Novembre 2017 #3 – Tokyo & Nikko

25 novembre 2017 : Izakaya et Karaoke entre amis

Mon année au Japon est bientôt écoulé mais il y avait toujours un ami japonais que je n’avais pas encore eu l’occasion de voir. Il se trouve que Jeanne le connaissait aussi alors nous l’avons recontacté et nous nous sommes donnés rendez-vous un soir à Shinagawa.

Nous avions rendez-vous le soir vers 18-19h à la gare de Shinagawa donc nous avons préféré rester dans les environs pour ne pas arriver en retard. Nous avons visité l’aquarium de Shinagawa. Il se trouvait non loin de chez nous et nous y sommes allées à pied en longeant le petit canal à proximité. Rien à signaler sur le chemin hormis deux jeunes élèves qui cherchaient désespérément leur balle de baseball dans les fleurs (ça ne m’étonnerait pas qu’ils cherchent encore ! xD).

Juste à côté de l’aquarium, il y avait un joli parc où Jeanne s’était promenée la veille, nous ne nous y sommes donc pas arrêtées et sommes allées directement à l’entrée de l’aquarium. Malgré le fait que Shinagawa soit un quartier important de Tokyo et que l’aquarium porte son nom, il n’est pas très imposant. Nous pensions y rester toute l’après-midi mais finalement deux heures suffirent pour en faire le tour (spectacles inclus). Je l’ai trouvé cependant plus intéressant que celui de Osaka qui est lui, dix fois plus grand. La diversité des espèces était là et il y avait de nombreuses explications pour les petits comme pour les grands. Le spectacle de dauphins était quant à lui très drôle. Noël approchant à grand pas, le staff leur faisait accomplir des pirouettes et autres acrobaties sur fond de chansons de Noël. Ils nous ont aussi demandé de faire une chorégraphie avec les mains à un moment donné mais alors que j’étais à fond, Jeanne, elle, n’a pas voulu me suivre *sniff*. Les aquariums étaient tous pourvus de guirlandes, boules de neige, sucres d’orge et autres décorations. Le plus marrant était probablement les sucre d’orge plantés dans le sable dans l’aquarium des vers de mer, difficile de faire la différence entre les deux xD.

Vu qu’on est sorties plus tôt que prévu, nous sommes rentrées à l’appartement et j’ai préparé un peu le voyage du lendemain en attendant de devoir partir rejoindre nos amis.
Nous les avons retrouvé à la gare de Shinagawa et connaissant bien mieux le quartier que nous, ils nous ont emmené dans un Izakaya qu’ils appréciaient. Les Izakayas ressemblent quelque peu à nos bistrots français. On y vient pour boire de l’alcool essentiellement et grignoter à côté (sushis, sashimis, nourriture fris, salades, etc.). Fumer est aussi autorisé dans la plupart des Izakayas par contre dans les rues, il est interdit de fumer en dehors des zones prévues à cet effet (en France, c’est plutôt l’inverse). Nous avons donc bu et manger avec Daiki, son ami Ren et Lucas, un français qui est aussi au Japon depuis pas mal de temps. Cela fait maintenant cinq ans que je connais Daiki et il n’a pas changé d’un iota c’est affolant ! Je le soupçonne de boire régulièrement une potion de jouvence, ce n’est pas possible autrement xD. En tout cas, nous avons passé une bonne soirée à nous remémorer notre rencontre, nos escapades en France et au Japon, nos galères, nos fou rires et tous les chocs culturels qu’on a pu avoir (le fromage qui pue pour eux, le nattô pour nous).

Deux Izakayas plus tard, nous avons décidé de changer d’air et nous sommes partis faire un Karaoke. C’était la première fois que j’entendais Daiki chanter et… ce n’est pas le meilleur chanteur que j’ai entendu (c’est loin d’être le pire attention) mais il mettait du cœur à l’ouvrage et c’est ça le principal ! Je pense que l’alcool a aussi terni ses performances vocales… xD. Nous avons chanté à tue-tête pendant deux heures et je me suis retrouvée à avoir beaucoup d’affinités musicalement parlant avec Ren. A chaque fois qu’une de nos chansons démarrait l’autre disait à tous les coups « Ooooh qui est-ce qui a choisi ça !? J’adore cette chanson !!! » xD. C’était franchement top comme soirée, si j’avais su qu’on allait autant s’éclater, j’aurais insisté pour les voir plus tôt. Mais ce n’est que partie remise !

26 novembre 2017 : Hakone

Aujourd’hui direction Hakone, la destination préférée des Tokyoïtes qui cherchent à échapper le temps d’un week-end au rythme effréné de la capitale. Elle se situe à proximité du Mont Fuji et est surtout réputée pour son lac et ses sources chaudes.

Nous étions dimanche et bien que la saison touristique soit terminée depuis longtemps, il y avait toujours autant de monde dans les transports pour rejoindre Hakone. Nous avons pris le train jusqu’à la gare de Odawara et de là nous sommes montées sur la ligne de chemin de fer Hakone Tozan et sommes descendues à Gora, le terminus.
La plupart des gens prennent alors le téléphérique de Gora jusqu’à Owakudani, le point culminant de la ligne, qui donne une vue très intéressante sur le mont Komagate, la vallée environnante mais aussi et surtout le Mont Fuji. Vu que tout le monde a cette idée géniale, quand nous sommes arrivées, la queue pour monter dans les cabines étaient immenses (je n’ose même pas imaginer ce que ça donne en haute saison…) alors nous avons préféré prendre le bus pour voir tout d’abord Sengokuhara Susuki Kusahara ou la pampa pour les intimes !

Il faut une bonne demi-heure de bus pour atteindre notre destination et sur la route nous sommes passées devant de nombreux musées, des musées d’art moderne surtout mais il y avait aussi le Musée du Petit Prince et un jardin botanique. Bref, de quoi s’occuper plusieurs jours si on aime ça !
Descendues du bus, nous avons marché à peine quelques minutes avant d’arriver sur le début du sentier qui traverse la pampa. Je pensais que nous étions parties pour une longue promenade à travers la cambrousse mais en réalité c’est un chemin sans issue qui s’arrête au bout de quelques centaines de mètres seulement. Du coup, lorsque nous avons atteint l’extrémité de la route, nous n’avons pas eu d’autres choix que de faire demi-tour. Hormis ce petit détail, la vue de la pampa, jaune presque doré, qui s’agite au gré du vent était magnifique ! C’est un paysage que je n’avais pas encore eu l’occasion de voir au Japon alors j’étais ravie.

Nous avons ensuite repris le bus dans la même direction et nous avons poussé notre excursion jusqu’à Togendai, le terminus de la ligne. Togendai se situe au bord du Lac Ashino alors nous en avons profité pour longer une partie de ce dernier et observer les fameux bateaux pirates qui font le tour du lac. Nous sommes allées jusqu’au barrage au nord puis ne pouvant aller plus loin sans quitter le bord de l’eau, nous sommes revenues sur nos pas.
Nous avions encore trois bonnes heures devant nous avant de penser à rentrer du coup, au lieu de prendre le téléphérique de Togendai qui permet de rejoindre Owakudani (notre dernière destination) en une dizaine de minutes par l’autre versant de la montagne, nous avons préféré l’escalader à pied en suivant un chemin balisé. Il nous a fallu une trentaine de minutes pour atteindre Ubako, la station intermédiaire. La pente était raide mais le point d’observation présent en cours de route méritait cet effort. Cependant nous n’avons pas pu continuer notre route jusqu’à Owakudani parce qu’à cause de gaz volcaniques qui s’échappent aux alentours de la montagne, les routes de randonnée sont fermées à cette hauteur jusqu’à nouvel ordre. Nous avons donc poursuit notre chemin en prenant le téléphérique de Ubako à Owakudani.

Owakudani est l’endroit parfait pour observer le Mont Fuji depuis Hakone surtout en hiver quand le temps est dégagé comme ce fût le cas ce jour-là. C’est une station qui est aussi réputée pour ses œufs cuits dans des sources d’eau chaudes naturelles et dont la coquille devient noire durant la cuisson à cause des émanations de soufre. Manger ces œufs noirs permettraient de prolonger notre vie de sept ans (respirer du soufre H24, un peu moins !).
Par contre le côté moins sympa de la station ce sont justement les émanations de soufre provenant du cratère volcanique… l’odeur est insupportable, je ne sais pas comment les gens font pour travailler toute la journée dans cet environnement… sentir les œufs pourris tous les jours… Nope. Et je ne parle même pas des rafales de vent qu’on a eu, j’ai cru que j’allais m’envoler. Je ne sais pas si c’est comme ça tout le temps ou si on n’est simplement tombées un jour où le vent était particulièrement fort mais nous avons eu du mal à naviguer d’une boutique à une autre.

Nous voulions nous balader un peu aux alentours de la station pour voir les minis sources chaudes et observer plus attentivement le paysage mais le vent glacial était tel que nous nous sommes contentées de prendre des photos du Mont Fuji (magnifique au passage *o*), du cratère d’où les fumées de souffre s’échappaient et nous sommes vite retournées nous réfugier à l’intérieur. Nous avons repris le téléphérique et nous sommes descendues jusqu’à Gora, le point de départ de ce matin. Comme de ce côté de la montagne nous passons au dessus du cratère, nous devions mettre des masques pour nous protéger des fumées et éviter ainsi des éventuels problèmes respiratoires.

De retour à Gora, nous ne nous sommes pas attardées plus longtemps dans la région et nous avons tout de suite repris le train pour Tokyo.
Hakone est une ville que je conseille pour les gens qui aiment les stations thermales ou tout ce qui se rapporte aux musées et autres expositions. Pour les autres, c’est sympa aussi mais vu le prix que cela coûte pour y aller ou même le prix qu’on doit payer pour faire un tour de lac en bateau, d’autres destinations seraient probablement plus rentables et agréables que celle-ci. Si vous souhaitez tout de même y aller alors je vous conseille de faire le tour en bus et de prendre le téléphérique depuis Togendai plutôt que Gora, vous vous éviterez ainsi de nombreuses heures de queue.

28 novembre 2017 : Nikko et ses temples

Dernière grosse sortie sur deux jours cette fois-ci. Départ aux aurores (ou presque) direction Nikko ! On n’a un peu galéré avec les trains à la gare de Tokyo, plusieurs lignes de train avaient changer de numéro de voie ce jour-là pour une raison que j’ignore encore. Mais bon, nous avons fini par trouver notre route et deux heures et demi de train plus tard, nous sommes arrivées à destination.

Il existe à Nikko, un pass deux jours qui permet de prendre pratiquement n’importe quel bus autant de fois qu’on le souhaite. C’est un pass que je vous conseille grandement si vous comptez visiter en plus de Nikko, Oku-Nikko, la région du lac Chuzenji. Si vous ne souhaitez faire que le centre de Nikko alors il ne sera pas rentable. Il existe d’autres pass moins chers qui ne comprennent que la zone où sont concentrées les temples mais tout est accessible à pied depuis la gare sans avoir besoin de marcher des heures donc… c’est un pass pour les feignants ou les gens très pressés je dirais xD.

Nous n’étions là que pour deux jours alors à peine arrivées nous avons acheté notre pass et nous sommes parties en direction du centre de Nikko où est concentré tous les grands temples de la ville (temples qui font d’ailleurs partis du patrimoine mondiale de l’UNESCO, ça ne rigole pas). Nous ne les avons pas tous fait car certains étaient trop chers à notre goût et qu’ils se ressemblaient un peu. Parmi les nombreux lieux qu’il est possible de visiter nous avons fait : le temple Rinnoji, le mausolée Iemitsu, le sanctuaire Futarasan et le pont Shinkyo. Rinnoji est le temple le plus important de la ville et bien qu’il soit actuellement en rénovation (jusqu’à mars 2019 à priori), on peut accéder à l’intérieur du bâtiment principal et voir les différentes statues de Kannon (Bato-Kannon, Senju-Kannon) et Amida, trois divinités. A l’intérieur, en échange d’une donation de quelques centaines de yens, il est possible d’écrire un souhait sur la face cachée d’une tuile. Cette tuile sera par la suite utilisée lors de la rénovation du toit du temple. C’est ce qui s’appelle apporter sa tuile à l’édifice ! *ah ah ah… pardon*. Blague à part, c’est un concept que j’adore et si mon japonais écrit ressemblait plus à quelque chose, j’y aurais probablement participé. Les alentours étaient tout aussi intéressants mais avec tous les chemins qui mènent aux différents temples, il est facile de s’y perdre.

Le sanctuaire Futarasan, tout comme le temple Rinnoji a été construit au huitième siècle par le moine Shodo Shonin qui amena le bouddhisme dans la région. Ce sanctuaire est consacré aux trois montagnes sacrées qui se trouvent aux alentours : Nantai, Taro et Nyoho. D’ailleurs il paraît que les trois divinités citées plus haut seraient liées à ces trois montagnes. La plus grande partie de Futarasan est accessible gratuitement, seul un petit bout dans un coin du sanctuaire est payant mais dans mes souvenirs, ce n’était pas cher du tout.
Le pont Shinkyo appartient en réalité au sanctuaire Futarasan mais il se situe tellement loin de celui-ci qu’on a tendance à l’oublier. Il fait partie des trois plus beaux ponts du Japon avec le pont Kintaikyo à Iwakuni (que j’ai visité en juin) et le pont Saruhashi dans la préfecture de Yamanashi (que je compte bien faire un jour !). Celui que l’on peut visiter aujourd’hui a été entièrement reconstruit au 17ème siècle et rénové de nombreuses fois dans les années 90 et 2000 mais celui d’origine était bien plus vieux.

Enfin, le mausolée Iemitsu est aussi appelé Taiyuinbyo (Taiyuin étant le nom donné à Iemitsu après sa mort). Au niveau de l’architecture, il ressemble de près au sanctuaire Toshogu mais en beaucoup moins clinquant. Pourquoi ? Tout simplement parce que le sanctuaire Toshogu est dédié à Ieyasu Tokugawa et que Iemitsu est son petit-fils. Cependant comme papy Ieyasu fût un grand homme (il est l’un des trois seigneurs à avoir unifié le Japon avec Nobunaga et Hideyoshi), Iemitsu a décidé de se construire un temple mais plus modeste que papy par respect pour lui. Il se chargea aussi de transformer le sanctuaire Toshogu, qui était un simple mausolée à la base, en sanctuaire 2.0 qui coûte désormais plus de 10€ l’entrée… Mon porte-monnaie ne te remercie pas !

Après avoir vu en long, en large et en travers les temples qui nous intéressaient, nous sommes tombées sur un petit chemin de montagne qui avait l’air sympathique. Cette escapade en montagne puis en forêt nous a conduit à un sanctuaire Inari (mon préféré *o*) perdu au milieu de nul part. La promenade fût forte agréable et j’ai été étonnée de la propreté et de l’état du sanctuaire. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il paraissait comme neuf car il y avait de la mousse un peu partout mais hormis ce détail, la peinture n’était pas écaillée, les statues n’étaient pas en miette, bref tout était en bon état. Il y a probablement des gens qui viennent s’en occuper mais tout de même je ne m’attendais pas à trouver un si joli petit temple dans un endroit aussi perdu. Et en bonus, j’ai même pu voir une petite cascade et un cours d’eau *happy*.

Sur le chemin du retour, nous avons décidé de prendre un chemin différent de celui pris à aller et nous nous sommes retrouvées dans un lieu inconnu au bataillon. Nous avons marché de longues minutes à l’aveuglette en mode « Tiens si on allait par là, ça a l’air sympa ! » mais grâce à un feeling sans faille (et une carte qui nous a bien aidé aussi) nous sommes retombées sur nos pattes et nous avons retrouvé le chemin des temples. A partir de là, nous sommes allées visiter les abîmes de Kanmangafuchi.

Les abîmes de Kanmangafuchi sont apparues après l’éruption volcanique d’une des trois montagnes sacrées. Elles se situent un peu à l’écart du centre de Nikko mais c’est encore une fois largement faisable à pied. Pour y parvenir il faut traverser la rivière et la longer une petite dizaine de minutes pour atteindre l’entrée du chemin menant aux abîmes. La particularité de cet endroit est l’alignement de statues du Bouddha Jizo, protecteur des enfants et des voyageurs. On en croise partout au Japon, ils sont souvent de petites tailles et vêtus d’un bonnet et d’un bavoir rouges (parfois de lunettes de soleil ou de collier quand les gens veulent ajouter une petite touche personnelle). Ici, il y a plus de soixante-dix Jizo alignés le long de la rivière et nombreux sont ceux qui possèdent en face d’eux quelques pièces, offrandes de japonais et touristes de passage.
Le chemin continue ensuite le long de la rivière et offre des paysages naturels superbes mais les statues restent l’attraction principale de cet endroit.

Après cette visite nous sommes revenues près de la gare et le temps de faire le trajet, le soleil commençait à décliner alors nous sommes parties à la recherche de notre guesthouse. Non sans avoir mangé au préalable une crêpe japonaise contenant une glace à la vanille, une tranche de cheesecake, des fraises et de la chantilly *miam*, elle était divine.
Notre guesthouse avait une déco 100% chat ! Du paillasson, à la vaisselle en passant par les meubles, les stylos et même le support pour le papier toilette, tout était en forme de chat ou avec des chats dessus. Ces petites boules de poils étant mes animaux domestiques préférés, j’étais plus que ravie de cette décoration ! Puis les hôtes nous ont accueilli à bras ouvert et nous ont conseillé des endroits où manger et boire si l’on souhaitait sortir. Enfin, le bon bain chaud suivi du super futon m’a conquit plutôt deux fois qu’une. Bref, une guesthouse d’excellente qualité pour un prix plus que raisonnable. Si un jour je repasse par là-bas, je cours chez eux direct !

29 novembre 2017 : Oku-Nikko et le Lac Chuzenji

C’était dur de quitter notre guesthouse ce matin-là tellement nous étions posées mais après s’être préparée nous avons pris le bus pour Oku-Nikko. Pour accéder à la partie montagneuse de Nikko (Oku-Nikko), il faut prendre la route Irohazaka qui tient son nom des 48 épingles à cheveux qu’elle contient (il ne vaut mieux pas avoir le mal des transports…). C’est une route depuis laquelle la vue est splendide en automne car on peut y voir toute la montagne environnante dans les tons orangés. Le problème c’est que tous les japonais sont au courant de ce détail et ils viennent tous à Nikko à la même période, ce qui fait que cette route est bouchée et qu’au lieu de mettre une heure en bus pour faire le trajet, il est probable que vous mettiez deux fois plus de temps. Nous avons eu la chance de venir après la tempête donc le bus arriva à l’heure prévu et nous n’avons eu aucun problème de ce côté-là.

Tout comme pour Matsushima, nous avons commencé par le lieu le plus éloigné de notre point de départ et au fil de la journée nous nous en sommes rapprochées.
Le Lac Yunoko et la cascade Yudaki furent donc notre première étape. Le lac n’est pas très grand mais il est très beau et donne une jolie vue sur les montagnes un poil enneigées. Il est connecté à la cascade Yudaki qui fait elle, plus de 70 mètres de haut et a un débit très impressionnant. Parmi les trois grosses cascades dont est composé Oku-Nikko, celle-ci est définitivement ma préférée. Nous étions parties de la cascade donc pour rejoindre le lac qui se situe plus haut, nous avons dû longer la cascade et gravir les 70 mètres (la pente était raide *pfiou*). Puis après avoir fait un petit tour du lac, nous sommes redescendues et nous avons repris le bus jusqu’à notre destination suivante.

De la cascade de Yudaki, nous sommes passées à la cascade de Ryuzu en traversant Senjogahara, une sorte de marécage recouvert d’herbes qui tournent au rouge en automne. Il y a de très bons chemins de randonnées (deux à trois heures de marche) dans cet endroit mais la saison automnale étant finie, le paysage semblait beaucoup moins idyllique donc nous ne nous y sommes pas aventurées.
Ryuzu veut dire « tête de dragon » en japonais et cette cascade porterait ce nom car elle aurait la forme d’une tête de dragon. J’ai cherché mais je n’ai pas trouvé cette fameuse tête personnellement. Pour profiter pleinement de la vue, le mieux à faire, est d’entrer dans la boutique de souvenir qui se situe juste en face de la cascade. Avec Jeanne, nous nous y sommes arrêtées une vingtaine de minutes pour observer le paysage et manger une glace. Après ça nous avons aussi longer la cascade qui fait environ 300 mètres. Le dénivelé était moins important que pour la chute d’eau précédente mais la distance étant plus longue, le résultat fût tout aussi épuisant !

Après ça, nous n’avons pas repris le bus mais avons marché jusqu’aux abords du Lac Chuzenji. C’est un lac qui a vu le jour il y a plus de 20 000 ans lors d’une éruption volcanique du mont Nantai. On peut en faire le tour complet via un petit chemin ou le visiter par voie marine si le cœur nous en dit. De notre côté, nous avons opté pour la voie terrestre. Le temps était au beau fixe et les températures n’étaient pas trop fraîches donc nous avons continué notre chemin et avons parcouru la moitié du lac à pied jusqu’à atteindre le sanctuaire Futarasan.
Il porte le même nom que celui qui se trouve dans le centre de Nikko parce qu’il s’agit d’un des trois sanctuaires dédiés au mont Nantai, le troisième se trouvant au sommet de la montagne elle-même. Il est plus modeste que celui à Nikko mais il n’en a que plus de charme.

Cette petite halte terminée nous avons repris notre route pour visiter la dernière cascade : Kegon. Bien qu’elle semble être la plus célèbre et qu’elle fasse même partie des trois plus belles cascades du Japon, c’est celle qui m’a le moins plu. Elle fait certes 100 mètres de haut et est le seul endroit par lequel débouche le lac Chuzenji, cependant elle ne m’a pas du tout impressionnée. Je ne l’ai peut-être pas visité à la bonne période car les arbres défeuillés donnaient, pour le coup, un visage triste à la cascade.

Pour finir cette journée éreintante, je suis passée par la case souvenirs et nous avons repris le bus puis le train jusqu’à Tokyo. Arrivées dans notre bon vieux quartier, nous avions faim et nous avions envie de quelque chose de pas bon pour la santé. Nous avions le choix entre un Mac Do ou une pizza et vu que nous avions déjà testé le Mac Do, nous avons commandé une pizza quatre saveurs. Je ne sais pas s’ils font ça chez Domino’s Pizza en France mais au Japon, nous avions la possibilité de choisir un type de pizza différent par quart. Du coup ma pizza était composée d’un quart de Pizza Raclette (patates, fromage), Hawaïenne (jambon, ananas), Margherita (tomate, mozzarella) et Pizza Chorizo (chorizo, tomates). Après avoir perdu de nombreux calories ces derniers jours, il était temps de les reprendre !

30 novembre 2017 : Sushi et Shopping

Dernier jour dans notre logement, dernier jour à Tokyo, dernier jour au Japon mais pas encore le temps de déprimer. Aujourd’hui, avec Jeanne nous retrouvons une dernière fois une de mes amies taïwanaises pour un Kaitenzushi. Quoi de mieux que des sushis pour terminer ce fabuleux séjour ? En plus Jeanne n’avait pas encore eu l’occasion d’en manger pendant ces deux semaines donc l’occasion était toute trouvée !

Nous avons retrouvé mon amie à la gare de Shibuya et ensemble nous sommes allées dans un restaurant que je connaissais bien. Nous y sommes restées une petite heure à bavasser et remplir nos estomac. Une fois cela fait, nous avons fait nos adieux à mon amie qui avait un rendez-vous ailleurs et avec Jeanne nous sommes parties faire nos derniers achats.

Pour ma part, j’ai dépensé la plupart de mon argent au Tower Records, un magasin de CDs et DVDs entre autres. Là-bas, j’ai acheté pratiquement tous les albums, singles et DVDs des concerts de mon groupe préféré : SHINee. Enfin, pas tout exactement, seulement ceux des deux dernières années que je n’avais pas encore pu acheter. Les frais de port Japon-France coûte un bras alors j’attends souvent d’être sur place pour acheter ce qui me plaît ^^.
J’ai aussi essayé de revendre mon téléphone japonais mais comme une débile j’avais oublié de prendre le ticket de caisse avec moi, du coup ils n’ont pas voulu me le reprendre. Et comme je repartais le lendemain, je n’ai pas eu d’autres choix que de l’embarquer avec moi (ça m’apprendra à m’y prendre à la dernière minute…).

Jeanne, quant à elle, a plutôt vidé son porte-monnaie au Loft, un magasin qui vend de tout (papeterie, cosmétiques, bagagerie, jeux, bien-être, vaisselle, etc.). J’ai failli craquer sur des blocs-notes trop mignons mais j’en ai déjà plein qui n’attendent que moi à la maison alors je me suis retenue…
Après cette petite après-midi shopping, nous sommes rentrées à l’appartement et nous avons commencé à plier bagages. Vu la taille de ma valise et ce que j’ai dû mettre dedans, je me demande encore comment j’ai réussi à tout faire rentrer. J’aurais dû prendre une photo parce que franchement ça valait le détour. Je suis devenue maître dans l’art de jouer à Tetris avec ma valise !

Le plus gros de nos affaires rangées, nous nous sommes posées et nous avons regardé Kung Fu Panda avant de nous coucher. Nous étions à une vingtaine de minutes de l’aéroport donc nous n’avions pas besoin de nous lever super tôt mais les journées marathons s’accumulant, nous commencions à fatiguer xD

C’est ainsi que mon année au Japon s’est terminé, fatiguée mais pleinement satisfaite ! J’ai étudié et amélioré mon japonais et j’ai trouvé un boulot par mes propres moyens. J’ai voyagé, parfois accompagnée mais souvent seule. Je suis retournée dans mes endroits favoris et j’ai découvert de nouveaux lieux paradisiaques, certains que j’avais recherché, d’autres qu’on m’avait conseillé avant et pendant mon périple. J’ai créé de nouvelles relations, j’ai fait des rencontres impromptus et j’ai pu revoir des amis de plus ou moins longue date. Ce fût une expérience enrichissante sur tous les plans. Quand je reviens sur ces douze mois, j’ai vraiment du mal à imaginer que j’ai fait tout ça, ça paraît tellement loin et pourtant c’est passé tellement vite !
Si vous aussi vous souhaitez partir un an à l’étranger, surtout n’hésitez pas ! Si l’occasion se présente, saisissez-la. Qu’importe que vous réussissiez à tenir trois, six ou douze mois là-bas, au moins vous aurez tenté et l’expérience et les souvenirs que vous en tirerez ne seront qu’à vous. Merci de m’avoir suivi dans mes aventures et je vous dis à bientôt et non au revoir car le Japon est un pays réservant bien trop de surprises pour qu’une année suffise à toutes les dénicher so… I’ll be back!

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