Soirée canapé #16

En dehors des livres, je regarde pas mal de films et de séries alors j’ai décidé d’ouvrir une section où je vous parlerai des derniers visionnages que j’ai fait avec un petit avis pour chacun.

Films

Ecrire pour exister

Un film tiré de faits réels où on suit une jeune professeure qui enseigne la littérature anglaise à une classe composée en partie de noires et d’hispaniques. Leur vie est essentiellement rythmée par les guerres de gang dans leur quartier et leurs difficultés familiales et financières. Ils sont pour la plupart déjà contents de pouvoir vivre un jour de plus et ils n’ont que faire des cours. Cependant petit à petit, ils vont être touchés par la persévérance de leur professeure, ils se prendront à son jeu et ils accepteront, entre autre, d’écrire chaque jour dans un cahier comme si c’était un journal intime.
C’est un film un peu vieux mais très touchant ! J’ai aimé suivre les différents personnages et leur évolution au fil de l’histoire. De plus, le fait de savoir que cette classe a vraiment existé et qu’une professeure s’est réellement donnée corps et âme à ses élèves pour qu’ils puissent finir diplômés et avoir une chance d’aller en fac m’a particulièrement émue. Je suis friande de ce genre d’histoire et celle-ci était très bien réalisée, surtout que certains textes viennent tout droit des journaux intimes des élèves !

Full out 2 : You Got this!

Comme son nom l’indique, c’est la suite de Full Out. Autant j’avais beaucoup aimé le premier où on suivait une gymnaste qui passe par la danse, suite à un accident, pour retrouver son niveau d’avant, autant cette suite n’a que peu d’intérêt. Les acteurs ont changé entre le 1 et 2 et ils ont voulu garder les aspects danse et gymnastique combinés mais c’était maladroit. Pour le côté danse, le nouveau personnage est une jeune fille qui fait du breakdance et qui a du mal à s’insérer dans ce milieu très masculin. L’héroïne (la gymnaste) devient amie avec elle (de manière très grossière d’ailleurs) et l’aide à se faire une place à la fac, aux côtés des autres breakdancers. En soi, l’idée est bonne et les chorégraphies sont excellentes mais c’est poussif et on n’y croit pas une seconde. Pour le côté gymnastique, il y a une compétition nationale mais ils parlent tellement d’autres choses durant tout le film qu’il n’y aucune appréhension ni suspense le jour J.
Bref, à part la petite romance assez drôle et mignonne qu’ils ont mis entre une gymnaste et un geek, le reste part dans tous les sens… Cette suite n’a pas l’intensité et la profondeur qu’avaient le premier volet, c’est dommage.

Le Roi Arthur : La légende d’Excalibur

Il traînait dans ma watchlist et je suis bien contente de l’en enlever. La liste des acteurs connus a beau être impressionnante (Jude Law, Charlie Hunnam, Annabelle Wallis et Aidan Gillen) ce film ne l’est pas du tout. Je m’attendais à suivre la légende du Roi Arthur mais au final, à part les noms des personnages et l’épée magique, je n’ai pas vraiment reconnu l’univers. Alors, je ne suis pas une experte et c’est peut-être une version de la légende que je ne connais pas, mais je n’ai pas le souvenir de serpents géants ou d’homme à tentacules avec à ses côtés deux nymphes, qui demandent à ce que tu tues qui tu as de plus cher pour avoir plus de pouvoir. Il est bon de prendre parfois des libertés mais dans ce cas, il aurait mieux valu trouver un titre plus adéquate…
Bref, j’ai l’impression qu’ils ont pris ce qui les intéressait et qu’ils ont fait le reste à leur sauce sans chercher à être cohérent ou fidèle aux livres… Si vous cherchez une représentation fidèle de la légende arthurienne, passez votre tour !

Falling Inn Love

Le copain d’une femme d’affaire souhaite faire une pause alors cette dernière profite de cette rupture temporaire pour acheter une auberge en Nouvelle-Zélande. Arrivée sur place, elle se rend compte que l’auberge est loin d’être opérationnelle mais cela ne la rebute pas pour autant et elle décide de retaper l’établissement. Pour cela, elle va avoir besoin d’équipement et de main d’œuvre.
Je pensais que ça allait un n-ième film d’amour qui allait m’ennuyer et me faire rouler des yeux toutes les dix minutes mais finalement, je devais être dans le bon mood quand je l’ai regardé car je l’ai plutôt apprécié. Alors, l’histoire n’a rien de fou ou de surprenant et les acteurs sont loin d’être exceptionnels mais c’est une romance qui fait le taff. Le couple est mignon, les paysages sont beaux et les personnages secondaires sont sympathiques et reflètent bien l’hospitalité du pays. L’héroïne est un peu agaçante au début à tout vouloir faire elle-même et à se sentir agresser en tant que femme à chaque fois que le héro souhaite lui donner un coup de main mais ça s’arrange par la suite. C’est le genre de film devant lequel on passe un bon moment et qu’on oublie vite ensuite.

L’ambassadrice de Noël

Noël est finit depuis quelques temps maintenant mais la neige est encore parmi nous et j’ai quelques films encore dans ma wishlist alors je fais durer la saison encore un peu. Ici, nous avons un architecte qui doit recevoir sa famille pour Noël et qui engage une décoratrice d’intérieur pour transformer sa maison car il n’a ni le temps ni le talent pour le faire.
J’étais plutôt déçue par les films de Noël que j’ai vu cette année. Celui-ci rattrape un peu les précédents. Pas beaucoup de profondeur que ce soit au niveau de l’histoire ou des personnages (sans grande surprise) mais l’alchimie au sein du couple est là. La petite famille est drôle et il y a deux-trois petits passages tout de même émouvants. J’ai aimé l’évolution du héro et sa maladresse. Quant à l’héroïne, elle joue plutôt bien, on sent sa sincérité. Je les ai trouvé chou ensemble !

La femme la plus détestée d’Amérique

On change d’ambiance avec un film tiré de la vie de Madalyn Murray O’Hair, une femme qui s’est engagée toute sa vie pour la laïcité. Tout cela commence quand elle apprend que son fils doit, tous les matins, reciter la prière à l’école alors qu’il est athée. Madalyn va aller jusqu’à la Cour Suprême pour que soit abandonnée cette pratique. Elle gagnera mais son combat ne s’arrêtera pas là.
Melissa Leo, que je ne connaissais pas, joue extrêmement bien Madalyn, aussi bien dans sa jeunesse que par la suite. J’ai trouvé qu’elle incarnait très bien la femme engagée que Madalyn semble avoir été et aussi les dérives qui s’en sont suivies. C’est un pan de l’histoire qui m’était inconnue et j’ai été surprise par la tournure des événements. C’était globalement un bon film même si je relève quelques longueurs et que, le récit bien qu’intéressant, ne m’a pas non plus transcendé mais ça, c’est surtout une question de goût.

Iris

Un film avec Romain Duris, Charlotte Le Bon et Camille Cottin entre autres et qui nous raconte l’histoire d’Antoine Doriot, un riche banquier dont la femme disparait mystérieusement. Il reçoit quelques temps plus tard un coup de fil du ravisseur de sa femme demandant de l’argent en échange de sa femme.
Un film qui démarre de manière tout à fait classique mais qui se révèle bien plus complexe qu’il n’y parait. Je ne vais rien dire de plus pour vous spoiler mais bien que j’avais deviné quelques points, j’étais loin de me douter de toute l’intrigue. Les acteurs sont très bons et même si ça manque un peu de rythme par moment et qu’il y a des scènes quelque peu sexuelles, j’ai trouvé que ça allait avec l’ambiance générale du film. Bref, je le conseille, vous n’êtes pas au bout de vos surprises !

Coup de foudre de Noël

Charlotte est administratrice judiciaire et elle est envoyée à l’approche de Noël en Suède pour trouver une dernière solution pour l’entreprise de Martial avant qu’elle soit fermée.
J’ai tenté le film français de Noël avec Tomer Sisley et je n’aurais pas du… Je n’ai pas trouvé ça mauvais en soi mais il m’a laissé tellement de marbre que je ne sais même pas quoi dire dessus xD. Les paysages sont magnifiques mais je n’ai adhéré ni à l’humour ni aux émotions que le film a voulu véhiculé. Il y a juste le passage avec le loup et le petit garçon qui m’a serré le cœur mais à part ça, c’était le calme plat. J’ai même trouvé l’ex de Charlotte particulièrement agaçant et toxique et je n’ai pas compris comment elle a pu ne serait-ce qu’aller boire un verre avec lui. Bref, passez votre tour, il n’y a pas grand-chose à voir !

Séries

Run with the wind

Un anime sportif sur la course à pied. Nous suivons Haiji, en dernière année à la fac qui essaye de recruter 9 autres candidats pour participer à la grande course de Hakone. Il va jeter son dévolu sur les membres de sa résidence mais tous ne sont pas enclin à le suivre.
Un anime plutôt sympa où nous voyons bien chaque personnage évoluer physiquement et psychologiquement. Les épisodes sont bien rythmées hormis les derniers que j’ai trouvé long et dramatique. Chaque personnage a son quart d’heure de gloire et c’est chouette mais ça finit par être répétitif et par manquer de suspense. Mais le point qui m’a dérangé durant tout l’anime, c’est la façon dont Haiji force tout le monde à se mettre à la course à pied. A aucun moment il leur demande leur avis et il impose ses convictions et son rêve à chacun en leur faisant du chantage… J’ai vraiment été dérangé par cet aspect.

Alice in Borderland, saison 1

Tiré d’un mangas, c’est la série japonaise qui fait, en ce moment, un carton sur Netflix et bien que le mangas m’est jamais attiré, je me suis dit que ce serait un bon moyen d’avoir un aperçu de l’histoire et de l’univers. Résultat : c’est sympa mais ça ne vaut clairement pas tous les commentaires positifs que j’ai pu lire. Je suppose que si on n’est pas habitué à l’univers japonais, l’histoire nous paraît original mais le coup d’un groupe de personnes qui n’a pas d’autre choix que de participer à un jeu pour rester en vie ne date pas d’hier. En mangas, il existe Doubt, Judge, Birdcage Castle qui sont sortis à la même période et même en films, Cube ou Saw sont de bons exemple de survival-horror.  Bref, tout ça pour dire que ce drama est globalement bon mais qu’on est loin du chef d’œuvre. Le rythme est mal géré et on passe les premiers épisodes à attendre que le jeu démarre tellement les phases d’accalmie sont longues et ennuyeuses. Ensuite, il y a un changement de décors et ça devient plus intéressant mais les flashacks impromptus cassent la dynamique, tout ça pour nous révéler des informations dont on n’a pas vraiment l’utilité. Mais ce qui m’a surtout dérangé, c’est que le « maître du jeu » ne semble pas avoir de but précis autre que celui de faire souffrir des gens et je trouve ça particulièrement malsain…

Don’t fuck with cats

Une série documentaire en trois épisodes où nous suivons la chasse à l’homme, sur internet et en dehors, d’un individu qui se filmait en train de maltraiter et tuer des chatons. En effet, suite au visionnage de cette vidéo, un groupe de personnes décide de découvrir l’identité du criminel.
Quand j’ai commencé cette mini-série, je ne m’attendais pas du tout à ce que les actes de cet homme prennent de telles proportions. Ce sont des événements qui se sont déroulés dans les années 2010 et je me suis rendue compte, au fil des épisodes, que j’avais entendu parler de lui au journal à l’époque. Lorsque j’ai fait le rapprochement, j’ai eu une toute autre vision du documentaire. Aux infos, ils ne parlaient que de son meurtre et de sa cavale du Canada à l’Europe, puis de son arrestation. Je n’ai pas le souvenir qu’ils mentionnaient ses premiers délits, ni les dizaines de personnes qui avaient créer un groupe Facebook pour s’échanger des infos et le traquer.
J’ai été stupéfaite de voir tout ce qu’ils avaient découvert sur lui, comment ils ont trouvé ses lieux de résidences et son identité avant même que la police ne fasse quoique ce soit, mais aussi la façon dont le criminel prenait un malin plaisir à les manipuler et à les narguer. Internet est puissant mais internet est aussi flippant. C’est un documentaire très instructif mais pas forcément facile à regarder. Je le déconseille aux âmes sensibles et aux amoureux des animaux. Les vidéos des maltraitances animales ne sont pas montrées, tout comme celle du meurtre qui a suivi mais la description donnée est suffisante pour vous remuer le cœur.

Sur la piste de l’éventreur du Yorkshire

J’aime beaucoup tout le mystère qui entoure Jack l’Eventreur et je pensais que ce documentaire serait à son sujet mais non. C’est en réalité une série-docu de quatre épisodes qui raconte l’histoire du tueur en série qui a sévi dans le nord de l’Angleterre dans les années 1970. Si un rapprochement est fait avec Jack l’Eventreur, c’est parce qu’il avait la particularité de s’attaquer qu’à des femmes et principalement des prostituées. Il est très bien réalisé avec des images d’archives, des témoignages, etc. Il dégage une ambiance pesante voire flippante même. Mais ce que j’ai surtout aimé dans cette série c’est la révolte des femmes. Elles se retrouvent à rentrer chez elles la peur au ventre, à sortir dans les bars ou ailleurs et à suspecter chaque homme qui les aborde. Le gouvernement finit même par leur interdire de sortir la nuit pour leur propre protection et elles, au lieu d’obéir et de capituler face à ce tueur et la peur qu’il propage, elles décident de manifester dans les rues et de critiquer ouvertement la police et les politiciens pour leur manque d’efficacité. Il y a un aspect sociétal qui est très intéressant et une poussée de féminisme qui se justifie par la restriction de leur liberté causée par l’incapacité des forces de l’ordre à faire leur travail. C’est un des documentaires sur ce type de sujet que j’ai préféré pour le moment.

Les génies du mal

Dans cette série-docu, tout commence par l’arrestation d’un livreur de pizza après qu’il ait braqué une banque. Lors de son arrestation en plein rue, on découvre sur lui une bombe qui finit par exploser, tuant l’homme. L’enquête finit par remonter à plusieurs personnes qui se rejettent mutuellement la faute et à d’autres crimes pas moins horribles.
Parmi les documentaires que j’ai pu voir ce mois-ci, c’est celui qui m’a le moins plu. Pas que ce soit insipide ou autre, l’aspect psychologie de celui-là est assez fou, on est vraiment à cheval entre le génie et la folie. Cependant on est aussi plus dans le show et le sensationnel que dans les faits et l’hommage aux victimes. Nous suivons les suspects durant leurs interrogatoires, au procès et même lorsqu’ils témoignent depuis la prison mais nous n’avons pas grand-chose sur les victimes et du coup les émotions ne sont pas là. Nous sommes face à l’orgueil et le narcissisme des meurtriers ainsi que de leur maladie mentale et j’ai trouvé tout cela dérangeant par moment, intéressant mais dérangeant.

Le Traqueur de la nuit

Je vous promets, je ne suis pas en train de faire des recherches pour me débarrasser de quelqu’un dans mon entourage mais j’étais d’humeur à me plonger dans les méandres de l’esprit humain et j’ai enchainé les documentaires sur les tueurs en série. Celui-ci fait parti des pires que j’ai pu voir. Dans les années 80/90, un tueur en série a sévi à Los Angeles. Non seulement il tuait et violait des femmes mais il assassinait des couples de tout âge et kidnappait mêmes des enfants. C’est très rare qu’un tueur en série n’ait pas de profil de victimes et cela a mis en déroute les autorités pendant plusieurs mois voir années. Nous avons des témoignages de policiers et de journalistes ayant couvert ces affaires mais aussi des déclarations percutantes des victimes ou famille de victimes. J’ai trouvé le déroulé de l’enquête très intéressant mais c’est surtout l’implication des médias qui m’a estomaqué. On voit à quel point ils peuvent être nocifs et comment ils arrivent à balayer des mois d’enquête juste pour avoir le scoop de l’année. Franchement s’il y en a un à regarder, c’est celui-ci. L’horreur est omniprésent mais il y a un bel hommage aux victimes et l’enquête est très bien détaillée, les rebondissements nombreux et le dénouement me redonne un peu espoir en l’humanité.

Avez-vous vu l’un de ces films ou l’une de ces séries ? Qu’en avez-vous pensé ?

5 réflexions sur “Soirée canapé #16

  1. Encore un mois très prolifique dis donc.
    Je suis bien tentée par La femme la plus détestée d’Amérique (rien que le titre 😅) et j’ai beaucoup aimé également Run with the wind que notre amie commune m’avait conseillé. Elle est souvent de bons conseils pour les animes 😉

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    • Oui je les ai enchaîné, merci le confinement dès 18h 😅

      Ce n’est pas elle qui me l’a conseillé cette fois-ci mais oui il était fort sympathique ! J’aimerais pouvoir retrouver un anime de sport qui me donne autant de frissons que Haikyuu ><

      Aimé par 1 personne

  2. Je n’ai rien vu de cette liste, mais plusieurs choses me tentent comme Ecrire pour exister que j’avais déjà mis dans ma liste à regarder, Sur la piste de l’éventreur du Yorkshire et La femme la plus détestée d’Amérique, parce que si la laïcité tend à être en ce moment critiquer, je reste convaincue que c’est la meilleure manière de permettre aux différentes religions de cohabiter…

    J'aime

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