Les Fruits du Gingko – Kenji Miyazawa

Note : ★★★☆☆ (3.25/5)
Extrait : « L’araignée était tellement affamée quand elle avait ourdi sa toile que les fils n’étaient guère solides ; l’enfant du taon les déchira à l’instant et il prit son envol pour fuir. Mais l’araignée, comme folle, surgit de derrière la branche, lui planta ses dents dans le corps et se mit à le dévorer. »

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Titre : Les fruits du Gingko
Auteur : Kenji Miyazawa
Genre : Nouvelle
Langue : Française
Pages : 204
Note : 3.25/5

En bref : Je sors mitigée de ce recueil de onze nouvelles. Il y a bien quelques histoires qui m’ont beaucoup plu mais d’autres m’ont laissé dubitatif et je n’ai pas compris le message qu’a voulu faire passer l’auteur. Je ne dois pas être suffisamment sensible à ces écrits. Je ne peux que vous conseiller de le lire et de vous faire votre propre avis.

Résumé :

Les Trois Diplômés de l’Ecole du Blaireau, La Biographie de Nénémou Pène-nène-nène-nène-nène, La Fourrure du rat-des-neiges, Le Jeune Echo, L’Office des chats, Tanéli avait vraiment l’impression d’avoir mâché toute la journée…
Les seuls titres de Miyazawa sont de succulentes et déroutantes invitations à la lecture. Ce recueil réunit onze textes du grand auteur japonais. Avec l’humour qu’on lui connaît désormais, jouant sans cesse entre les registres burlesque, poétique et mystique, Miyazawa fait se mêler le monde des hommes et celui des animaux ou des esprits. Une variété et une fraîcheur inépuisables…

Avis :

J’ai fait « la rencontre » de Kenji Miyazawa à deux reprises. La première fût en regardant le film d’animation L’île de Giovanni de Mizuho Nishikubo (que je vous recommande). Dans ce long-métrage, il y a de nombreuses mentions du livre Train de nuit dans la Voie Lactée de l’auteur à commencer par le nom du protagoniste qui a été repris. Nuit, Voie Lactée,… il n’en fallait pas plus pour m’intriguer. Ma deuxième « rencontre » fût en lisant le mangas Bungô Stray Dogs de Asagiri Kafka & Harukawa 35 où un des membres de l’Agence se nomme Kenji Miyazawa et où son caractère reprend certaines convictions du poète. J’ai alors voulu me procurer son livre le plus connu Train de nuit dans la Voie Lactée mais ne l’ayant pas trouvé à ce moment-là, je me suis penchée sur Les fruits du Gingko qui est un recueil de onze nouvelles.

Je dois vous avouer que je ne sais pas trop quoi dire sur ce recueil, j’ai eu face à moi, un véritable ovni et je ne serais même pas vous dire si je l’ai apprécié ou non.
Les nouvelles sont toutes très courtes et il n’y a aucun fil conducteur entre elles, vous pouvez les lire dans l’ordre que vous voulez et à la fréquence que vous le souhaitez.
La première m’a laissé perplexe. On y découvre un homme, Gadolf, qui, à cause d’un orage, se réfugie dans une maison et là il voit, depuis une fenêtre, des lys. Pendant toute la nouvelle, il va décrire « le combat » de ces lys face aux intempéries. C’était assez étrange et ce n’est pas la seule histoire qui m’a laissé cette sensation d’incompréhension et parfois même d’inachevée. Je ne dois pas être suffisamment sensible pour apprécier ce genre de récit…

Néanmoins, parmi les nouvelles, j’en retiens quelques unes qui m’ont plu. Tout d’abord Trois diplômés de l’Ecole du Blaireau qui raconte le parcours d’une araignée, d’un raton laveur et d’une limace qui, à vouloir être trop gourmands, ont eu un sacré retour de bâton. Ce texte était plutôt cru dans son dénouement mais je l’ai apprécié car on repère bien le début, le milieu et la fin de l’histoire ainsi que la morale qui se cache derrière. Ce n’est pas toujours explicite dans les autres et c’est ce qui m’a manqué. J’ai besoin de savoir quel message ou idée l’auteur a voulu véhiculer.

J’ai aussi apprécié Les enfants-fruits du Gingko et Histoires de farfadets. Deux nouvelles qui ne font que quelques pages à peine. La première parle de la cueillette des fruits du Gingko mais du point de vue des fruits et de l’arbre. C’est tellement implicite qu’on ne comprend pas forcément tout de suite le sujet mais une fois qu’on a saisi, la nouvelle prend une tout autre envergure. La deuxième, comme son nom l’indique, raconte des petites histoires sur les farfadets et elle m’a rendue très curieuse. J’aurais aimé que certaines anecdotes soient davantage développées et que d’autres soient même ajoutées.

Qu’importe l’histoire, j’ai pu remarquer qu’elles ont toutes un fort rapport avec la nature, la faune et/ou la flore. Ce sont des thèmes très cher à l’auteur qui a vécu dans une région pauvre du Japon et qui, pendant toute sa vie, a œuvré à améliorer le sort des agriculteurs en étudiant l’agronomie et en cherchant à rendre les terres de sa région plus fertiles. Ces années d’études et de dévouement se retrouvent facilement dans cet ouvrage.

Bref, « Les fruits du Gingko » est un recueil de nouvelles qui ne m’a pas laissé indifférente mais qui ne m’a pas subjugué pour autant. Certains récits m’ont plu et m’ont donné envie d’avoir des pages supplémentaires mais d’autres m’ont rendu perplexe et je ne les ai simplement pas comprises. Une lecture donc en demi-teinte que je ne peux que vous conseiller de lire pour vous faire votre propre avis. Il se peut que vous soyez sensible à la plume de l’auteur. Pour ma part, j’irai quand même voir Train de nuit dans la Voie Lactée mais je ne pense pas m’aventurer plus loin.

 

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