Celle qui a tous les dons – M.R. Carey

Note : ★★★☆☆ (3/5)
Extrait : « La région 6 est peut-être dégagée, mais ce qui se trouve au-delà des clôtures appartient aux affams. Quand on y met les pieds, ils peuvent vous voir et sentir votre odeur – et dès lors qu’ils la sentent, ils ne s’arrêtent plus de vous suivre tant qu’ils ne vous ont pas mangé. »

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Titre : Celle qui a tous les dons
Auteur : M.R. Carey
Genre : Science-Fiction, Horreur
Langue : Française
Pages : 528
Note : 3/5

En bref : Un livre plein de promesses mais qui s’est révélé très décevant. Je l’ai lu en VO et je n’ai pas apprécié la plume de l’auteur que j’ai trouvé trop chargé. De plus, les personnages sont caricaturés pour la plupart et bien que le premier tiers de l’histoire soit intéressant, le reste n’a pas réussi à me captiver.

Résumé :

Tous les dons ne sont pas une bénédiction. Chaque matin, Melanie attend dans sa cellule qu’on l’emmène en cours. Quand on vient la chercher, le sergent Parks garde son arme braquée sur elle pendant que deux gardes la sanglent sur le fauteuil roulant. Elle dit en plaisantant qu’elle ne les mordra pas. Mais ça ne les fait pas rire. Melanie est une petite fille très particulière…

Avis :

Encore un livre qui traînait dans ma PAL depuis une éternité. Il avait de bonnes notes et l’histoire avait l’air intrigante (bien qu’entre le moment où j’ai lu le résumé et celui où j’ai lu le livre, j’ai eu le temps de tout oublier…) alors je me suis laissée tenter. J’en suis ressortie extrêmement déçue.

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Melanie a toujours vécu dans sa cellule. Chaque jour, avec d’autres élèves de son âge, elle assiste à des cours d’histoire, de géographie, de biologie, etc. sur un monde qu’elle n’a jamais vu mais qui la fascine. Elle aime particulièrement les cours de Mlle Justineau qui a l’air d’être la seule professeure à être contente de les donner. Le monde de Melanie consiste donc à cette salle de classe, sa cellule et les quelques couloirs qui séparent les deux. Au niveau des gens qu’elle côtoie, ils se résument aux élèves, aux professeurs et aux militaires chargés de surveiller les enfants et de les emmener de la classe à leur cellule et inversement. Au fur et à mesure que Melanie engrange des connaissances, elle se pose des questions sur son environnement et sur les enfants qui vont et viennent.

Au début de ma lecture, j’étais complètement paumée. On entre directement dans le vif du sujet, c’est-à-dire qu’on est aux côtés de Melanie et que nous n’avons aucune idée de ce qu’il se passe. D’habitude, ça ne me dérange pas et je suis curieuse de découvrir, en même temps que le personnage, l’univers dans lequel il vit. Mais là, la magie n’a pas eu lieu. J’ai été gênée de ne pas savoir pendant un bon quart du livre où se situait l’action, pourquoi les enfants étaient attachés, pourquoi nous n’avions aucune idée de ce à quoi ressemblait le monde extérieur, etc. Tout n’est que suppositions, sous-entendus, devinettes et ça a fini par me fatiguer. Je voulais quelque chose de concret ! Parce que même si on devine les grosses lignes de l’histoire avec les indices parsemés dans les dialogues, j’ai eu l’impression de devoir attendre une éternité avant que l’auteure daigne écrire noir sur blanc ce qu’il en était réellement.

Ensuite, vient la rupture. Alors que nous avions jusqu’à présent seulement le point de vue de Melanie, nous découvrons par la suite d’autres perspectives, celles du Dr Cardwell, du Professeure Justineau et du Sergent Parks essentiellement. Je n’ai pas apprécié ce changement brutal (bien que je le comprenne) car Melanie restait tout de même un personnage extrêmement intéressant et j’aimais suivre le cours de ses pensées, et qu’à partir de ce moment là, elle passe en second plan. Nous nous retrouvons avec des personnages typiques de ce genre littéraire, le docteur qui ne pense qu’à ses recherches, le militaire qui ne pense qu’à la discipline et le professeure qui ne pense qu’au bien être de ses élèves… Cela manquait cruellement d’originalité et déjà que je n’étais pas très réceptive à ma lecture, ça n’a pas arrangé mon cas.
De plus, les explications scientifiques étaient parfois beaucoup trop techniques et complexes. Pourtant, j’ai fait des études scientifiques et ce sont des éclaircissements qui auraient dû m’intéresser mais ce n’était pas du tout digeste.

La fin, quant à elle, remonte un peu le niveau. Melanie reprend petite à petite sa place de protagoniste et j’ai apprécié suivre avec elle, ses découvertes sur ce qu’elle est et sur ce qui l’entoure. Le dénouement est osé et plutôt originale même si je l’ai trouvé très mal amené. Disons qu’au vu des 500 pages lues précédemment, on s’attend à une autre fin plus classique mais plus cohérent avec le reste du récit. Du coup, au lieu d’être agréablement surprise, j’ai juste eu l’impression que l’auteur s’était perdu en cours de route et qu’il a choisi la facilité pour ne pas avoir à expliquer tous les points qu’il avait soulevé…

Bref, « Celle qui a tous les dons » est un roman post-apocalyptique qui s’annonçait bien et qui démarre d’ailleurs dans un huit-clos intéressant mais qui se révèle décevant une bonne partie du livre. Les personnages, bien qu’ils soient caricaturaux, ne remplissent pas leurs rôles et seule Melanie se détache du lot et réussit à attiser ma curiosité. Je ne le recommande pas particulièrement.

 

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