Et si les chats disparaissaient du monde… – Genki Kawamura

Note : ★★★★☆ (4.25/5)
Extrait : « Pour vivre, je dépouillerai mon propre futur. » – « Je me demande bien pourquoi nous attendons toujours des autres plus que ce dont nous sommes capables. »

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Titre : Et si les chats disparaissaient du monde…
Auteur : Genki Kawamura
Genre : Humour, Philosophie
Langue : Français
Pages : 166
Note : 4.25/5

En bref : Un roman philosophique un peu décalé qui nous invite à réfléchir sur l’importance qu’on donne (ou non) aux êtres vivants et aux objets qui nous entourent. Il est bien écrit et j’ai passé un bon moment devant cette lecture. Je garde tout de même une préférence pour le film, un peu plus dramatique sur certains points et qui m’a, du coup, plus marqué.

Résumé :

A 30 ans, le narrateur de ce livre apprend par son médecin qu’il est condamné. Il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Aussi lorsque le Diable, cet étonnant visiteur en short, lui propose un marché, n’hésite-t-il pas longtemps. Les clauses du contrat ? Effacer, à chaque jour que Dieu fait, une chose de la surface de la Terre lui vaudra vingt-quatre heures de vie supplémentaires… Les téléphones, les montres : jusqu’ici, c’est à qui perd gagne… Mais lorsque le Diable lui propose de supprimer les chats, sa vie va basculer une deuxième fois…

Avis :

Que faire lorsque vos jours sont comptés et que le Diable vient sonner à votre porte pour vous offrir une journée supplémentaire pour chaque chose que vous faites disparaître de la surface de la Terre ? Acceptez ou refusez-vous ? C’est le dilemme auquel le narrateur va devoir faire face dans ce roman et qui va le plonger dans son passé.

J’ai vu l’adaptation cinématographique l’année dernière et je l’avais beaucoup apprécié. Quand j’ai vu que le roman était publié en France, je l’ai mis dans ma wishlist pour pouvoir me pencher dessus un de ces jours. Et me voilà !

C’est un court roman qui est raconté d’une manière bien plus légère que le film mais qui ne perd pas son message pour autant. Dès le début, l’auteur nous lance dans une profonde réflexion. Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour vivre ? Est-ce que supprimer tel objet, tel aliment, telle chose, aura vraiment un impact sur le monde ? Qu’est-ce qui est utile ? Qu’est-ce qui est important ?
Il nous pousse à nous mettre dans la peau du personnage et à nous poser toutes ses questions. Nous suivons le cheminement de pensées du protagoniste et trouvons, comme lui, mille et une choses qui pourraient disparaître sans chagriner personne. A première vue, le deal a l’air correct et l’avenir du personnage s’annonce sous les meilleures auspices.

Cependant, ce n’est pas si simple et au fil du récit, nous nous rendons compte que ce qui paraît inutile pour une personne peut être vitale pour une autre, qu’un objet des plus banales peut renfermer un souvenir des plus précieux mais aussi, qu’à attacher de l’importance à ce qui en a pas forcément, on en vient à oublier l’essentiel.
Ce roman a un côté très philosophique mais il est raconté d’une telle façon que ça passe tout seul. L’auteur mélange habilement travail de l’esprit et divertissement. Divertissement, parce que l’humour y est bien présent. Vu le sujet du livre, c’est étonnant me direz-vous mais Genki Kawamura a incorporé pas mal de passages coquasses dans son roman, notamment avec les apparitions du Diable toujours habillé en chemise hawaïenne (ne me demandez pas pourquoi…) ou encore grâce au chat du narrateur qui se met à parler. Ces extraits enlèvent cet aspect sérieux et barbant qu’on associe souvent aux essais philosophiques pour nous proposer quelque chose de plus distrayant.

A côté de ça, le narrateur nous raconte des brides de son passé et nous parle de son ex-petite-amie, de son meilleur ami mais surtout de sa mère et des deux chats qui l’ont accompagné au cours de sa vie. Ces bouts d’histoires sont chargées de mélancolie, de joie et de peine. C’était touchant de le voir se remémorer tous ses souvenirs liés aux objets qu’il fait disparaître et de se rendre compte petit à petit que ce qu’il est en train de faire pourrait avoir une incidence plus grave qu’il n’y paraît.

Bref, « Et si les chats disparaissaient du monde… » est un roman philosophique un peu décalé qui nous invite à faire une introspection de soi et à réfléchir sur l’importance qu’on donne (ou non) aux êtres vivants et aux objets qui nous entourent. Il est bien écrit et j’ai passé un bon moment devant cette lecture. Je garde tout de même une préférence pour le film, un peu plus dramatique sur certains points et qui m’a, du coup, plus marqué.

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