Le cœur de la méprise & The Story of never ending Unhapiness – Chise Ogawa

Note : ★★★☆☆ (3.33/5)
Extrait : « ‘Mais Udô, tu es amoureux de personne en ce moment pas vrai ?’ – ‘Désolé, mademoiselle… Mais à partir d’aujourd’hui, Udô-kun va sortir avec moi.' »

29859738._SX318_Titre : Le cœur de la méprise
Auteur : Chise Ogawa
Genre : Yaoï
Langue : Française
Pages : 158 pages (terminé)
Note : 3.25/5

En bref : Un dessin assez maladroit au niveau des proportions des personnages. Udô m’a paru beaucoup trop stoïque par contre, j’ai aimé le changement dans le comportement de Miki qui se fait avoir par son propre jeu. Il m’a touché. Après, l’histoire reste classique et un peu hachée dans sa construction.

couv16855552Titre : The Story of never ending unhapiness
Auteur : Chise Ogawa
Genre : Yaoï
Langue : Française
Pages : 196 pages (terminé)
Note : 3.5/5

En bref : Les dessins sont plus agréables et j’ai préféré cette histoire à celle du petit-frère. Elle est plus profonde, mature et mieux construite. Les protagonistes m’ont davantage touché. Je regrette cependant le manque de consentement dans une des scènes.

Résumés :

Le cœur de la méprise : Miki est un lycéen bourreau des cœurs. Alors quand il surprend la confession d’une lycéenne à Udou et que ce dernier tente de la rejeter du mieux qu’il peut sans la blesser, il ne peut que comprendre son problème. Il décide du coup de l’aider en se présentant comme son petit ami.
La méthode se montrant particulièrement efficace, les deux garçons décident de sortir ensemble en attendant de trouver l’amour. Mais en étant aux côtés de Udou, Miki découvre des plaisirs qu’il ne connaissait pas, et surtout, dont il ne peut plus se passer.

The Story of never ending unhapiness : Lors d’une réunion entre amis, Udô retrouve par hasard Kiyotake, dont il était amoureux au collège, huit ans plus tôt. Mais à l’époque, Kiyotake préférait les filles de petite taille avec de longs cheveux, et Udô, en plus d’être un garçon, faisait vingt centimètres de plus que lui. Depuis, Kiyotake a bien grandi, mais il n’a pas changé, et Udô ne correspond toujours pas à son idéal… Malgré tout, cette rencontre leur donne l’occasion de prendre un nouveau départ : après huit ans de malheur, Udô verra-t-il enfin le vent tourner en sa faveur ?

Avis :

Deux one-shots de Chise Ogawa qui se concentrent sur deux couples, d’un côté Miki et Udô et de l’autre Kiyotake et le frère de Udô.
Dans Le cœur de la méprise nous suivons le premier couple au lycée. Miki change de fille comme de chemise et refuse de s’enfermer dans une relation alors que Udô, un camarade de classe décline toutes les déclarations qu’on lui fait. Comme certaines filles restent insistantes malgré le fait qu’elles se soient faites recaler, Miki propose à Udô de faire semblant de sortir ensemble pour les éloigner.

Un pitch de départ classique et un développement qui va continuer à l’être tout du long. Malgré tout, j’ai apprécié les personnages, surtout Miki qui se fait avoir par son propre jeu. Lui, qui a l’habitude de mener les filles par le bout du nez, finit par être complètement sous l’emprise de Udô. Les rôles sont inversés et j’ai aimé voir ses craintes se peindre sur son visage, le voir douter et avoir peur que ses sentiments soient si intenses qu’un retour à la réalité le laisse démunie et profondément triste. Sur ces aspects, il était vraiment touchant.
De son côté, Udô était sympa mais tout de même moins intéressant. Il n’est pas difficile à déchiffrer non plus mais il garde son sang-froid en toutes circonstances et c’est dommage. J’aurais aimé le voir un peu plus souvent perdre les pédales. Le couple reste équilibré et agréable à suivre mais il ne me laissera pas une marque indélébile. De plus, j’ai trouvé qu’il passait un peu trop vite à l’action et que par moment, le sexe ne laissait pas assez la place aux sentiments.

Ce tome est complété par deux histoires annexes et j’ai beaucoup aimé la première sur le baseball. Elle est courte mais je l’ai presque préféré au récit principal tant elle est bien développée et qu’elle tombe juste. Quant à la deuxième sur les deux salarymen, elle est drôle, mignonne mais pas inoubliable.

En ce qui concerne The Story of nerver ending unhapiness, nous nous concentrons cette-fois-ci sur le frère de Udô et un membre de son ancien club de basketball qu’il n’a pas vu depuis huit ans, Kiyotake.
J’ai préféré cette histoire à celle du petit frère car elle est plus profonde et mieux construite. On se base sur un passé commun plein de ressentiments, de quiproquos, de sentiments inavoués, etc. Ce passif fait que j’ai trouvé les personnages moins creux et plus attachants que Miki et Udô.

Le développement de leur histoire est aussi plus fluide. Je n’ai pas eu la sensation d’avoir des coupures et de sauter d’un problème à un autre, comme ça a été le cas dans Le cœur de la méprise. J’ai aussi aimé que les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre ne soient pas forcément dans les mêmes proportions. Il y a un déséquilibre mais ils sont prêts à travailler dessus et cette relation plus mature m’a plu.
Le seul point qui m’a dérangé dans ce one-shot et c’est un point non négligeable, c’est le manque de consentement entre Kiyotake et Udô. Je sais bien qu’il fallait un élément déclencheur pour démarrer l’histoire qu’il y a entre eux, et que le passage en question est en adéquation avec le caractère du personnage au moment des faits, mais une petite phrase, plus tard dans le récit, pour dire que ce n’est pas un comportement à adopter n’aurait pas été de refus… Heureusement que la suite tient la route et que j’ai bien accroché parce que cette scène au début du mangas m’avait bien refroidi.

Enfin, pour ce qui est des dessins, je les ai trouvé globalement jolis même s’il y a des maladresses par moment dans les proportions des personnages. Les membres sont parfois bien trop fins et les visages trop allongés. La mangaka s’est améliorée dans The Story of never ending unhapiness qui est sorti après mais dans les premiers chapitres de Le cœur de la méprise, c’est pas toujours ça.

Bref, Chise Ogawa nous a concocté avec « Le cœur de la méprise » et « The Story of never ending unhapiness », deux one-shots plutôt sympathiques mais qui ne me laisseront pas une marque indélébile pour autant. Les personnages sont touchants pour la plupart. L’histoire, même si elle manque d’originalité, tient la route et les dessins, malgré quelques défauts, sont agréables à parcourir. J’ai beaucoup aimé Miki et le grand-frère Udô qui ont une forte sensibilité et qui bouillonnent de sentiments malgré les apparences. Par contre, le petit-frère Udô m’a moins fait vibrer et je n’ai pas trop apprécié le manque de consentement dans le deuxième one-shot. A découvrir mais pas à relire.

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