L’Héritier du Roi Arthur – Bertrand Crapez

Note : ★★★☆☆ (3/5)
Extrait : « Détail étonnant, un marteau de guerre, et non une épée, pendait au côté du mystérieux cavalier. Mais le plus remarquable restait le bouclier qu’il portait au bras gauche. L’objet n’offrait pas au regard n’importe quel blason : sur la blancheur de la neige gisait une grande croix rouge. »

couv29182425Titre : Chroniques des prophéties oubliées, tome 1 : L’Héritier du Roi Arthur
Auteur : Bertrand Crapez
Genre : Fantasy
Langue : Française
Pages : 350
Note : 3/5

En bref : Un mixte de mythologies et de personnages / créatures venant des quatre coins de la littérature. Cela plaira à certains mais pour moi, ça n’a pas fonctionné. Trop de références prises à droite et à gauche, pas assez de temps mort pour respirer et un héro qui muri trop vite.

Résumé :

Le royaume de Logres court un grave danger. Le roi Arthur est devenu trop vieux, ses chevaliers ont disparu, Merlin a perdu ses pouvoirs et Galaad a soif de vengeance ! Kadfael, le jeune protégé de Merlin et fils de Perceval le Gallois, va tenter l’impossible pour trouver le Graal, protéger Excalibur et rendre au royaume sa splendeur perdue. Aidé de son vieux maître, d’un nain bougon et d’Adélice, une fée aussi courageuse que troublante, il sera confronté à des situations plus périlleuses les unes que les autres. Hommes, fées et nains devront s’allier pour éviter la destruction de leur monde. Réussiront-ils à vaincre Vikings, dragons, banshees, trolls à la solde de Galaad, le chevalier félon ? À mi-chemin entre les récits de chevaliers de la Table Ronde, les légendes celtiques et la mythologie scandinave, L’Héritier du roi Arthur plonge le lecteur dans un univers épique peuplé de héros et de créatures fantastiques, drôles ou terrifiantes ! Bienvenue dans un nouveau monde de fantasy…

Avis :

Je remercie la maison d’édition Livr’s pour leur confiance et pour m’avoir proposé ce roman. J’étais curieuse de connaître cette adaptation du mythe arthurien et je ressors plutôt déçue de ma lecture.

Kadfael, l’apprenti de Merlin est convoqué auprès du Roi Arthur. Cependant lorsqu’il arrive devant les portes menant au souverain, les gardes le préviennent que celui-ci est trop fatigué pour recevoir qui que ce soit. Cela ne décourage pas Kadfael, qui va passer par les passages secrets du château pour rejoindre la salle du trône. Alors qu’il s’apprête à se montrer auprès d’Arthur, la porte d’entrée de la salle s’ouvre brutalement et le jeune homme se retrouve témoin de l’assassinat du Roi. Se jurant de se venger, il part en quête d’un moyen de reforger l’épée d’Excalibur, brisé durant la bataille.

J’ai beaucoup aimé le début, les personnages sont bien présentés, le monde se met en place petit à petit et l’élément déclencheur passé, nous sommes entraînés dans une aventure aux multiples péripéties. C’est rythmé et il y a même quelques rebondissements qui font leur effet. Bref, ça démarrait très bien.
Cependant, au fil des pages, les pièges et batailles se suivent (sans se ressembler certes) mais tout s’enchaine sans interruption et avec beaucoup de facilité, à tel point que, tout comme les personnages, nous n’avons pas le temps de respirer. A trop vouloir mettre de l’action partout, le lecteur n’a pas le temps de se poser cinq minutes pour analyser la situation et apprécier l’univers qui lui est décrit. J’ai l’impression d’avoir fait une lecture en apnée et ce n’était pas spécialement agréable.

Un autre point qui m’a dérangé et qui relève plus de mes goûts personnels qu’autre chose, c’est la direction prise par l’auteur en ce qui concerne son « bestiaire » et ses personnages. Je m’attendais, en démarrant ce livre, à avoir une histoire médiévale fantastique retraçant ou adaptant l’histoire du Roi Arthur. C’était le cas au début mais encore une fois, le récit dérive jusqu’à faire apparaître un maelstrom de personnages aussi divers que variés. On a des chevaliers, des magiciens, des vikings, des nains, un lion, des elfes, des djinns, des démons, des banshees, des sluaghs et j’en passe. Je n’ai rien contre les cross-over mais là, c’était beaucoup trop. Je n’ai pas apprécié ce mélange de mythologie et d’époques. Même si on est dans un univers de fantasy, il faut que le tout reste cohérent et à force de rajouter de nouvelles races et de nouvelles créatures magiques, j’ai trouvé qu’on perdait en harmonie et j’ai eu de plus en plus de mal à adhérer au concept. A la fin de ce premier tome, il ne restait plus grand-chose de l’univers d’Arthur et des chevaliers de la Table Ronde…

Le livre terminé, je suis allée voir quelques chroniques avant d’écrire la mienne, pour savoir si d’autres personnes avaient eu le même ressenti que moi. J’en ai lu qui mentionnaient les points décrits précédemment ainsi que les personnages stéréotypés ou Kadfael qui muri trop rapidement (sur lesquels je suis aussi d’accord) mais rien sur celui qui suit, alors que ce fût, pour moi, le plus bloquant !
Je ne suis pas du genre à faire des comparaisons (je n’ai pas la mémoire qui faut pour ça…) mais là, je n’ai pas pu m’empêcher de voir de gros parallèles avec Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit. Beaucoup de passages m’ont rappelé des scènes du film voire même des répliques comme Merlin qui crie « Vous ne passerez pas ! » ou la bataille finale appelée « La Bataille des six royaumes ». Je n’ai rien contre les clins d’œil et nombreux sont ceux qui se sont inspirés des écrits de Tolkien pour développer leur propre monde mais là, il y avait bien trop de similitudes à mon goût. Je ne les ai pas tous en tête mais il y avait par exemple le passage où les héros doivent s’infiltrer dans une montagne habitée par un dragon pour récupérer une pierre précieuse, celui où ils sont dans une forêt et se font attaquer par des araignées ou encore la scène où on donne un objet qui sert à éclairer quand les ténèbres sont si opaques qu’on ne voit plus le bout de son nez. Et ça, c’est pour Tolkien mais nous avons aussi le djinn de la lampe, Thor ou Byron des Bois qui font leur apparition…
Tout ça pour dire que, bien que je ne les cherchais pas du tout au début, toutes ces allusions ont fini par me sauter aux yeux et je ne voyais plus que ça. A chaque fois, ça me sortait de ma lecture.

Bref, « L’Héritier du Roi Arthur » est très loin de ce que je m’étais imaginée. Je m’attendais à une aventure sur le mythe arthurien et je me suis retrouvée avec un mixte de mythologies, d’époques et de personnages venant des quatre coins de la littérature. Cela peut probablement plaire à certains mais pour ma part, la magie n’a pas fonctionné et je n’ai pas réussi à voir la patte de l’auteur à travers toutes ces références et passages pris à droite et à gauche.

5 réflexions sur “L’Héritier du Roi Arthur – Bertrand Crapez

  1. Je suis navrée que tu aies été déçue par ta lecture mais je comprends tes arguments qui l’expliquent, avec beaucoup de respect en plus. J’en partage même certains. Après je ne suis pas le public cible donc ça n’a pas trop aidé 😅

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