Platinum End #1-7 – Takeshi Obata & Tsugumi Ohba

Note : ★★★☆☆ (3.25/5)
Extrait : « Il y a un principe que je respecte par-dessus tout… ne jamais haïr ni détester qui que ce soit. Parce que cela n’amène rien de bon… dans son propre cœur comme dans celui des autres. »

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Titre : Platinum End
Auteur : Takeshi Obata & Tsugumi Ohba
Genre : Shonen
Langue : Française
Pages : 7 tomes (en cours)
Note : 3.25/5

En bref : Malgré un début plutôt prometteur, le rythme de l’histoire devient vite chaotique et c’est à se demander si les mangakas savent où ils vont. De plus, les personnages sont trop caricaturés et peu de surprises ressortent de leurs actions. On est loin de l’ingéniosité de Death Note…

Résumé :

Mirai, un jeune homme qui a perdu tout espoir en la vie, décide de se suicider en se jetant du haut d’un building. Mais juste avant qu’il ne touche le sol, un ange, appelé Nasse, le rattrape au vol et lui sauve la vie. Elle lui offre alors la possibilité d’obtenir de puissants pouvoirs, promesses d’une vie meilleure… Mais en acceptant, Mirai découvre qu’il participe désormais à une compétition mortelle dont l’issue est à la hauteur de l’enjeu : prendre la place de Dieu.

Avis :

Alors que Mirai est sur le point de se suicider, il est sauver de justesse par Nasse, un ange suprême. Pourquoi s’est-elle intéressée à Mirai ? Parce qu’elle souhaite lui redonner goût à la vie et lui permette d’exaucer ses vœux. Pour parvenir au bonheur qu’il souhaite atteindre, Mirai va devoir entrer en compétition avec d’autres élus. Un combat à mort où le dernier deviendra Dieu et pourra réaliser ses rêves.

Ayant beaucoup apprécié Death Note, l’histoire et la psychologie des personnages (même si la deuxième moitié de la saga se dégrade un peu), j’étais curieuse et impatiente de découvrir ce nouveau projet du duo Obata & Ohba. Malheureusement, mes attentes sont loin, très loin, d’avoir été comblées. Je suis très déçue et chaque tome me pousse un peu plus vers l’abandon de cette saga. Pourquoi ?

Tout d’abord les personnages. Ils sont creux, caricaturés et donc sans surprises. Mirai est tellement gentil qu’il en est ennuyant et prévisible. Je rêve du moment où il ira à l’encontre de ses principes mais je n’ai pas l’impression que ce soit dans l’objectif des mangakas… Ce qu’il dit n’est pas dérisoire mais il a une vision du monde trop bisounours et du coup, ses discours ont tendance à m’assommer plutôt qu’à m’inspirer.
Saki, elle, excelle par son manque de personnalité. Elle ne parle quasiment pas au début et quand enfin elle se réveille, c’est pour devenir aussi inintéressante qu’avant. D’ailleurs, je n’ai pas beaucoup apprécié le changement de design du personnage, son visage est trop lisse et ses yeux trop brillants, ça la déshumanise beaucoup je trouve.
Ajouté à ce duo tout mou, il y a Mukaido. Le seul personnage qui se démarque pour moi. Un père de famille en fin de vie qui est prêt à tout pour offrir un monde meilleur à sa famille. C’est cliché mais au moins il donne de la vie et du dynamisme au groupe.
Dans l’autre camp, on retrouve le charismatique Metropoliman. Un homme qui a des idées très tranchées sur la façon dont il faut diriger le monde. Il a quelques joutes verbales intéressantes avec Mirai, notamment dans le tome 7, mais une fois encore, son avis est tellement extrême qu’il est facile de connaître sa prochaine action et qu’on peut difficilement adhérer à ses dires.

En ce qui concerne l’histoire, nous avons affaire à une sorte de Battle Royale dont les armes principales sont deux types de flèche : une rouge qui permet de contrôler les gens pendant environ un mois et une blanche qui tue instantanément la personne touchée. Cela aurait pu donner lieu à une réflexion intéressante sur le bien fondé de manipuler une personne, de l’obliger à faire des choses qu’elle ne veut pas, etc. Et certains de ces points ont bien été mentionnés mais à cause d’une intrigue mal ficelée, ils ont souvent été bâclés. J’ai eu l’impression qu’à chaque fois que je touchais à un truc d’important, un point qui allait peut-être changer ma vision des choses, il glissait entre mes doigts avant que j’ai pu le saisir. C’était assez frustrant…

Cette frustration est aussi rattachée au rythme en dent de scie de la saga. Certains tomes sont bien dosés et l’histoire se développe petit à petit puis arrive un ou deux tomes où on s’ennuie tant l’intrigue est délayée. S’ensuit alors un ou deux autres tomes où là, l’action est omniprésente et les combats expédiés à la vitesse de l’éclair. A croire que Obata & Ohba voulaient absolument qu’on se désintéresse de leur oeuvre en rallongeant les scènes où il ne se passe rien et en précipitant les passages digne d’intérêt.

Bref, « Platium End » est très loin d’arriver à la cheville de Death Note. Alors que ce dernier contenait une histoire surprenante, des personnages à la psychologie complexe et poussait constamment le lecteur à la réflexion sur des sujets comme la mort, la vie ou la manipulation, Platinum End se révèle fade et prévisible sur tous les plans. Le premier tome était pourtant prometteur mais la suite n’a pas réussi à me convaincre. J’ai néanmoins eu un petit regain d’intérêt avec le tome 7 mais je ne me fais plus trop d’illusions maintenant, cette saga ne fera clairement pas partie de mes préférés…

 

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