Susan Hopper, tome 1 : Le parfum perdu – Cendrine Wolf & Anne Plichota

Note : ★★★★☆ (3.5/5)
Extrait : « Elle ferma les yeux, le parfum s’insinua dans les méandres de son esprit et, après en avoir pris intégralement possession, ouvrit en grand une des portes de sa mémoire, jusqu’alors fermée à double tour. »

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Titre : Susan Hopper, tome 1 : Le parfum perdu
Auteur : Cendrine Wolf & Anne Plichota
Genre : Fantastique, Jeunesse
Langue : Française
Pages : 319
Note : 3.5/5

En bref : Petite déception. C’est un premier tome qui se lit bien, dont l’univers est sombre et original mais qui sait aussi avoir des passages plus drôles afin d’alléger l’ambiance et diminuer la tension. Cependant, je n’ai pas accroché tant que ça aux personnages principaux. Leurs comportements, au début pour Susan, vers la fin pour Eliot ne m’ont pas plu.

Résumé :

Chacun de ses rêves est plus terrifiant que le précédent…
A l’âge de trois ans, Susan a perdu ses parents dans un terrible incendie. De sa mère, il ne lui reste qu’un foulard, toujours mystérieusement imprégné de son parfum.
Après onze longues années passées dans un orphelinat écossais, Susan va croiser le chemin d’Helen Hopper, une femme qui porte le même parfum que sa mère. Dès lors, elle n’a plus qu’une obsession : vivre chez les Hopper. Cette famille est faite pour elle et pour personne d’autre ! Les manœuvres de l’adolescente finissent par payer et la vie pourrait devenir simple si Susan ne se réveillait chaque nuit dans un inquiétant cimetière où des voix lui ont révélé la terrible malédiction qui pèse sur sa famille. Accompagnée par Eliot, le fils des Hopper, son grand-père Alfred et Georgette, la facétieuse petite chienne, Susan décide de plonger dans les abysses du passé. Entre son amour pour Eliot, sa conquête de l’affection d’Helen et les démons qui la hantent, pourra-t-elle un jour apprendre à devenir ce qu’elle est vraiment ?

Avis :

Susan a quatorze ans et vit à Home, un orphelinat, suite à la mort de ses parents une dizaine d’années auparavant. Elle est passée de famille d’accueil en famille d’accueil sans succès. A chaque fois, son comportement, loin d’être exemplaire, l’a ramenée au sein de Home. Avec la famille Hopper, la situation pourrait bien être différente. Et pas seulement parce que la mère, Helen, porte un parfum étrangement familier à la jeune fille mais surtout parce que Susan va atterrir dans un lieu qui l’obligera à plonger dans un passé dont elle n’avait pas connaissance.

Je suis tombée sur cette duologie il y a quelques années déjà et, dépoussiérant les livres de ma PAL en ce moment, j’ai ressorti celui-ci car il était très bien noté sur Livraddict. Je ne vais malheureusement pas être aussi clémente car pas mal de choses m’ont dérangé dans ce premier tome.

Tout d’abord, les personnages. J’ai eu du mal à m’attacher à Susan dans la première partie du livre. Je l’ai trouvé exécrable, méchante avec ses camarades et je n’ai pas aimé son côté manipulatrice et terrorisante. On comprend par la suite que son comportement est dû aux nombreuses blessures qu’elle a subi dans son enfance et le manque d’une famille aimante et affectueuse. Je trouve malgré tout que la façon dont cela a été présentée était maladroite car on a l’impression que Susan est juste cruelle. J’aurais apprécié qu’on décèle dès le début les raisons de sa conduite. Ses paroles m’auraient paru moins hypocrite et je me serais plus rapidement attacher à elle. De plus, elle donne des surnoms peu reluisants à certains personnages, genre Alfred qu’elle appelle « vieux fou », et alors qu’au début c’est péjoratif, on se doute que sur la fin, c’est une marque d’affection pour Susan. Sauf que, pour ma part, j’ai continué à avoir la sensation qu’elle le dénigrait et ça m’a bloqué.

En plus de Susan, nous faisons la connaissance d’Eliot, le fils des Hopper, qui a le même âge que la jeune fille. Eliot a la particularité d’être un enfant de la lune, une maladie qui l’empêche d’être exposé directement aux rayons du soleil. J’ai bien aimé ce personnage mais deux choses ne m’ont pas plu avec lui. En premier, sa maladie. Je trouve qu’elle nous est présentée d’une manière trop légère et désinvolte. J’ai eu l’impression qu’elle n’avait qu’un but, desservir la fin de ce premier tome et rien d’autre. Du coup, je suis déçue car c’est un mal qui est peu représenté dans la littérature et j’aurais aimé qu’elle soit traitée avec plus de profondeur et de sérieux.
Le deuxième point qui m’a embêté, c’est la romance. Eliot tombe raide dingue amoureux de Susan et encore une fois, c’est amené d’une manière brusque et maladroite. Leur relation n’est pas malsaine car il n’y a pas de mauvaises intentions des deux côtés mais elle m’a beaucoup dérangé, dans le sens, où Eliot force ses sentiments sur Susan alors que cette dernière n’a encore aucune idée de ce qu’elle ressent. Bon, c’est juste des petits bisous mais tout de même, je ne pense pas que ce soit une attitude à promouvoir dans un livre jeunesse. D’ailleurs, c’est un livre jeunesse parce que les personnages ont une quinzaine d’années mais en réalité il y a beaucoup de descriptions assez gores et sombres qui pourraient convenir à un public plus âgé.

Enfin, en ce qui concerne l’histoire, elle était intrigante et bien construite. J’ai aimé me plonger dans le passé de la famille de Susan et découvrir tous les mystères qui l’entourent comme par exemple le fameux parfum qu’elle sent de temps en temps. Le début du livre nous met tout de suite dans l’ambiance avec l’arrivée de Susan dans sa nouvelle famille et la découverte d’une étrange figurine. J’étais captivée par le récit et j’aurais aimé l’être tout autant des personnages. Ce ne fût pas le cas et je ressors donc mitigée de ce premier tome.

Bref, « Susan Hopper, Le parfum perdu » est une petite déception. Je ne m’attendais pas à avoir un coup de cœur mais j’espérais un livre dans la même veine que Mara Dyer, Sunshine ou encore Bad Girls Don’t Die. C’est un premier tome qui se lit bien, dont l’univers est sombre et original mais qui sait aussi avoir des passages plus drôles afin d’alléger l’ambiance et diminuer la tension. Cependant, je n’ai pas accroché tant que ça aux personnages principaux. Leurs comportements, au début pour Susan, vers la fin pour Eliot ne m’ont pas plu. Je lirai le tome 2 par curiosité et parce que la fin nous laisse en suspend mais je ne pense pas que ce sera une saga que je recommanderai.

Découvrir mes chroniques de la saga complète : Tome 2

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