Interview #3 – Thomas GERBAUD

Nouvelle interview aujourd’hui, d’un auteur qui a sorti son dernier roman « Atlas des courants invisibles (et ceux qui les parcourent) » en août dernier : Thomas GERBAUD. Je le remercie d’avoir accepté de répondre à mes questions dont voici le compte-rendu. Bonne lecture~

Questions-Réponses

1- Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pourriez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Thomas Gerbaud, j’ai 38 ans. Je viens de Nantes (en Bretagne, pour ceux qui en doutent encore 😉 ) et je travaille à Paris dans le jeu vidéo depuis une dizaine d’années.

2- Quel est le titre de votre dernier roman et que raconte t-il ?

Mon deuxième roman s’intitule “Atlas des Courants Invisibles”. C’est un thriller fantastique qui suit quatre personnages doués de « talents » extraordinaires, au cours d’une épopée s’étalant sur quarante ans et dans trois pays.

3- Vos personnages parcourent le monde et votre histoire regorge d’aspects historiques et scientifiques. Comment vous êtes-vous renseigné sur ces lieux et sujets et pourquoi avoir choisi ceux là en particulier ?

Il n’y a pas de secret : il faut consacrer beaucoup de temps à la Recherche, regarder des documentaires, lire des livres, aller sur Internet. “Il n’existe pas de raccourci” comme dirait Josua. Ceci dit, j’ai évidemment choisi des lieux et dans une moindre mesure des thèmes qui m’étaient familiers. L’adage anglo-saxon “Write what you know” a beaucoup de sens à mes yeux. Donc oui, je suis déjà allé à Lipetsk, ou à Genève et même à Pokhara et dans des villages comparables à ceux dont je parle dans le livre. Malgré tout, impossible de couper à la recherche complémentaire. Pour écrire Justin, j’ai regardé une flopée de documentaires sur les fermiers de Virginie. Pour écrire Ilia, j’ai lu deux ou trois Soljenitsyne. Etc. L’important est de saisir un état d’esprit global et d’y ajouter des détails très précis qui vont achever de rendre les lieux où les personnages vivants.

4- Sur quoi vous basez-vous pour créer vos personnages (imagination, entourage, inconnu…) ?

Je pense que chaque auteur pioche des bouts de ce qui l’entoure, mélange le tout, ajoute des éléments fictionnels et…hop… un personnage de fiction. Bien sûr, c’est très simplifié, mais pour ma part, la plupart de mes personnages agrègent des traits de personnalité de gens rencontrés dans la vraie vie et qui m’ont frappés. Mais pour moi, il était aussi important qu’ils « disent » tous quelque chose du sous-thème (l’harmonie / la normalité) et que chacun d’entre eux vivent à leur manière un parcours héroïque (y compris les « méchants »). Vous pouvez vérifier dans le livre 🙂

5- Y a t-il une partie de l’histoire (ou un personnage) qui vous a posé problème lors de sa création ? Ou, au contraire, qui était une évidence ?

Jack est un archétype sur lequel j’ai tendance à souvent retomber. Je suis fasciné par les gens qui n’ont plus rien à perdre. Et je pense aussi que son parcours de rédemption va dans le sens du message du livre aussi : « à la fin tout finit toujours bien ».

Tara a été compliquée, notamment car à l’origine, je voulais la faire mourir dans le village (Ashraya). Sa symbolique initiale était le sacrifice, elle devait « juste » être un moyen pour Anton de passer une étape dans sa vie (c’est à dire : faire face à la mort). Et puis j’ai changé d’avis, littéralement dans les dernières semaines d’écriture… donc quand Tara dit « c’est moi qui devait mourir », c’est littéralement le cas 🙂

6- Après La Bibliothèque des Existences et Atlas des courants invisibles, quel est votre prochain projet d’écriture ? Quel(s) thème(s) aimeriez-vous aborder ?

Je vais me laisser un peu de temps pour souffler. J’ai deux idées qui germent mais je ne sais pas si elles aboutiront (l’une une enquête policière en 2084 dans un monde où la vérité n’existe plus, l’autre un genre de Space opéra dans la veine de Dune). Tout ça est très loin encore 🙂

7- Un dernier mot pour vos anciens et peut-être futurs lecteurs ?

Simplement, j’espère que vous aurez plaisir à lire ce livre et qu’il vous fera voyager. On écrit le genre de livre qu’on a envie de lire, donc à titre personnel c’est ce que je recherche. De l’aventure, du voyage, des personnages forts. L’île au Trésor de Stevenson est un de mes livres favoris et reste un modèle pour moi dans le déroulé.
Pour le reste, si vous avez été touchés et que ça a pu dire un petit quelque chose sur la vie, alors c’est merveilleux. Et surtout, si vous l’aimez, partagez-le, parlez-en autour de vous – je sais que ça fait phrase type mais c’est réellement important pour les auteurs indépendants. Écrire un livre est un travail titanesque, donc lorsque vous en aimez un, partagez-le 🙂

Et n’hésitez pas à m’écrire sur mon Facebook pour échanger, je suis toujours ouvert pour discuter sur ces sujets !


Je remercie encore une fois Thomas GERBAUD pour avoir accepté cette petite interview et pour m’avoir proposé la lecture de son dernier roman.
Si vous souhaitez en apprendre davantage sur l’auteur ou si ses romans vous intriguent, vous pouvez retrouver toutes les informations nécessaires ci-dessous :
Facebook
Amazon
Mes chroniques de « Atlas des courants invisibles » et « La Bibliothèque des Existences« 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s