Nos C(h)oeurs Evanescents #1-4 – Yuhki Kamatani

Note : ★★★★☆ (4.25/5)
Extrait : « Quand on est adulte, tous les jours se ressemblent plus ou moins mais quand on est enfant, entre aujourd’hui et demain, il peut y avoir autant de différences qu’entre le passé et le futur. »

couv32149811Titre : Nos C(h)oeurs Evanescents #1-4
Auteur : Yuhki Kamatani
Genre : Seinen
Langue : Française
Tomes : 8 tomes (terminé)
Note : 4.25/5

En bref : Cette partie m’a beaucoup plu et ce, même si je soulève des points qui m’ont gêné (le héro qui manque de relief ou les dessins parfois trop imagés). Ces petits défauts sont largement compensés par des persos secondaires hauts en couleur et très bien développés, ainsi que des sujets touchants sur lesquels il est facile de s’identifier.

Résumé :

Yukata Aoi est un jeune garçon particulièrement sensible et réservé. Introverti, c’est grâce à la musique et au chant qu’il s’ouvre aux autres. Aussi, en entrant au collège, il souhaite intégrer la chorale. Avec sa voix d’ange très cristalline, il espère même devenir soprano. Mais tandis que la chorale manque de voix masculines, acceptera-t-on qu’il interprète une partie souvent confiée à des femmes ?

Avis :

J’ai lu le premier tome à sa sortie mais j’ai attendu qu’on arrive à la moitié de la série pour écrire cette chronique afin qu’elle soit plus complète. Bilan, je suis plutôt partagée. J’aime ce que je lis et en même temps, je n’ai pas l’irrésistible envie de lire la suite… Il y a quelque chose qui me chiffonne mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Tout d’abord, je vais parler d’une chose sur laquelle on est probablement tous d’accord : la qualité des dessins. Depuis Eclat(s) d’âme, Yuhki Kamatani s’est encore améliorée (si si, c’est possible) et elle nous offre des planches absolument magnifiques ! Je n’ai vraiment rien à redire là-dessus, c’est beau, précis, poétique, bref, on en prend plein la vue.
C’est très bien réalisé mais c’est peut-être parfois trop abstrait pour moi. Tout comme dans Eclat(s) d’âme, la mangaka nous transporte souvent dans un monde onirique et elle exprime les sentiments de ces personnages de manière très imagée. Bien que ça permette de contempler des planches superbes, j’aurais apprécié avoir de temps en temps une description plus terre-à-terre du ressenti des personnages. Mais bon, c’est le style de l’auteur et même si ce n’est pas ce que je préfère, ça a tout de même son charme.

En ce qui concerne l’histoire, la chorale de l’école souhaite participer et remporter le célèbre concours de la NHK, pour cela, ils doivent recruter plus de voix masculines, s’entraîner avec eux et passer tous ensemble les qualifications. Ce n’est pas tant l’histoire qui m’a plu, elle est plutôt classique, mais c’est surtout le développement des différents personnages durant tout ce processus.
Nous faisons leur connaissance les uns après les autres et nous découvrons leurs défauts, leurs qualités, leurs peurs et leurs rêves. Nous les voyons se débattre et surmonter les obstacles et c’était très agréable de les suivre.

Yutaka Aoi, le personnage principal n’est cependant pas celui que j’ai préféré. Son hypersensibilité est décrite avec subtilité et bienveillance, malgré tout, je n’ai pas réussi à accrocher. Je le trouve fade et creux. J’ai l’impression qu’il est défini que par son hypersensibilité et que si on la lui enlève, il ne reste plus rien derrière et ça me dérange. Dans les premiers tomes, il se fait balloter et chouchouter par tout le monde et ne semble pas avoir d’avis, qu’importe le sujet. Dans le quatrième tome, il a l’air enfin décidé à se prendre en main mais la transition était un peu maladroite alors j’attends de voir ce qu’il en est vraiment.

D’une manière générale, j’ai trouvé les personnages secondaires bien plus intéressants. Parmi ceux qui m’ont plu, Akitoshi Betsuyaku, le président de la chorale. Le tome 2 lui est consacré et son histoire m’a touché. Il vit dans une famille de prodige et son niveau n’étant pas le même qu’eux, il a développé un complexe d’infériorité. Il cherche constamment la perfection et son côté orgueilleux l’empêche de demander de l’aide à qui que ce soit. C’est un garçon très mature pour son âge, qui sait ce qu’il veut devenir et qui est frustré d’être si loin de son objectif. J’ai aimé sa remise en question et le dénouement de son histoire.
L’histoire de Mariko Ise est cependant ma préféré pour le moment. C’est une jeune fille introvertie qui a des tonnes de choses à dire mais qui n’ose pas les sortir de peur d’être jugée, de ne pas être écoutée ou de simplement pas avoir le bon timing. Elle a du mal à s’affirmer et s’exprimer mais du coup, elle est très observatrice et elle arrive plus facilement à deviner les sentiments d’autrui et à se mettre à leur place. J’ai complètement adhéré à ce personnage avec lequel j’ai pu m’identifier tout de suite.
A l’opposé, nous avons Midori Machiya qui dit ce qu’elle pense sans forcément y mettre les formes, ce qui la fait passer pour une fille sèche et cassante. Néanmoins ce sont juste les apparences et quand on creuse un peu, on découvre une camarade indépendante qui n’hésite pas à reconnaître ses erreurs et à aider quand elle le peut. Avec Ise, elles forment un duo très attachant.

Il y a bien d’autres personnages que je pourrais mentionner, comme Vladimir ou Tomoya Tomo par exemple, mais je pense qu’on n’a pas encore fini de parler d’eux alors ça sera pour la prochaine fois !

Bref, cette première moitié de « Nos C(h)oeurs Evanescents » m’a beaucoup plu et ce, même si je soulève quelques points qui m’ont embêté (le protagoniste qui manque de relief ou les dessins parfois trop imagés). Ces petits défauts sont largement compensés par des personnages secondaires hauts en couleur et très bien développés, ainsi que des sujets touchants sur lesquels il est facile de s’identifier comme les préjugés, l’introversion, les complexes, etc.

Découvrez mes chroniques sur la saga complète : #5-8 (à venir)

2 réflexions sur “Nos C(h)oeurs Evanescents #1-4 – Yuhki Kamatani

  1. On se rejoint encore une fois sur ‘is ressenti. J’ai également beaucoup de mal avec le héros pour les mêmes raisons que toi et je l’ai même trouvé cruel dans le dernier tome envers Vladimir.
    A l’inverse j’aime beaucoup les personnages secondaires, en particulier Mariko et Vladimir justement. L’autrice a un peu fait le choix d’en développer un à chaque tome et ça fonctionne plutôt bien. Ils soulignent à chaque fois des thématiques fortes.

    J’aime

    • Je n’irai pas jusqu’à dire cruel mais c’est vrai qu’il a l’air complètement hermétique aux sentiments des autres et à l’atmosphère qu’ils dégagent tellement il est dans sa bulle. Pourtant, l’hypersensibilité devrait le rendre justement sensible aux émotions des autres aussi. Enfin, j’y connais rien mais c’est la vision que j’ai en tout cas 😅

      Aimé par 1 personne

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