Shino ne sait pas dire son nom – Shuzo Oshimi

Note : ★★★☆☆ (3.25/5)
Extrait : « Tant que je ne parle à personne, personne ne se moquera de moi. Tant qu’ils ne me voient pas, on ne me méprisera pas. »

couv2999268Titre : Shino ne sait pas dire son nom
Auteur : Shuzo Oshimi
Genre : Seinen
Langue : Française
Pages :  213 pages (terminé)
Note : 3.25/5

En bref : Bien que le sujet soit rare dans la littérature, je suis complètement passée à côté de ce mangas à cause d’un coup de crayon auquel je n’ai pas été sensible du début à la fin. J’ai été bien plus touchée par les 2 pages sur l’expérience personnelle du mangaka que par les 200 pages sur Shino…

Résumé :

Aujourd’hui est un grand jour pour Shino : elle entre au lycée ! Timide et renfermée, la jeune fille rêve de prendre un nouveau départ et de se faire enfin des amis. Mais ce qu’elle redoutait finit par arriver… Au moment de se présenter, elle bute sur son propre nom. Incapable de le prononcer, elle devient la risée de la classe !

Shino est atteinte d’un trouble de la parole. Complexée depuis l’enfance par ce handicap, elle préfère se tenir à l’écart plutôt que d’affronter le jugement des autres. Pourtant, le vent tourne quand elle rencontre Kayo… Avec courage et maladresse, les deux adolescentes vont se lancer dans un projet artistique aussi original que libérateur !

Avis :

C’est la rentrée des classes et pour que les élèves fassent connaissance les uns avec les autres, la professeure demande à chaque élève de se présenter. Lorsque c’est au tour de Shino Oshima, cette dernière perd complètement ses moyens et commence à buter sur les mots. Dans l’incapacité de dire son nom, ses camarades de classe se mettent à se moquer d’elle.

Je suis tombée sur ce livre un peu par hasard et en plus d’avoir une couverture pastel qui m’a plu, le sujet du bégaiement m’a tout de suite interpellé. Je ressors cependant déçue de ce one-shot.

Tout d’abord, bien que je comprenne le choix du mangaka de ne jamais utiliser le mot « bégaiement », j’aurais préféré que les choses soient dites clairement. M’enfin, cela n’est qu’un détail. Ce qui m’a le plus dérangé, c’est les expressions faciales des personnages. Je ne les ai pas trouvé convaincant du tout. A aucun moment, je n’ai ressenti la frustration de Shino de ne pas sortir les mots correctement et de buter sur chaque syllabe. A la place, elle m’a paru maladroite et un peu bête. Je me doute bien que ce n’était pas le but recherché par Shuzo Oshimi, surtout qu’il se base sur sa propre expérience mais c’est ce qui est ressorti de ces planches pour ma part. Et les gros plans sur le visage du personnage principal ainsi que les sourires crispés accentuaient ce sentiment. Comme ce sont des choses que l’on retrouve durant tout le mangas, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire et à prendre au sérieux Shino.

C’est le cas pour l’héroïne mais aussi pour les autres personnages. Je voyais bien les sentiments que l’auteur voulait faire passer mais que ce soit la frustration, le remord ou la gêne, je ne les ai trouvé à aucun moment crédible. Bien au contraire, je trouvais que les personnages avaient l’air ahuri. Je n’ai vraiment pas été sensible au coup de crayon du mangaka… et les planches vides et froides n’ont pas aidé.

Quant à l’histoire, je l’ai trouvé plutôt passe-partout et elle manquait de sensibilité, ou en tout s’il y en avait, je n’y étais pas sensible. Je n’ai, par exemple, pas compris l’utilité d’immiscer Kikuchi dans le duo que formait Shino et sa nouvelle amie Kayo. Il aurait été préférable de se concentrer sur les deux filles et leurs difficultés respectives, il y avait suffisamment à faire. Mais l’ajouter a précipité et bâclé l’évolution de leur relation.

Bref, « Shino ne sait pas dire son nom » est une déception. Bien que le sujet soit important, intéressant et rare dans la littérature, l’histoire est tombée à plat à cause d’un coup de crayon auquel je n’ai pas été sensible. Je n’ai pas retrouvé les sentiments que le mangaka souhaitait faire passer et j’ai été bien plus touchée par les deux pages sur l’expérience personnelle de Shuzo Oshimi, racontée à la fin, plutôt que par les deux cent pages sur Shino… Je suis complètement passée à côté de ce mangas.

6 réflexions sur “Shino ne sait pas dire son nom – Shuzo Oshimi

  1. Tu confirmes un peu les craintes, j’ai bien fait de ne pas prendre le titre. L’auteur est assez particulier ça passe où ça casse avec lui. J’avoue que même s’il m’a perdu en cours de route j’aime assez sa folie graphique sur Happiness. Par contre dans Les liens du sang il me met trop mal à l’aise…

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  2. Je n’ai pas encore lu ce manga, pourtant il m’intéresse énormément. J’ai beaucoup aimé Les liens du sang à la base, et je compte continuer à découvrir l’auteur, mais c’est vrai que le fait que tu abordes l’idée selon laquelle le bégaiement n’est jamais dit clairement me gêne déjà beaucoup. Je n’aime pas que l’on tourne autour du pot… A voir donc !

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