Les animaux de Koadeg – Hugo Thomas

Note : ★★★★☆ (3.75/5)
Extrait : « En ce temps-là, il répondait au nom d’Eleda. Même s’il n’en avait jamais parlé à personne, le vieil homme n’avait pas pour autant renié son passé : il avait, au contraire, consacré la dernière partie de sa vie à en préserver la mémoire. »

couv53512766

Titre : Les animaux de Koadeg
Auteur : Hugo Thomas
Genre : Fantasy
Langue : Française
Pages : 420
Note : 3.75/5

En bref : J’ai beaucoup aimé l’univers et la façon dont l’auteur a transposé notre société au monde animal. C’est ingénieux et bien construit tout du long. Malgré tout, j’ai ressenti des ralentissements lors des descriptions et parfois la plume m’a paru un peu enfantine.

Résumé :

Depuis que nous, êtres humains, ne croyons plus en la magie, celle-ci a entièrement disparu de la surface de la terre. En perdant ce puissant lien qui nous unissait à la nature, nous sommes devenus petit à petit hermétiques à la souffrance que nous lui infligeons. Ainsi, portés par notre instinct de domination, nous avons cru qu’elle était domptable et que nous en serions les maîtres. Mais au vu des nombreuses catastrophes que nous avons involontairement provoquées, force est de constater que nous nous sommes trompés. Il est donc essentiel de retrouver ce que nous avons perdu : l’enchantement du monde.

Avant sa mort, le plus grand mage de notre temps a mis en lieu sûr les derniers vestiges de la magie. En se sacrifiant pour créer la forêt de Koadeg, un sanctuaire inaccessible aux hommes, il a laissé à ses habitants la lourde tâche de nous rappeler l’existence de la magie.

Voici leur histoire.

Avis :

Je remercie tout d’abord Hugo Thomas pour sa confiance et pour m’avoir permis de lire son roman que j’ai trouvé original !

Dans la forêt de Koadeg, chaque animal, à la fin de ses études, peut choisir le métier qu’il souhaite faire. Pour cela, il doit le soumettre à ses professeurs qui vont recommander ou non l’élève à des employeurs. Huli Sabot est un renard qui veut devenir chanteur mais son mauvais comportement lors de son apprentissage lui vaut un refus catégorique de l’Académie et il finit par rejoindre son meilleur ami Anatole en tant que transporteur. Un métier peu valorisant, dangereux et fatigant. C’est ainsi qu’Huli se retrouve à arpenter la forêt profonde et à convoyer des colis d’une ville à une autre. Jusqu’au jour, où un des voyages va mal se passer et où la vie d’Huli va changer du tout au tout.

Je vais commencer par ce que j’ai apprécié, c’est-à-dire l’histoire et l’univers. Nous sommes plongés dans un monde où un lapin peut être marié à une souris et avoir pour enfant un loup. C’est assez étrange au premier abord mais on finit par s’y habituer. Nous sommes dans une démocratie avec des animaux riches, d’autres pauvres, des quartiers propres et luxueux, des lieux peu recommandables, des écoles, des restaurants, des bars, des journaux, etc. Hormis le fait que les habitants soient des animaux, nous retrouvons tout ce qui compose une société moderne.
La politique y tient une place importante avec d’un côté un président qui essaye de diminuer l’écart entre les différentes catégories sociales et de l’autre, une opposition qui va, au fil des pages, prendre de plus en plus d’importance grâce à une vision de la société complètement différente de celle actuellement mise en place.
La religion est aussi présente dans ce livre avec l’apparition de cinq dieux principaux dont la fonction est de conserver l’équilibre de la forêt. Pour garder cet équilibre et éviter une autre guerre civile, les secrets sur la création du pays sont bien conservés et l’utilisation de la magie rudement contrôlée, du moins jusqu’à ce que nos protagonistes viennent fourrer leur nez dedans…

L’auteur m’a vraiment époustouflé avec son univers, j’ai aimé tout ce qu’il m’a présenté. C’est cohérent, original, profond et toutes les problématiques qu’on peut observer dans une société humaine et qui ont été développées ici, sont parfaitement transposées au monde animal. D’ailleurs, le vocabulaire est aussi adapté avec des « femelles » au lieu de « femmes » par exemple ou alors des mots inventés comme « Chaupignon » pour désigner des sortes de champignons chauffants qui seraient l’équivalent de nos radiateurs.
Puis, la place de la magie et l’importance de sa conversation peut facilement nous faire penser à la nécessité de protéger notre planète et la nature.

Malgré tous ces bons points, j’ai parfois trouvé le temps long. Les dialogues étaient nombreux et dynamiques mais dès qu’on passait à de la description, j’avais l’impression que le rythme diminuait d’un coup et que je n’avançais pas.
En plus de cela, j’ai trouvé que la plume de l’auteur n’était pas… stable. Tantôt le vocabulaire employé me donnait l’impression que Hugo Thomas destinait son roman à des adultes, tantôt, on aurait pu penser que le livre était destiné à un public bien plus jeune à cause de structures et de mots plus enfantins. Ce décalage qui pouvait arriver d’une phrase à l’autre m’a perturbé.
Enfin, j’ai repéré, sans vraiment les chercher, un peu trop de fautes de frappe à mon goût. Des mots de liaison en double, des espaces manquants, des ponctuations là où il ne faut pas… Personne n’est parfait et ce n’était jamais de grosses fautes d’orthographes ou de grammaires mais tout de même, ces fautes cumulées ont fini par me gêner T__T.

Bref, il y a beaucoup d’aspects qui m’ont plu dans ce premier tome, la société présentée, les divinités qui ont la particularité d’être vivantes et de participer activement au bon fonctionnement du pays, la politique pratiquée par le président, les idéaux de l’opposition et la magie qui vient relier et justifier tous les thèmes développés. Tout est vraiment très bien pensé ! Malgré tout, l’impression de ne pas avancer dans ma lecture m’a grandement frustré et a gâché une partie de mon expérience. J’en suis la première agacée car objectivement ce roman regorge de bonnes choses et j’aurais voulu l’apprécier comme il se doit !

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s