Neji – Kaori Yuki

Note : ★★★★☆ (4/5)
Extrait : « ‘Relyss’ Quel étrange spectacle ! Qui oserait dire en regardant cette femme chanter qu’elle n’avait pas de vie ? » – « L’état fonctionne tout comme une poupée à remontée mécanique […] et toi, tu es la vis qui sert à remonter le système, chacun son rôle, Neji. »

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Titre : Neji
Auteur : Kaori Yuki
Genre : Shojo
Langue : Française
Pages : 1 tome (terminé)
Note : 4/5

En bref : Trois nouvelles qui tournent autour du personnage de Neji. Les deux premières m’ont davantage plu que la troisième. Néanmoins les idées exploitées sont bonnes (bien que pas suffisamment développées à mon goût) puis j’ai aimé redécouvrir le coup de crayon de Kaori Yuki !

Résumé :

Néji et sa fiancée ont “disparu” suite à une sale affaire. En réalité, leurs corps ont été cryogénisés par un mystérieux centre de recherche en pouvoirs extrasensoriels, la GERA. Après quarante années de sommeil forcé, Néji se réveille. Ses pouvoirs surnaturels sont une aubaine pour le centre. En gardant sa fiancée en otage, les dirigeants de la GERA forcent Néji à travailler pour eux comme mercenaire. Mais il est impossible de garder longtemps une emprise sur le caractère bouillonnant du surhomme…

Avis :

Vous ne le savez probablement pas mais Kaori Yuki est une de mes mangakas préférés, elle m’a accompagné durant toutes mes années de collège. Il me reste encore Alice in Murderland à lire mais en ce qui concerne ses One-Shot, Neji était le seul que je n’avais pas encore lu. L’erreur est désormais réparée !

Neji se réveille dans un centre de recherches, la GERA. On lui apprend qu’il a été ramené à la vie pour participer à des expériences qui vont permettre aux scientifiques de développer et d’analyser son pouvoir surnaturel. Il refuse bien évidemment de servir de cobaye mais lorsqu’il apprend que le centre détient la femme qu’il aime, surnommée Blanche-Neige, il n’a d’autres choix que de se plier aux ordres,… pour le moment.

Ce tome est divisé en trois nouvelles : « Le réveil », « Batsu » et « Norma Jean P013 ». Les deux premières sont liées de bien des façons. Tout d’abord, elles ont été réalisées à moins d’un an d’intervalle. Par conséquent le style de la mangaka s’est améliorée mais n’a pas radicalement changé comme c’est le cas dans la troisième partie du livre (sortie huit ans plus tard) où les dessins sont beaucoup plus épurés. Néanmoins, dans les trois nouvelles, on retrouve toujours ce style sombre et gothique qui rend les œuvres de Kaori Yuki si originales et éloignées du genre. Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi ils ont classé son travail dans Shojo, c’est pour moi à des milliards d’années lumière de leurs codes, m’enfin…

En ce qui concerne l’histoire, les deux premières parties se suivent. Il y a dix ans d’écart entre les événements de la première nouvelle et de la deuxième mais on retrouve Neji et Luzer ainsi que l’organisation de la GERA. Le tout est plutôt cohérent et l’apparition de nouveaux personnages tels que Batsu, Girl ou Sonia redonne de la consistance à l’histoire. On sent qu’à cause d’une restriction de pages, Kaori Yuki n’a pas pu développer son histoire autant qu’elle l’aurait voulu. Elle arrive cependant à mentionner de nombreux thèmes comme la drogue, les avancées scientifiques, le pouvoir des grandes entreprises, etc. mais tout cela de manière succinct.

Dans la troisième histoire, Batsu et Neji sont les seuls à revenir. Les événements se passent la même année que « Batsu » mais à cause du changement de style de l’auteure, elle semble se passer bien plus longtemps après. Il aurait d’ailleurs été préférable qu’elle fasse un nouveau saut dans le temps car je n’ai pas eu la sensation de revoir les mêmes protagonistes. Ils restent fidèles à leurs valeurs mais côté caractères, je les ai trouvé différents. Ce changement aurait pu s’expliquer si beaucoup de temps s’était écoulé entre les deux derniers événements mais ce n’est pas le cas ici.

« Norma Jean P013 » se concentre plus sur les humanoïdes et les dangers qu’ils peuvent représenter. Encore une fois, le récit n’est pas suffisamment développé à mon goût. Enfin, je dirais plutôt qu’avec une idée pareille, il y avait moyen de faire quelque chose de bien plus long sans que ça perde un quelconque intérêt. Mais bon, à l’exception de Angel Sanctuary, Kaori Yuki a toujours fait des séries courtes.
L’intrigue est donc assez vite expédiée mais cela ne nous empêche pas de voir où la mangaka veut nous emmener et de l’accompagner jusqu’au bout avec plaisir. Puis les dernières planches proposent un dénouement surprenant !

Bref, « Neji » est un One-Shot qui souffre d’un manque de développement dans l’histoire à cause d’une limitation du nombre de pages par le magazine qui le publiait et du temps qui s’est écoulé entre les différentes nouvelles (ou alors c’est moi qui voulait simplement que le plaisir dur plus longtemps…). Par contre, j’étais ravie de retrouver les coups de crayon atypiques de Kaori Yuki, l’importance qu’elle porte aux vêtements ou aux cheveux de ces personnages. Tout cela me donne envie de relire les histoires du Comte Caïn !

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