La mort vivante – Vatine & Varanda

Note : ★★★★☆ (3.75/5)
Extrait : « Je ne crois pas aux miracles, Joachim. J’ai moi aussi une formation scientifique… Non. Nous allons cloner Lise. »

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Titre : La mort vivante
Auteurs : Olivier Vatine & Alberto Varanda
Genre : BDs, Science-Fiction
Langue : Française
Pages : 96
Note : 3.75/5

En bref : Une histoire qui ne m’a pas emballée plus que ça et qui est étrange sur quelques aspects, des personnages auxquels on n’a pas le temps de s’attacher mais des dessins qui viennent relever le niveau. Je suis restée ébahie devant le détail de certaines planches.

Résumé :

Une femme isolée sur l’ancienne Terre cherche à ressusciter sa fille à tout prix. Elle kidnappe un biologiste prénommé Joachim et lui ordonne d’exaucer sa volonté. Mais jouer avec la mort et la vie peut s’avérer dangereux.

Avis :

Lors d’une expédition sur Terre pour y récupérer des vestiges, Martha voit sa fille Lise, mourir sous ses yeux. En effet, la petite s’est rapprochée trop près d’un précipite et le sol s’est dérobé sous ses pieds. Traumatisée par cet événement Martha ne souhaite désormais plus qu’une chose : faire revivre Lise en la clonant. Pour cela, elle fait appelle à Joachim, un scientifique quelque peu rebelle.

Nous sommes dans un monde où les humains ont depuis de nombreuses années quittés une Terre ravagée pour aller vivre sur Mars. La technologie y est beaucoup plus développée que maintenant et les objets terriens sont prohibés. Malgré cette interdiction, des expéditions ont souvent lieu sur l’ancienne Terre pour récupérer du matériel de laboratoire, des livres ou n’importe quel autre objet qui puisse être revendu au marché noir. Il y a aussi des gens qui habitent encore sur place comme Martha et sa fille Lise.

Nous rentrons très rapidement dans le vif du sujet et il ne faut pas plus de quelques pages pour comprendre les grandes lignes du monde qui nous est dépeint. La suite de l’histoire se passe d’une manière tout aussi fluide et nous suivons l’avancée des recherches de Martha et Joachim avec attention et curiosité. Là où ça devient compliqué mais intéressant, c’est la deuxième partie de la BD. Les expériences de nos deux scientifiques arrivent à leur terme et nous pouvons observer le résultat. Je ne vous dirai pas s’il est bon ou non mais ce que je peux vous dire néanmoins, c’est que j’ai eu du mal à comprendre les événements qui se déroulaient devant moi. J’ai du relire deux fois la fin pour être sûr d’avoir tout bien saisi. Nous sommes dans une histoire de Science-Fiction bien étrange et j’ai eu quelques difficultés à me plonger dans l’univers.
Comme cette bande-dessinée est une adaptation du roman du même de nom de Stefan Wul, je me suis dit que si l’histoire me plaisait, je lirai le livre mais je crois que je vais passer mon tour. Je ne suis pas une grande fan de Science-Fiction de base et le récit ne m’a pas inspiré plus que ça, même si je l’avoue, le dénouement donne envie de connaître la suite.

Côté personnages, en 70 pages, c’est difficile de s’attacher aux protagonistes mais j’ai tout de même apprécié Alex et Martha. On ne les voit ensemble qu’au début mais j’ai trouvé qu’ils formaient un bon duo et ils semblaient très efficace, quand il s’agissait de piller les ruines sur l’Ancienne Terre. J’ai un peu moins apprécié le « couple » Martha/Joachim par contre, le feeling n’est tout simplement pas passé avec eux. Ugo, le cyborg était un personnage intéressant et j’ai aimé sa relation avec Joachim (si on peut appeler ça une relation…). Par contre, j’ai détesté l’araignée Vanda *phobie bonjour*.

Enfin, et je termine par le point le plus important, les dessins. Je ne suis pas habituée à ce genre de coup de crayon qui fait penser à des gravures, et au style de Bernie Wrightson, ou du sculpteur Gustave Doré. Ce n’est pas le style que je préfère mais je ne peux nier le travail monumental qu’il y a derrière chaque case et chaque planche ! Je suis restée époustouflée devant le détail de certains paysages, vêtements ou visages. J’ai tout particulièrement aimé les scènes dans la neige et celles dans la chambre de Martha, ou nous voyons les arches, l’escaliers, la bibliothèque, etc. Tout est dessiné avec des petits traits et bien que pour les arrières plans ça passe, sur les visages, la moindre erreur est tout de suite flagrante et Alberto Varanda s’en est tiré à merveille. C’est sublime !

Bref, « La morte vivante » fût une expérience particulière. Je n’ai pas été spécialement emballée par l’histoire et l’univers présentés ce qui fait qu’il m’a fallu quelques temps pour me plonger correctement dans le monde qui se peignait devant moi. Par contre côté dessin, je mets 20/20 ! Même si ce n’est pas mon style de prédilection, le talent est au rendez-vous et le coup de crayon de Varanda se marie extrêmement bien avec l’histoire.

3 réflexions sur “La mort vivante – Vatine & Varanda

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