Nabari – Yuhki Kamatani

Note : ★★★☆☆ (3/5)
Extrait : « Celui qui ressent de la compassion pour ses ennemis… n’a pas sa place dans le monde de Nabari ! »

couv67638267Titre : Nabari
Auteur : Yuhki Kamatani
Genre : Shonen
Langue : Française
Tomes : 14 tomes (terminé)
Note : 3/5

En bref : Jusqu’à la fin, je n’aurai pas réussi à accrocher aux protagonistes ni à me plonger dans l’univers. Ce n’était pas mauvais en soi mais rien ne m’a marqué dans cette histoire et malgré quelques personnages secondaires attachants, j’ai fini par m’ennuyer.

Résumé :

Rokuju Miharu mène une vie de lycéen banal jusqu’au jour où il se fait attaquer par un groupe de ninja qui en a après un hijutsu, une technique cachée renfermée dans son corps. Cet hijutsu est le pouvoir de création, convoité par tout ninja ayant l’ambition d’imposer sa volonté sur tous ces combattants de l’ombre.

Par la force des choses, Miharu rejoint le club de ninjutsu fondé par l’un de ses camarades nommé Kouichi Aizawa et son professeur d’anglais, Mr. Kumohira, deux ninja qui ont pour mission de le protéger.

Un long combat attend notre jeune héros Miharu avant qu’il ne soit en pleine possession de ses pouvoirs afin de devenir le maitre du Nabari.

Avis :

Je me suis lancée dans la saga Nabari à cause des couvertures que je trouvais particulièrement belle et l’histoire qui semblait prometteuse. Je n’ai rien à redire sur le premier point mais le deuxième…

Miharu est un lycéen tout ce qu’il y a de plus normal, jusqu’au jour où il se fait attaquer par des ninjas. Il apprend alors qu’il est le détenteur du Shinrabanshô, un puissant pouvoir que de nombreuses familles ninjas convoitent, dont les Kairoshû qui viennent tout juste de s’en prendre à lui. Miharu va alors devoir apprendre les techniques ninjas afin de se protéger mais aussi trouver un moyen de se débarrasser du pouvoir qui l’habite.

Dès le premier tome, il y a beaucoup d’actions et de personnages, on pourrait donc penser que ça commence fort. C’est vrai, mais bizarrement je n’ai pas accroché pour autant au récit. L’entrée des différents personnages est brusque et brouillonne la plupart du temps et il est difficile de savoir qui est avec notre héro et qui ne l’est pas. J’ai alors poursuivi ma lecture sans être totalement convaincue par ce que je découvrais et ça a malheureusement continué ainsi jusqu’à la fin.
L’auteur développe bien les différents clans dont est constitué le monde de Nabari ainsi que les motivations de chacun pour récupérer le Shinrabanshô mais pour le reste c’est assez flou. Pas mal de personnages importants changent de camp comme de chemise et bien que ça soit justifié à chaque fois, je n’ai pas apprécié cette fluctuation constante. C’était mettre des rebondissement là où ce n’était pas nécessaire et ça rend les personnages plus creux et moins attachants qu’ils ne le sont réellement.

Côté personnages d’ailleurs, je n’ai pas accroché à Miharu, c’est un jeune homme froid et indifférent mais qui va s’ouvrir petit à petit grâce aux attentions de son entourage et aux difficultés qu’il va rencontrer. Même si on comprend à la fin pourquoi il se comportait de cette façon, je suis restée de marbre face à cette explication. Puis clairement, il passe plus son temps à se faire protéger par les autres, qu’à agir et se battre pour ce en quoi il croit.
Il y a d’autres personnages que j’ai trouvé plus intéressant comme Yukimi et sa relation avec Yoite ou encore Raiko/Gau et sur la fin, Raimei et Aizawa. En vrai, j’ai plus apprécié les relations entre les personnages plutôt que les personnages en eux-même. La relation a laquelle je n’ai pas adhéré cependant, c’est la plus importante (ahah…), celle entre Yoite et Miharu. Je n’ai pas compris le profond attachement qu’ils avaient l’un envers l’autre, ça m’est complètement passé au-dessus de la tête. Pourtant Yoite est un protagoniste qui m’a plu de manière générale mais j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de malsain dans leur relation. Ils deviennent, au fil des tomes, bien trop dépendants l’un de l’autre et ce, alors qu’aucun des deux n’est vraiment honnête avec l’autre.

La fin quant à elle, était précipitée mais j’ai peut-être eu cette impression parce qu’il ne se passait pas grand-chose dans les deux tomes précédents le dénouement. Je pense que Yuhki Kamatani aurait dû mieux gérer le rythme de ces trois/quatre derniers tomes afin que le contraste se fasse moins ressentir.

Enfin, en ce qui concerne les dessins, je ne les ai pas trouvé très jolis dans les premiers tomes. Nos héros étaient par moment bien trop filiformes à mon goût et ça leur donnait un côté désaxé pas terrible. Heureusement, de ce côté-là, la mangaka s’est améliorée et les derniers tomes sont bien plus agréables à parcourir !

Bref, « Nabari » n’a pas réussi à me convaincre du début à la fin. Les personnages sont sympathiques mais aucun ne m’a réellement marqué et j’ai été dérangée par le côté « girouette » de certains. L’univers était intéressant et bien décrit mais encore une fois, rien ne m’a marqué ni fait vivre d’émotions fortes. Les rebondissements étaient courus d’avance et la fin tellement précipitée qu’on n’a pas le temps de la déguster.

6 réflexions sur “Nabari – Yuhki Kamatani

  1. A l’époque de sa sortie, je n’avais pas poursuivi la série au-delà du tome 2 mais je ne me rappelais pas pourquoi. Je vois que j’ai bien fait. J’avais failli reprendre lors de la sortie d’Éclat d’âme de la même autrice si je ne dis pas de bêtises, mais heureusement je me suis abstenue ^^!

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