Irezumi – Akimitsu Takagi

Note : ★★★☆☆ (3/5)
Extrait : « Les femmes tatouées sur tout le corps ne pouvaient espérer un mariage honnête. […] Ni son âme ni son corps, tour à tour achetés puis vendus, ne trouvèrent la liberté. »

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Titre : Irezumi
Auteur : Akmitsu Takagi
Genre : Policier, Thriller
Langue : Française
Pages : 304
Note : 3/5

En bref : J’ai aimé l’ambiance d’après-guerre et les crimes qui tournent autour des tatouages et du folklore japonais mais les personnages auront eu raison de moi. Ils étaient plus agaçants qu’attachants. Quant à l’enquête, je reste sceptique quant aux explications données pour certains points, je les ai trouvé un peu tiré par les cheveux.

Résumé :

Tokyo, été 1947. Dans une salle de bains fermée à clef, on retrouve les membres d’une femme assassinée. Son buste, lequel était recouvert d’un magnifique irezumi, ce célèbre tatouage intégral pratiqué par les yakuzas qui transforme tout corps en œuvre d’art vivante, a disparu. Le cadavre est découvert par deux admirateurs de la victime : un professeur collectionneur de peaux tatouées et le naïf et amoureux Kenzô Matsushita. La police a deux autres meurtres sur les bras : le frère de la première victime, dont le corps était lui aussi recouvert d’un irezumi, retrouvé mort et écorché, et l’amant jaloux de la jeune femme, tué d’une balle dans la tête. Frustré par leur incapacité à résoudre ces affaires, Matsushita appelle à la rescousse Kyôsuke Kamizu, dit « le Génie ». Seul ce surdoué charismatique et élégant peut démasquer le psychopathe arracheur de tatouages.

Avis :

Voici un livre qu’on m’a offert il y a très longtemps et que j’ai enfin eu la motivation de lire *clap clap clap*.

Nous suivons plusieurs personnages au départ dont l’identité ne nous est pas tout le temps donné puis nous nous concentrons sur Kenzô Matsushita, un docteur en médecine qui, allant à un rendez-vous amoureux, se retrouve sur une scène de crime effroyable. Son frère étant le responsable de l’enquête, il décide de l’épauler et de trouver l’assassin de la femme qu’il aimait et qui a été découpée en morceau dans sa salle de bain.

Les trois cent pages de ce roman se lisent vite et bien mais beaucoup de choses m’ont embêté dans cette histoire. Tout d’abord, lorsque la victime est retrouvée dans la salle de bain et que la police arrive sur les lieux, les témoins de la scène montent tout de suite sur leurs grands chevaux et stipulent d’entrer de jeu que nous sommes face à un crime en chambre close et que le meurtrier est forcément un génie pour avoir orchestré pareil stratagème. Ce n’est peut-être qu’un détail mais ça m’a vraiment agacé qu’ils insistent à ce point sur cet aspect sans même nous décrire parfaitement la pièce. J’ai trouvé qu’ils tiraient des conclusions hâtives et le fait que personne ne les contredise m’a dérangé.

Par la suite, je n’ai pas trouvé le comportement de Kenzô Matsushita, le héro, cohérent. Je n’ai pas compris pourquoi il tenait tant à s’immiscer dans cette affaire. Enfin si, c’est probablement pour trouver le responsable de la mort de sa bien-aimée mais comme il dit à chaque fois qu’il veut aider son frère et non qu’il veut venger la victime, on ne sait plus quoi penser. Au début, il croise les doigts pour que son frère le retire rapidement de la liste des suspects, on suppose alors qu’il ne veut rien avoir affaire avec l’enquête mais non, il met un point d’honneur à aider son frère alors que ce dernier ne lui a strictement rien demandé. En plus de ça, à une ou deux reprises, il met plus des bâtons dans les roues aux policiers qu’autre chose… C’est un personnage que je n’ai ni compris ni vraiment apprécié.

Son frère d’ailleurs n’est pas franchement mieux. C’est le chef mais niveau efficacité, ce n’est pas trop ça. Il élimine Kenzô de la liste des suspects d’embler, non pas parce qu’il a un alibi en béton mais sous prétexte que son frère n’est pas capable d’un tel acte. Il ne le soupçonne pas une seule seconde alors que, qui sait, ça aurait pu être lui. Même si ce n’est pas le cas, tu suis la procédure un minimum quoi… Puis, son frère étant mêlé à l’enquête, tu évites d’en discuter avec lui et tu lui demandes de rester tranquille en théorie, mais non pas dans la famille Matsushita il semblerait.

Tous les personnages font un peu ce qu’ils veulent dans ce livre et c’est encore le cas de Kenzô, vers la fin, qui demande l’aide d’un ancien camarade de classe, Kyôsuke. Ensemble, (enfin Kenzô sert juste de guide à ce stade), ils vont résoudre ce crime en quelques jours alors que la police galère depuis trois mois. Au lieu d’être impressionnée par ce nouveau protagoniste et ses capacités intellectuelles, j’ai été dégoûtée. Je l’ai trouvé hautain et imbu de lui-même. Il débarque dans une enquête à laquelle il n’est absolument pas associé, dirige aussi bien les suspects que la police et résout l’affaire en deux-deux comme si de rien était et PERSONNE ne se plaint !
Je l’ai trouvé très mal inséré au récit. Il est peut-être aussi malin que Sherlock Holmes ou Shinichi Kudo mais eux ont le mérite d’être sollicité par la police ou d’être mêlé malgré eux à un crime, ils ne débarquent pas comme un cheveux sur la soupe. Le pire, c’est que Kyôsuke n’est pas détective de base, il travaille comme médecin légiste. Il y avait du coup moyen avec sa profession, de l’incorporer naturellement à l’enquête…

Bref, « Irezumi » est un policier plutôt décevant. J’ai beaucoup aimé l’ambiance japonaise d’après-guerre et les crimes qui tournent autour des tatouages et du folklore japonais mais les personnages auront eu raison de moi. Certains avaient des comportements inadaptés à la résolution d’une enquête tandis que d’autres n’en faisaient qu’à leur tête. Ils étaient bien plus agaçants qu’attachants. J’avais découvert une partie du mystère qui entourait les meurtres commis mais pour d’autres aspects de l’affaire, je reste assez sceptique quant aux explications données, je les ai trouvé un peu tiré par les cheveux. Peut-être ne suis-je pas habituée aux codes japonais en ce qui concerne les policiers, c’est la première fois que j’en lis un après tout.

2 réflexions sur “Irezumi – Akimitsu Takagi

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