Divine corruption, tome 1 : Déviance – Alexandre & David Rousseau

Note : ★★★★☆ (3.5/5)
Extrait : « J’ai échoué, échoué en tant que régent et encore plus en tant que frère. Je regrette ma faiblesse lors du grand conflit, la traîtrise de ma propre chair. Je t’ai épargné, par amour, par décence pour nos parents, l’espoir qu’un jour tu retrouverais ta grâce au sein de notre maison. »

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Titre : Divine corruption, tome 1 : Déviance
Auteur : Alexandre & David Rousseau
Genre : Dark Fantasy
Langue : Française
Pages : 302
Note : 3.5/5

En bref : L’univers dans lequel les personnages évoluent est intéressant, complexe et l’histoire est pleine de rebondissements. Cependant, les événements s’écoulent parfois trop rapidement et il n’est pas toujours facile de se repérer dans l’espace et le temps ni de savoir qui parle exactement.

Résumé :

Que devient-on à notre mort terrestre ? Un paradis, un dieu aimant et bienveillant attendant patiemment notre venue, facétie ou vérité ? Derrière la beauté se cache parfois la pire des cruautés. Joseph est un soldat humain tricentenaire ambitieux à la recherche d’une opportunité rare, rejoindre la caste céleste. Pour ce faire, il entre au service d’un archange manipulateur et avide de pouvoir qui l’entraîne dans une course pour sa propre survie. Fier et déterminé, il accepte sans hésitation la tâche qui lui est confiée, loin d’imaginer toute la portée de cette décision.

Avis :

J’ai accepté de lire ce SP parce que l’histoire m’intriguait mais aussi parce que j’adore la Fantasy et que j’ai rarement l’occasion de lire des auteurs français dans ce genre.

On commence l’histoire avec Joseph appartenant à la Maison de La Compassion et envoyé en mission par le Seigneur céleste Thola. Cette mission ? Tuer Velnhia, le frère de Tholia et actuel dirigeant de la Maison de La Compassion. Pour cela, Joseph devra rejoindre la ville de Nelium et parler à un certain Vanul qui l’aidera dans sa quête puis prendre contact avec Emeziel afin de rassembler les troupes nécessaires au combat.
Si Joseph remplit son rôle, il sera intronisé et deviendra à son tour un céleste, son souhait depuis toujours. Mais à peine a t-il quitté son lieu de résidence qu’il se fait chahuter par des soldats. Il est alors aidé par Naïmah de la Maison de La Fierté et amie de longue date. Elle le rejoindra dans sa quête et ensemble ils partiront en direction de Nelium.

Pour comprendre et apprécier ce roman à sa juste valeur, il faut avoir une bonne connaissance de l’univers dans lequel les personnages évoluent, chose compliquée quand les informations sont semées par petits bouts à travers tout le livre…
Le monde est divisé en trois royaumes qu’on peut simplifier ainsi : le Paradis, l’Enfer et la Terre. Le Paradis est le premier royaume, là où vivent les célestes et où se passent 99% du récit. Dans ce royaume, les humains sont une caste inférieure, souvent des esclaves, mais ils peuvent aussi devenir marchands, mercenaires ou soldats s’ils ont les compétences adéquates. Les plus chevronnés et loyaux peuvent même espérer être intronisés et devenir céleste au bout de quelques centaines d’années comme ce fût le cas pour Naïmah.
Depuis ce monde, il est possible d’accéder au second royaume via des Portes. Je n’ai pas réussi à déterminer si celui-ci correspondait à l’Enfer ou à la Terre. Il semble que ce soit une zone riche en Hommes car c’est là-bas que les différentes Maisons importent les humains qui peuplent les marchés d’esclaves. Ce serait la Terre alors ? Difficile à dire parce que nous apprenons aussi, qu’une nouvelle porte s’est ouverte sur ce royaume et celle-ci semble peuplée de charognards. Des monstres autrefois humains qui ont succombé à la corruption et qui se repaissent de chairs humaines. De plus, le second royaume est décrit comme une terre désolée et loin d’être accueillante. Du coup, je pencherais pour l’Enfer mais j’ai du mal à comprendre comment ils peuvent « récolter » suffisamment d’humains purs pour leur commerce dans ce cas…

C’est vraiment un sujet qui manque de développement et qui est, pour moi, un des gros points faibles de ce roman. L’univers est bon, original, complexe mais pas suffisamment bien expliqué pour qu’on puisse y naviguer les yeux fermés. Il existe une carte à la fin du livre et aussi sur leur site internet avec des informations sur chaque Maison, ville et porte (top au passage !) mais j’aurais aimé ne pas avoir à la consulter toutes les deux minutes pour me repérer et mieux appréhender les enjeux politiques. J’adore les cartes mais là, ce n’était vraiment pas agréable. Elles doivent servir de bonus et pas contenir (et là je pense à la carte interactive sur leur site) des informations importantes qui auraient dû être incluses dans le récit.

Un autre point qui m’a dérangé, c’est le changement constant de perspectives. Tantôt nous sommes dans la tête de Joseph, tantôt dans celle de Naïmah puis au fil du récit et des rencontres, les points de vue des nouveaux protagonistes viennent s’additionner. Ajouter à ça, des transitions maladroites qui viennent embrouiller un peu plus le lecteur. Un exemple tout bête de deux types de paragraphe qui peuvent se suivre :

« Bien sûr, rendors-toi, conclut Naïmah d’une voix douce, elle se tassa doucement puis elle enfonça sa tête dans ses bras attendant que le sommeil la trouve. »

« Voilà plusieurs heures que les premiers rayons du soleil perçaient les vitraux de la taverne. Dans cet établissement raffiné du quartier humain de Cor’vinus, une femme aux cheveux argentés patientait accoudée à une table, un verre d’alcool à la main. »

Vous allez me dire que je suis débile et que je ne comprends rien (possible oui) mais quand je lis dans le second paragraphe « une femme aux cheveux argentés », même si je sais que Naïmah a les cheveux de cette couleur, l’utilisation du pronom indéfini me donne d’abord l’impression que nous avons affaire à un personnage encore inconnu qui se désaltère pendant que Naïmah dort et non à cette dernière qui s’est levée, habillée et qui boit à la taverne de bon matin.
Ce n’est qu’un passage parmi tant d’autres qui m’a gêné dans ma lecture et qui m’a souvent obligé à ralentir mon rythme, voire même à m’arrêter, et relire les quelques lignes que je venais de parcourir pour savoir où j’étais, qui parlait, etc.

Je ne fais que critiquer depuis tout à l’heure mais il y a quand même du bon dans ce tome, comme l’action et les nombreux rebondissements qui peuplent le récit. Les personnages ont rarement une seconde de répit et personne n’est à l’abri d’une flèche ou d’un coup d’épée bien placé. Tout cela, rend le futur complètement incertain et nous donne envie de connaître le dénouement au plus vite.
Enfin, peut-être que les auteurs ne sont pas à l’aise avec la description d’un lieu ou d’un paysage (qui font parfois défaut) mais en ce qui concerne les batailles, les attaques et les blessures, ils gèrent ! Rien que le premier chapitre où nous sommes spectateurs de la transformation d’un humain en charognard est répugnant à souhait.

Bref, « Divine corruption » est un roman Fantasy qui a clairement de bonnes idées, un bon univers et une solide histoire mais qui manque cruellement de descriptions et d’explications sur les lieux que traversent les personnages. Les transitions entre certains paragraphes ne sont pas fluides et j’ai plusieurs fois été à deux doigts de me perdre. J’aurais aimé que Alexandre & David Rousseau prennent le temps de poser les bases de leur monde, qu’ils prennent un chapitre pour nous expliquer ce que sont les trois royaumes, les relations entre les différentes Maisons, etc. afin que ma lecture ne fusse pas autant ponctuée de points d’interrogation.

Site Internet Officiel

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4 réflexions sur “Divine corruption, tome 1 : Déviance – Alexandre & David Rousseau

  1. J’avais repéré le roman en raison de sa couverture et de son résumé.
    Le manque de développement de certains aspects est dommage, mais le roman continue à m’intriguer. A voir…

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  2. Merci pour ce retour lecture et pour le temps que vous avez consacrez à Divine corruption. Je prends note de vos remarques et je vais essayer de mieux développer l’univers à l’avenir. Divine corruption est vaste et dans ce tome nous effleurons à peine une partie de ce que j’espère raconter. Merci encore pour votre retour.

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    • Merci pour l’opportunité ! C’était un plaisir de lire un roman avec un univers si particulier ^^

      J’ai en effet eu la sensation que le monde que vous offrez au lecteur est très vaste et complexe, c’est pour cela que je souhaitais avoir un maximum d’informations pour pouvoir me l’imaginer et me l’approprier davantage. Ça n’en restait pas moins une bonne lecture, pleine d’actions et de rebondissements !

      Je serais curieuse de connaître la suite ^^

      J'aime

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