je me suis faite violence et j’ai sagement attendu d’être de retour en France pour le faire !

Comme la paye ne venait toujours pas, que j’avais fini mon chocolat chaud et que les clients commençaient à se faire de plus en plus nombreux, je suis allée discuter une dernière fois avec Fumiya qui était en pause dehors. Une fois sa pause finie, je suis retournée attendre dans la salle de repos du restaurant. Je comptais aller à pied jusqu’à la gare et plus les minutes s’écoulaient et plus cela me semblait impossible. Heureusement vers 13h30, Mikami m’a appelé et pour s’excuser de m’avoir faire attendre aussi longtemps m’a proposé de m’accompagner en voiture jusqu’à la gare. Nous sommes alors passés prendre mes affaires au dortoir et je suis arrivée tout juste cinq minutes avant que le train ne parte *pfiou*.

L’avantage c’est que je suis partie tellement en catastrophe que je n’ai pas eu le temps d’être triste ou quoique ce soit, de quitter cet endroit magnifique. L’inconvénient c’est que je suis partie tellement en catastrophe que je n’ai pas eu le temps de dire au revoir proprement aux gens avec qui j’ai travaillé ces trois derniers mois et qui m’ont tant donné (je n’ai pas eu le temps de faire la vaisselle non plus… *oups*). Je vais devoir retourner là-bas, pas le choix maintenant ! =D

Le trajet pour retourner sur Tokyo s’est bien déroulé et après avoir tourné en rond dans le quartier où j’allais loger pour le reste de mon séjour (pourtant c’était tout droit en sortant de la gare, je ne sais pas comment j’ai fait pour me tromper…), j’ai pu m’installer et dormir tout le reste de la semaine. Heureusement que je connais Tokyo en long, en large et en travers car j’aurais probablement été dégoûtée de rater une semaine là-bas à cause d’un rhume persistant. J’ai donc attendu d’être de nouveau sur pied pour sortir de chez moi et partir en vadrouille.

16 novembre 2017 : Mito

Une semaine plus tard et je ne suis enfin plus malade ! Jeanne, une amie que j’ai connu à l’université comptait me rendre visite pour mes deux dernières semaines au Japon. Je lui avais fait part de ce que je souhaitais visiter à cette période et elle m’a fait savoir dans ce que je lui ai cité, ce qu’elle voulait voir et ce qui l’intéressait un peu moins. C’est ainsi qu’avant son arrivée, je suis partie visiter la ville de Mito où se trouve Kairaku-en un des trois plus beaux jardins du Japon (avec le Koraku-en de Okayama que j’ai visité cette année aussi et le Kenroku-en de Kanazawa que je n’ai pas encore fait).

De là où j’étais, il fallait 2h30 pour rejoindre la ville en question (deux fois moins de temps si on est prêt à payer deux fois plus cher bien sûr). Je suis donc partie assez tôt de l’appartement pour être sûr d’avoir le temps de tout faire. Au Japon, tout ferme (temples, jardins, musées, etc.) à 16h30/17h alors il vaut mieux se lever tôt.
Arrivée à la gare, j’ai marché pendant une vingtaine de minutes pour rejoindre le grand lac de la ville et le jardin qui se trouve non loin. Il est possible d’y aller en métro mais il faisait beau alors c’était bien plus agréable de marcher.

Le tour du lac était franchement sympa à faire, il y avait de nombreux oiseaux, canards et cygnes qui peuplaient le lac. C’est un bon coin pour se promener, courir ou se poser sur un banc pour lire quelque soit la saison. Après avoir fait la moitié du lac, j’ai divergé vers le jardin qui était pas mal en soi mais je ne pense l’avoir visité à la bonne saison. Toute une partie du jardin est composée de pruniers et à cette période, les arbres ne possédaient plus aucune feuille, ce qui donnait un aspect assez glauque à cette zone. Au printemps, ça doit être splendide (il y a même un festival qui est organisé pour l’occasion) mais là…, c’était plus flippant qu’autre chose xD.

J’ai cependant beaucoup apprécié la forêt de bambous et le Kobuntei, une maison traditionnelle japonaise qu’il est possible de visiter et qui donne une vue très sympa sur une partie du jardin et le lac un peu plus loin. Les jardins traditionnels aussi étaient très jolies, surtout lorsqu’ils étaient accompagnés d’arbres encore rouges/orangés. Je ne pensais pas qu’à cette période, il était encore possible d’observer les couleurs de l’automne, ce fût une agréable surprise !

Durant ma visite, j’ai pu rencontrer deux couples de futurs mariés qui étaient en train de prendre des photos en tenues traditionnelles pour leur album de mariage. J’ai aussi goûté de la glace et du mochi à l’Ume (une variété de prunes). Je ne m’attendais pas à aimer car je ne connaissais l’Ume que sous forme d’Onigiri (boulettes de riz) et pour les faire ils utilisent de l’Umeboshi (prunes salées). Alors lorsque j’ai vu de la glace et du mochi (pâtisserie japonaise à base de riz gluant), j’étais plutôt sceptique parce que ce sont des produits qui sont censés être sucrés. Au final, c’était excellent ! Contrairement à ce que je pensais, ils n’ont pas utilisé des Umeboshi mais des prunes classiques et donc sucrées pour les faire et je me suis régalée !

Pour retourner à la gare, je suis repassée par le lac mais en me dirigeant, cette fois-ci, vers la moitié que je n’avais pas parcouru à l’aller. J’ai acheté des petites pâtisseries à l’Ume en chemin puis je suis rentrée au bercail.
J’ai été un peu déçue par le jardin de Mito, même si j’ai passé un agréable moment, pour un jardin faisant parti du Top 3 au Japon, je m’attendais à être un peu plus époustouflée que ça. J’ai limite préféré mon tour du lac au jardin !

PS : Les photos de cet article sont de moi, merci de ne pas vous en servir sans mon accord ^^ (cliquez dessus pour les voir en plus grand).

 

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