Dancing Colors – Tasuku Furukawa

Note : ★★★★☆ (4.25/5)
Extrait : « Tout mon passé est lié à cette barre de danse… Il n’est pas question que je laisse s’effacer les couleurs qui composent cet endroit. »

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Titre : Dancing Colors
Auteur : Tasuku Furukawa
Genre : Yaoï
Langue : Française
Tome : 1 (terminé)
Note : 4.25/5

En bref : Le coup de crayon est maladroit par moment mais cela est compensé par un univers original et bien représenté ainsi qu’une histoire émouvante et violente à la fois. J’ai été charmée par nos deux protagonistes mais j’aurais aimé que le passé de Kô soit un peu plus détaillé tout de même.

Résumé :

Nagisa, danseur de pole dance très apprécié du public, est du genre, après chaque représentation, à aller finir sa nuit dans les bras d’un homme. Il ne prend jamais rien au sérieux, et surtout pas son travail. Il est en cela complètement opposé à son nouveau collègue Kô, le meilleur danseur du club dans lequel il a été engagé, qui fait passer son art avant tout le reste. Mais la vie de Nagisa se met à changer lorsqu’il aperçoit Kô danser au club, un soir. À la fois impressionné et blessé dans sa fierté, il réalise qu’il a beaucoup de choses à apprendre de lui. Mais bien vite, il se rend compte que Kô semble cacher un lourd secret…

Avis :

Le Grand Blue est un club au bord de la mer où des spectacles de Pole Dance y sont donnés. Parmi les employés, se trouvent Kô, le meilleur danseur du club mais aussi Nagisa, la dernière recrue en vogue. Cependant, malgré le fait qu’il soit apprécié du public, Kô n’hésite pas à lui dire que sa danse est médiocre. Cette réflexion passe mal auprès de Nagisa mais lorsqu’il voit Kô sur scène, il ne peut que voir la différence de niveau qu’il y a entre eux deux. Nagisa n’aura alors qu’une idée en tête, faire de Kô son mentor et le surpasser.

Si j’ai acheté ce mangas c’est avant tout pour l’originalité de l’univers (et la couverture). Je n’avais pas encore lu d’histoire qui tournait autour du Pole Dance. On a tendance à associer (à tort) cette discipline aux prostituées ou à du strip-tease alors j’étais curieuse de voir ce que cela allait donner.

En ce qui concerne le thème, je ne suis pas déçue. Le Pole Dance y est, pour moi, bien représenté. J’avais peur qu’il soit rattaché trop souvent au sexe mais pas du tout. Tout le long du mangas, j’ai vu cette danse comme un art, un spectacle sensuel et hypnotique. Il y a des scènes qui sont vraiment jolies autour de cette barre.
Une deuxième chose qui m’a plu, et qui est en lien avec ce que j’ai dit au dessus, c’est la passion pour la danse qui se dégage de ce one-shot. Même si Nagisa est au départ un personnage qui prend tout à la légère, dès qu’il se met sérieusement au travail, on voit à quel point la danse est importante pour lui. Quant à Kô, il nous fait savoir très clairement que le Pole Dance est toute sa vie. Leur attachement pour cet art est tel que les préjugés que nous pourrions avoir dessus sont vite balayés et nous pouvons pleinement profiter du spectacle.

Côté personnages, j’ai beaucoup aimé l’alchimie qui ressort du duo Nagisa/Kô. Chacun prend les rênes de leur relation à tour de rôle et quand l’autre est en difficultés. Ils se chahutent, se cherchent, se blessent, se boostent, se soutiennent,… bref, ils se complètent merveilleusement bien et c’était un plaisir de les suivre dans leurs aventures.
A part le patron du club et le manager de Nagisa, les personnages secondaires sont quasi inexistants mais ce n’est pas spécialement gênant car il y avait suffisamment matière à raconter avec nos deux protagonistes.
Sur ce point d’ailleurs, je regrette le manque d’informations sur le « lourd secret » de Kô. Les explications qu’on a sont trop succinctes et m’ont empêché de comprendre correctement les tenants et les aboutissants de son problème. C’est loin d’être incohérent mais c’est incomplet.

Enfin, le coup de crayon de Tasuku Furukawa peut encore être amélioré. Il propose un design particulier pour ses personnages, notamment au niveau des yeux qui sont très aplatis avec des pupilles petites mais beaucoup de planches restent maladroites. Je pense, par exemple, aux scènes où les protagonistes expriment des sentiments forts tels que la colère ou le désarroi. Dans ces moments là, j’ai trouvé les visages de Kô ou Nagisa assez brouillons (au niveau de la bouche et des yeux surtout).

Bref, « Dancing Colors » ne propose pas des dessins à couper le souffle mais il compense par un univers original mis en valeur par un duo attachant dont la relation sera mis à rudes épreuves à plusieurs reprises. C’est un premier mangas prometteur de la part de Tasuku Furukawa et je n’hésiterai pas à aller regarder de plus près ces prochains ouvrages.

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6 réflexions sur “Dancing Colors – Tasuku Furukawa

  1. Sans ta chronique, je me serais imaginée des dessins assez subtiles, la couverture me donnant cette impression… Je ne suis pas passionnée par la danse, mais tu m’as assez intriguée pour me donner envie de l’emprunter si je tombe dessus à la médiathèque.

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