Bratva – M. d’Ombremont

Note : ★★★★☆ (4.25/5)
Extrait : « J’en suis à mon point de rupture. Pourtant, aujourd’hui n’a pas été différent de d’habitude. J’ignore pourquoi je me sens aussi étouffée, aussi enragée, mais j’ai décidé de devenir maîtresse de ma vie. Je suis prête à sauter le pas, à changer, à me battre. »

bratvaTitre : Bratva : Larme bleue
Auteur : M. d’Ombremont
Genre : Thriller, Romance
Langue : Française
Pages : 168
Note : 4.25/5

En bref : L’histoire aurait mérité un développement plus approfondi mais on n’oublie vite ce défaut face à la noirceur de Rayna qui emmène avec elle, aussi bien Eleyna que le lecteur, dans ses travers et son quotidien des plus malsains. J’ai aimé la romance et la psychologie des persos ainsi que le petit mystère sur celui qui parle entre les chapitres.

Résumé :

Rayna est l’ombre du cartel Aslanov. Elle est celle qui exécute les traitres, les balances, celle qui répand la terreur chez leurs ennemis par ses œuvres macabres. Pour elle, la mort est un art et les cadavres, une matière première indispensable. Rayna est un monstre, et elle le vit bien.

Eleyna est la fille unique de Vassily Aslanov. Élevée dans un monde violent, ses valeurs morales sont viciées, mais pas autant qu’elle l’aimerait. Rayna la fascine et la dégoûte à la fois. Ou plutôt : elle l’obsède et a désespérément besoin d’elle. Le problème, c’est que la tueuse ne se laisse pas approcher facilement, et Eleyna va devoir employer les grands moyens pour parvenir à ses fins…

Avis :

Je remercie la maison d’édition Livr’s qui a accepté de m’envoyer ce roman qui nous emporte en plein milieu de la ville de Saint-Pétersbourg.

Nous suivons Rayna, une tueuse aux ordres de Vassily Aslanov, le chef d’un des deux cartels qui dirige la ville de Saint-Pétersbourg. Elle se considère comme une artiste et ses assassinats comme des œuvres dont elle renouvelle le mode opératoire à chaque fois, afin de proposer un spectacle unique. Sa vie est composée de sa dose de meurtre, de drogue et parfois de sexe. Les choses changent cependant lorsqu’elle fait la rencontre de la fille de Vassily, Eleyna. Sa relation avec la jeune femme va bouleverser le quotidien de Rayna et cela ne sera pas au goût de tout le monde.

Tout d’abord, si vous n’aimez pas le sang, le meurtre ou les descriptions plutôt détaillées des tortures et mutilations que subissent les victimes, ce roman n’est pas fait pour vous. Le livre n’est pas composé que de ces scènes bien sûr, mais vaut mieux prévenir que guérir car les quelques unes qui parsèment l’histoire sont assez explicites.

Ensuite, le récit général est des plus classiques. Nous sommes dans le milieu de la mafia russe et comme souvent entre deux clans rivaux, chacun cherche à grappiller plus de territoires, éliminer les personnes influentes, se venger d’un affront, etc. Au fil des pages, des événements s’enchaînent et la guerre finit par éclater entre les Aslanov et les Matven. Rayna est alors envoyée « au front » pour faire le ménage dans le camp adverse et a pour objectif de marquer les esprits, chose qu’elle part faire avec plaisir.
Malgré une intrigue au premier abord simple, le roman ne l’est pas tant que ça grâce à Rayna, le personnage principal.

C’est un personnage atypique et un « brin » sociopathe ! Son quotidien est marqué par le meurtre et la drogue car il n’y a que de cette façon qu’elle arrive à avoir une nuit paisible. Elle n’est excitée que par le sang et la souffrance qu’elle voit ou procure à autrui et il lui arrive facilement d’oublier de se nourrir, se laver ou se soigner si elle est obnubilée par une idée. Chaque crime est un tableau qu’elle peint à sa guise et dont elle garde toujours un souvenir afin de pouvoir se le remémorer. Rayna est donc un personnage sombre et clairement pas attachante.

Néanmoins, je l’ai trouvé très bien écrite. De ce fait, même si ses actes sont cruels, il y a quelque chose de fascinant dans ce personnage. Elle arrive à nous embarquer dans son monde et à nous faire voir la façon dont elle perçoit et ressent les choses. Elle m’a un peu rappelé John Wayne Cleaver de la saga du même nom de Dan Wells. J’aime beaucoup les personnages qui n’ont pas du tout le même mode de pensées que nous, ni la même conception du bien, du mal ou de l’amour. Je ne peux pas m’empêcher d’essayer de comprendre comment ils en sont arrivés à une conclusion, sur ces sujets, si différente de la notre.

Enfin, j’ai aussi apprécié sa relation avec Eleyna. Même si elle est des plus toxiques, j’ai aimé la tournure qu’elle a prise, je l’ai trouvé logique et cohérente avec le caractère des personnages. La fin, bien qu’abrupte m’a donc plu.

Bref, « Bratva » fût une bonne découverte. L’histoire est quelque peu classique et aurait mérité un développement plus approfondi mais on n’oublie vite ce petit défaut face à la noirceur du personnage principal qui emmène avec elle, aussi bien les personnages secondaires que le lecteur dans ses travers et son quotidien des plus malsains. J’ai aimé la romance et la psychologie du protagoniste ainsi que les petits mystères qui englobent l’histoire, notamment l’identité de celui qui parle entre les chapitres. Cela rajoute un côté malaisant au récit qui nous est conté.

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