Le garçon en pyjama rayé – John Boyne

Note : ★★★★★ (5/5) Coup de cœur
Extrait : « Certaines découvertes sont des choses intéressantes qui se trouvent là, simplement, occupées à leurs propres affaires, en attendant d’être découvertes, comme l’Amérique. Et parfois, ce sont des choses qu’il vaudrait mieux laisser à leur place, comme une souris morte dans un placard. »

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Titre : The Boy in the Striped Pyjamas (VF : Le Garçon en pyjama rayé)
Auteur : John Boyne
Genre : Jeunesse
Langue : Française
Pages : 185
Note : 5/5 Coup de cœur

En bref : Voir une partie de la Seconde Guerre Mondiale à travers les yeux d’un enfant de neuf ans qui n’a aucune idée de ce qui se passe n’est pas chose courante et je ne m’attendais pas à un récit d’une telle innocence et en même temps d’une telle intensité.

Résumé :

Vous ne trouverez pas ici le résumé de ce livre, car il est important de le découvrir sans savoir de quoi il parle. On dira simplement qu’il s’agit de l’histoire du jeune Bruno que sa curiosité va mener à une rencontre de l’autre côté d’une étrange barrière. Une de ces barrières qui séparent les hommes et qui ne devraient pas exister.

Avis :

Bruno rentre un soir de l’école et découvre Maria, une de ses employés en train de plier ses affaires dans des valises. Ne comprenant pas ce qu’il se passe, il interroge sa mère qui lui apprend qu’ils vont devoir quitter Berlin. Son père est un homme très important et son travail l’envoie ailleurs, ce qui oblige toute sa famille à le suivre. Bruno n’a pas très envie de déménager, de quitter sa rampe d’escalier favorite et ses trois meilleurs amis mais quand on a que neuf ans, peu d’alternatives s’offrent à nous.

Ce roman se passe à Berlin en 1942, à partir de là, si vous avez un tant soit peu suivi les cours d’Histoire au collège/lycée, vous savez que nous sommes en pleine Seconde Guerre Mondiale, à une époque où Hitler considérait la « race allemande » comme étant supérieure à toute autre et envoyait les Juifs (et pas que) par train entier dans des camps de concentration.
C’est dans ce contexte que nous faisons la connaissance, entre autres, de Bruno, sa sœur Gretel, sa mère et son père. Mais, à vrai dire, le contexte ne nous est jamais explicitement décrit car l’auteur nous met dans la peau d’un garçon de neuf ans qui ne comprend ni tout ce qu’on lui dit, ni les enjeux qui se déroulent sous ses yeux. Tout ce qu’il voit, c’est qu’on lui demande de quitter la maison dans laquelle il a toujours vécu et cela ne lui plaît guère.

Pendant tout le livre, nous avons ce décalage entre la vision de Bruno et la réalité. C’est ce qui fait toute la force de ce roman d’ailleurs. John Boyne pousse l’innocence à son paroxysme afin de mieux faire ressortir l’horreur de la situation. Cela m’a fait ressentir beaucoup d’émotions contradictoires et était bien frustrant car en tant que lecteur, je connaissais la vérité mais j’étais incapable d’intervenir. Puis, d’un côté, je voulais que Bruno garde cette naïveté et reste dans l’ignorance la plus totale sur les atrocités qui se jouent non loin de lui et d’un autre côté, je voulais qu’il prenne conscience de ses horreurs et qu’il essaye de changer les choses. Même si du haut de ses neuf ans, la probabilité que ses actions aient un impact soit faible…

Je ne m’étalerai pas trop sur l’histoire car comme le dit si bien le résumé, c’est vraiment un récit qu’il faut découvrir par soi-même si on veut qu’il ait l’effet escompté. Pour ma part, ça a marché et je ressors de cette lecture attendrie et bouleversée. Je pense, non, je suis sûre que c’est un livre qui va me rester en mémoire pendant un long moment et que je relirai à l’occasion.

Le seul truc que je pourrais reprocher à ce roman est les nombreuses répétitions présentes. Pour que l’immersion soit totale, l’auteur a utilisé une plume plutôt enfantine avec des mots et des expressions qui reviennent souvent comme par exemple « le cas désespéré », surnom que Bruno donne à Gretel ou « ses trois meilleurs amis pour la vie » qu’on peut lire à chaque fois que Bruno mentionne ses amis berlinois, etc.
Ces répétitions sont compréhensibles car c’est un garçon de neuf ans qui parle mais ça n’en reste pas moins redondant et il m’a fallu un petit temps d’adaptation avant que cela ne me dérange plus dans ma lecture.

Bref, « Le Garçon en pyjama rayé » est une lecture qui monte crescendo et qui nous offre un final des plus bouleversants. Il est rare qu’un dénouement me laisse aussi perplexe. Je ne sais que dire à part, lisez-le et découvrez, vous aussi, l’histoire de Bruno dans sa nouvelle maison et son point de vue sur ce qu’il voit à travers la fenêtre de sa chambre.

Info : Pour ceux que ça intéressent, il existe une adaptation cinématographique de ce roman, disponible sur Netflix entre autres. Je ne l’ai pas encore vu donc je ne sais pas ce qu’il vaut mais, je vous ferai part de mon avis une fois regardé !

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