Princess Jellyfish – Akiko Higashimura

Note : ★★★★☆ (4/5)
Extrait : « Parce que nous avons alliés nos forces, nous qui vivons dans deux mondes complètement opposés, nous avons pu créer de telles robes. »

couv22118249Titre : Princess Jellyfish
Auteur : Akiko Higashimura
Genre : Josei
Langue : Française
Tomes :  17 tomes (terminé)
Note : 4/5

En bref : J’avais peur de ne pas accrocher à l’humour mais non, l’histoire est solide et rythmée, les personnages hauts en couleur et l’humour bien qu’un peu redondante sur la fin, fonctionne à merveille le reste du temps ! L’auteur nous parle d’apparence, de confiance en soi, de pression sociale et elle le fait avec sensibilité et humour. Cette troupe va me manquer.

Résumé :

Otaku pure et dure, Tsukimi vit en colocation dans une pension interdite aux hommes avec cinq autres filles toutes plus farfelues les unes que les autres.
Le petit grain de folie de Tsukimi : les méduses ! Une passion qui la plonge au-devant de déconvenues le jour où, en rendant visite à une méduse enfermée dans un aquarium, elle rencontre une fille bien trop distinguée pour être vraie.

Avis :

En achetant un bundle de mangas où Princess Jellyfish était compris, je me suis lancée dans cette série déjantée.

Tsukimi vit dans un pensionnat avec quatre autres otakus. Une a une passion pour les kimonos, une autre pour l’histoire de Chine, une pour les trains et une dernière pour les vieux. Tsukimi, quant à elle, adore les méduses et c’est en voulant en sauver une qu’elle fait la rencontre de Kuranosuke, un garçon qui s’habille en fille pour échapper à la carrière politique à laquelle son père le destine. Cette rencontre va bouleverser la vie de Tsukimi et des autres pensionnaires.

Par où commencer… J’ai beaucoup aimé cette série dont l’histoire reste solide tout du long. Je craignais qu’en 17 tomes, la tension baisse et qu’on sente que la mangaka étire son histoire, mais pas du tout. Il y a bien quelques tomes où le rythme retombe un peu mais globalement, le mangas reste dynamique et la fin est propre (ni précipitée ni étirée) et à l’image des personnages.
Côté humour, car le mangas en regorge, c’est aussi farfelu et déjanté que peut l’être Switch Girl mais à l’inverse de ce mangas, ici, ça fonctionne mieux et plus longtemps. J’ai, par exemple, adoré les sketchs du père et de l’oncle de Kuranosuke, fou rire garanti xD. Mais pour d’autres choses, j’ai tout de même fini par trouver l’humour redondant par moment. Ce qui m’a donné cette sensation de lourdeur, c’est l’abondance de texte une fois qu’un personnage part dans son délire. C’est drôle les premières fois mais au bout d’une dizaine de tomes, je dois avouer que j’ai commencé à lire ces passages en diagonale vu qu’ils n’apportent rien au récit et qu’ils ne me faisaient plus spécialement rire.

Côté personnages, ils sont tous plus loufoques les uns que les autres, on ne s’ennuie pas une seule seconde à leurs côtés. J’ai beaucoup aimé, sur la fin, le chapitre que l’auteur a fait sur l’arrivée de chaque pensionnaire et ce qu’elles faisaient avant d’atterrir ici. C’est un pan de l’histoire qui aurait mérité quelques chapitres supplémentaires d’ailleurs. On passe tellement de temps à leurs côtés et finalement on ne connait rien de leur vie et cela est encore plus valable pour Tsukimi. On devine qu’elle a perdu sa mère et elle discute régulièrement avec son père mais à côté de ça, on ne le voit jamais et on ne sait rien de sa vie et des raisons qui l’ont poussé à venir à Tokyo. C’est paradoxal mais si l’auteur n’avait pas fait ce chapitre sur l’arrivée des pensionnaires, je ne me serais pas du tout posée toutes ces questions et ça ne m’aurait pas manqué.

En ce qui concerne les autres personnages, je n’ai pas trop aimé Shu-san, le trentenaire vierge. Je le trouvais drôle au début mais sur la fin, son côté complètement déconnecté et son absence totale de jugeotte et de romantisme m’a plus agacé qu’autre chose. L’auteur nous donne l’impression que parce qu’il est puceau, il n’a pas de cerveau et c’est dommage parce qu’à d’autres moments, il avait plutôt la classe, a joué le sauveur en coulisse. Je suis aussi déçue que sa romance avec l’agent immobilière n’ait pas abouti, ils formaient un duo atypique mais qui avait son charme.
Celui qui m’a surtout plu dans ce mangas, c’est Kuranosuke ! Je l’ai adoré d’un bout à l’autre. Il a une prestance qui éblouie les autres personnages et c’est, pour moi, celui qui est le plus approfondi au niveau background et personnalité. Son évolution est graduelle, on le voit se remettre en question, changer ses fréquentations, ses objectifs, découvrir l’amour (même s’il se voile la face pendant un moment),… il assume totalement de se déguiser en fille. Bref, il force le respect et j’ai adoré le suivre. Le seul petit truc qui m’a dérangé, c’est l’histoire avec sa mère, qui est tout à fait charmante mais dont je n’ai pas saisi les agissements.

Bref, « Princess Jellyfish » est une bonne surprise. J’avais peur de ne pas accrocher à l’humour et de finir déçu comme je l’avais été pour Switch Girl mais non le fond comme la forme sont travaillés jusqu’au bout. L’histoire est solide et rythmée, les personnages hauts en couleur et l’humour bien qu’un peu redondante sur la fin, fonctionne à merveille le reste du temps ! L’auteur nous parle d’apparence, de confiance en soi, de pression sociale et elle le fait avec sensibilité et humour. Cette petite troupe va me manquer.

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