Les mots du bonheur – Michel Ducroizet

Note : ★★★☆☆ (2.5/5)
Extrait : « Le bonheur… Faut-il attendre d’être un sexagénaire pour s’en préoccuper ? Est-il nécessaire de prendre son sac à dos et de s’en aller sur les chemins ? Rien n’était planifié : j’avais simplement décidé de marcher en profitant du temps disponible que me laissait ma vie, c’est-à-dire une semaine par-ci, par-là au long de l’année. »

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Titre : Les mots du bonheur
Auteur : Michel Ducroizet
Genre : Contemporain
Langue : Français
Pages : 479
Note : 2.5/5

En bref : Une histoire bien écrite et originalement présentée mais qui n’a pas su me toucher outre mesure. Je ne pense pas que ce soit un mauvais livre, je dirais simplement qu’il n’est pas fait pour moi. Attendant un peu plus qu’une suite de pensées philosophiques, je me suis ennuyée et n’ai même pas pu aller au bout de cet ouvrage, une première en deux ans.

Résumé :

À soixante ans, Yannick décide de se lancer dans une nouvelle aventure : le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et, par là même, la quête du bonheur.
Au fil du camino qu’il emprunte à Vézelay, il croise, au hasard de ses haltes, des pèlerins, des hôtes et de simples passants qui, chacun à leur manière, impriment leur marque. Au-delà du plaisir de l’aventure, expériences, récits de vie et témoignages enrichissent une réflexion intérieure sur le bonheur que les échanges sur les sujets les plus divers, 221 précisément, tentent de cerner. Tandis qu’en filigrane la relation père-fils ne cesse d’être interrogée.
Une montée en puissance nourrit le suspense : quelle raison profonde a poussé Yannick à partir ? Quel secret va-t-il découvrir ? Les dernières pages du livre, alors que la frontière espagnole se profile, le dévoileront.

Avis :

Parce que j’aime bien sortir de ma zone de confort de temps en temps et arpenter des chemins vierges, je me suis lancée dans ce SP proposé par la maison d’édition Librinova. Je la remercie beaucoup pour cette proposition et même si l’expérience ne fût pas très bonne (je n’ai pas réussi à terminer le livre), je ne regrette pas d’avoir tenté le coup.

Tout au long du livre (du moins ce que j’en ai lu), nous suivons la vie de Yannick, un homme d’une soixantaine d’années qui décide, du jour au lendemain, de partir en pèlerinage, de Vézelay à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il n’est pas particulièrement croyant mais ses réflexions sur sa vie, ce qu’il a accompli jusqu’à présent et sur la définition du bonheur le pousse à entamer ce voyage. Le bonheur, qu’est-ce que c’est ? Est-on constamment heureux ? Si non, que faire pour atteindre le bonheur ? Pour qu’il perdure ?
A travers différentes rencontres et discussions, Yannick va essayer de trouver des réponses à ses questions. Il va aborder de nombreux thèmes (221 semble t-il) qui fera réfléchir son auditoire mais aussi lui-même. Cette introspection le fera grandir petit à petit et nous permettra d’en apprendre plus sur la vie de ce sexagénaire.

Le point centrale de cette histoire ce n’est pas le pèlerinage mais les rencontres que Yannick fait durant son parcours. C’est un des premiers points qui m’a dérangé. Je m’attendais à ce que le personnage doive faire face à des péripéties qui lui feraient comprendre ce qu’est le bonheur et qu’il y ait un bon équilibre entre l’action et les réflexions. Ce ne fût absolument pas le cas, il y a, sans exagérer, 90% de réflexions pour seulement 10% d’action. Et quand je dis action, c’est, la plupart du temps, simplement Yannick quittant la ville pour rejoindre la prochaine étape à pied…

Le livre est divisé en sept rencontres, Françoise, Gérard, Bruno, Annie, Isabelle, Jacques et Justine et ces rencontres sont encore divisées en thèmes propre à chacun (amour, famille, haine, yeux, dieu, rencontre, magie, Paris, bref TOUT y passe). Chaque personnage a une personnalité qui lui est propre et qui est bien différente de son voisin. Ils sont tous là pour une raison précise et nous découvrons leur vie, leurs aspirations et leurs problèmes à travers leurs conversations avec Yannick. Je suis sceptique quant à la probabilité qu’un inconnu vous raconte ses secrets les plus intimes à la première rencontre mais soit, pourquoi pas, ce n’est pas ce qui m’a le plus incommodé. C’est plutôt le fait que Yannick se pose bien souvent en « Monsieur Je-sais-tout ». Au vu de son âge, il a bien plus d’expérience que les pèlerins qu’il rencontre, je suis d’accord, mais le fait qu’il se place toujours en tant que « Professeur » face à eux m’a ennuyé. Je ne sais pas si ce genre de conversations philosophiques est un exercice dure à écrire (probablement) mais je les ai trouvé, pour la plupart, trop linéaires et à sens unique. De plus, ses parallèles constants avec le monde du travail et la boîte qu’il a monté des années auparavant a fini par m’achever.

Parce que, même si Yannick rencontre sept personnes différentes et qu’il parcourt des sujets très variés avec les uns et les autres, le schéma reste globalement le même. C’est toujours : Yannick marche, rencontre une personne, discute avec elle, partage un moment de réflexion, dit au revoir et reprend sa route. Ce côté répétitif et contenant aucun rebondissement m’a assommé. Tout n’est que prétexte à une pensée philosophique, à tel point que j’ai fini par trouver ça peu crédible. Certaines rencontres comme la première avec Françoise entraînent naturellement une discussion philosophique mais d’autres sont beaucoup moins fluides et ça m’a bloqué. Je n’arrivais pas à entrer dans leur conversation ni à m’y intéresser. Je n’avais qu’une envie que Yannick reprenne la route et qu’il arrête de parler !

Bref, « Les mots du bonheur » ne m’a pas convaincue. Je ne suis pas adepte de ce genre littéraire mais j’ai tout de même tenté le coup car ça m’arrive d’avoir de bonnes surprises. Ce ne fût pas le cas ici à cause d’un personnage qui ne m’a pas paru sympathique et d’une overdose de philosophie. Je déteste ne pas finir un ouvrage mais ça faisait deux semaines que j’étais dessus et je n’avais pas l’impression d’avancer d’un pouce… OTL Il n’était pas fait pour moi mais peut-être qu’il le sera pour vous !

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3 réflexions sur “Les mots du bonheur – Michel Ducroizet

  1. Merci d’avoir pris le temps de lire la moitié de mon livre et de faire ce commentaire. Je suis désolé que vous n’ayez pas accroché. Le fait que vous soyez surprise par les dialogues intimes et philosophiques avec des inconnus montre que vous n’avez pas marché sur le chemin de Compostelle; je vous invite à le faire, c’est une expérience unique.
    Je suis un peu surpris que vous ne soyez pas entrée dans « l’action » principale du livre: Yannick va découvrir pour quelle raison il est parti sur le chemin (d’où la couverture…). De nombreux autres lecteurs m’ont rpporté que cela les avait touché (il faut dire que la plupart trouvent Yannick sympathique…) ? Quand au fait que TOUT y passe, eh bien j’ai découvert que non. Depuis la sortie de ce livre, j’anime des conférences / séances d’échange autour du bonheur, avec des écoles, entreprise, associations…. et je pose la question « si je vous dit bonheur, quel mot vous vient spontanément à l’esprit? » ; Depuis 2 mois, sur 200 réponses, plus de 50 mots m’ont été cités, et 25 d’entre eux …. ne sont pas dans « les mots du bonheur »! (je dois avouer que cela m’a moi-même surpris!)
    Rassurez vous, si j’écris une suite, je ne vous condamnerai pas à la lire!

    Cordialement
    Michel Ducroizet

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    • Bonjour,

      Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire ma chronique qui n’est pourtant pas très élogieuse ^^’

      Je ne vais pas revenir sur les points que vous avez abordé car ce serait répété plus ou moins ce que j’ai dit dans ma chronique. Mais je tiens juste à repréciser que je n’ai pas détesté votre livre et que je ne le trouve pas forcément mauvais. Simplement j’attache beaucoup d’importance aux personnages et l’affinité que je peux avoir avec eux et ici, la magie n’a pas opéré. Peut-être à cause de la différence d’âge, de situation ou un mauvais timing, je ne serais dire exactement ^^.

      En ce qui concerne votre question sur le bonheur, je pense qu’il y a autant de réponses que de personnes sur Terre. Pour ma part, c’est le Japon et je ne crois pas que vous en ayez parlé non plus dans votre livre. Quand je disais « TOUT y passe », je faisais plus référence aux thèmes qu’aux mots en eux-mêmes mais je suis sûre que si on creuse un peu on peut encore en trouver d’autres.

      Si vous écrivez un deuxième tome ou une autre histoire, je ne serais pas contre la lire. Il se peut que je sois dans un état d’esprit différent que je l’étais pour celui-là et que j’accroche totalement !
      En tout cas, je vous souhaite bon courage pour la suite, quelle qu’elle soit ^^

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