Kimi Wa Pet – Yayoi Ogawa

Note : ★★★★☆ (3.75/5)
Extrait : « Je pourrais pas m’occuper de toi indéfiniment, si tu reste ici comment je ferai pour avoir une relation avec un homme ? Si on continue comme ça, ce ne sera bon ni pour toi ni pour moi »

couv51505082Titre : Kimi Wa Pet
Auteur : Yayoi Ogawa
Genre : Josei
Langue : Française
Tomes : 14 tomes (terminé)
Note : 3.75/5

En bref : Même si le pitch de départ me gênait et que la fin m’a paru précipité, je garde un bon souvenir de cette lecture grâce à un humour omniprésent et une évolution maîtrisée de l’héroïne. J’ai pris plaisir à la suivre dans ses amours, ses amitiés et ses choix professionnels. J’ai aimé les réflexions que l’auteur porte à travers elle sur la société et les femmes.

Résumé :

Un soir alors qu’elle rentre chez elle, une jeune journaliste découvre un jeune et beau garçon recroquevillé devant la porte de son appartement. Elle décide alors de le prendre en charge et en fait son animal de compagnie…

Avis :

Kimi wa pet est ce mangas que je connais depuis des années mais que je n’ai jamais pris le temps de lire malgré les bons échos que j’ai reçu (comme beaucoup d’autres d’ailleurs…). Pourquoi ? Parce que le pitch ne m’a jamais emballé plus que ça et me rappelait bien trop le film Didier avec Alain Chabat que j’avais trouvé très dérangeant étant jeune. Ce mangas faisant tout de même parti des classiques, j’ai fini par me jeter à l’eau.

Nous suivons la vie de Sumire, une jeune journaliste passionnée par son travail et qui renvoie souvent une image stricte et peu engageante d’elle. Un soir, elle découvre dans un carton un jeune homme qu’elle décide d’héberger et de nourrir à condition qu’il se comporte comme son animal de compagnie. C’est ainsi que commence la vie en colocation de Sumire et Momo.

Comme prévu, j’ai eu du mal avec les deux-trois premiers tomes et le fait que Takeshi, surnommé Momo accepte avec autant de facilité de se comporter comme un chien. Mais aussi que, de son côté, Sumire s’adapte avec autant de facilité à cette nouvelle situation. Néanmoins, à force de côtoyer notre duo et de m’attacher à eux et à leurs frasques, j’ai réussi à passer outre ce malaise et à rire de chaque situation.

Le deuxième point que je craignais était que Sumire passe d’un homme à un autre et qu’aucune relation aboutisse parce qu’au fond, elle aime Momo. L’histoire aurait été répétitive et sans réelles saveurs à mon goût. Heureusement, ce ne fût pas le cas et j’ai apprécié qu’elle mette tant d’efforts dans son couple avec Hasumi. Beaucoup de sujets sont traités grâce à eux comme le stress des débuts, l’envie d’être toujours parfaite devant celui qu’on aime, la peur de se dévoiler puis plus tard, les questions de confiance, de mariage, d’avenir professionnel et d’accomplissement personnel. Le tout est plutôt bien traité et j’ai été à plusieurs reprises touchée par les réflexions de Sumire.

Momo, quant à lui, ne reste pas pour autant sur la touche durant cette période au contraire. La mangaka nous dévoile que sous ses airs un peu simplet et constamment joyeux, Momo est un danseur professionnel très doué et passionné par son travail. Je pense que c’est au moment où elle nous a montré qu’il ne passait pas sa vie à la maison, à attendre que Sumire rentre, que j’ai commencé à ne plus voir leur relation comme celle d’une maîtresse et de son chien mais plutôt celle entre un homme et une femme se réconfortant l’un et l’autre. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé cet aspect de dépendance émotionnelle entre nos deux colocataires. Cette envie de vouloir se détacher d’une situation qu’on sait temporaire et nocif sans succès. Plus nous voyons la relation de Sumire et Hasumi s’approfondir, plus cette question revient et nous nous demandons, tout comme Sumire et Momo comment ils vont pouvoir se séparer et rester heureux.

La solution que propose l’auteur m’a bien entendu ravie, cependant, je l’ai trouvé maladroite dans son déroulé. A partir du tome 12, tout s’enchaine très vite, trop vite même et j’ai été déçue par le comportement de certains personnages. J’espérais qu’ils se battraient davantage ou alors qu’on verrait les prémices du changement plus tôt que ça. Pour Sumire, je n’ai rien à redire, on la voit douter et chercher constamment le chemin qui mène vers le bonheur mais pour d’autres ce n’est pas le cas. Pour eux, j’ai eu une impression de précipitation, de « je dois boucler mon histoire illico-presto » et je n’ai pas pu savourer la fin autant que je l’aurais voulu.

Bref, « Kimi wa pet » fût une lecture très sympathique. Même si le pitch de départ m’a dérangé, l’évolution maîtrisée de la plupart des personnages et l’humour omniprésent ont vite balayé cette sensation. J’ai pris plaisir à suivre Sumire dans ses amours, dans ses choix professionnels et dans ses amitiés. Elle m’a touché à de nombreuses reprises et j’ai aimé les réflexions que l’auteur porte à travers elle sur la société et les femmes. Malgré une fin précipitée, je recommande cette lecture pour ceux qui, comme moi, sont passés à côté de ce classique bien trop longtemps.

7 réflexions sur “Kimi Wa Pet – Yayoi Ogawa

    • Oui, au début, c’est plutôt dérangeant avec les passages où Sumire est limite en mode « fait wouaf wouaf », « donne la patte » et où Momo s’exécute… Mais au fil des tomes, elle le fait de moins en moins et quand elle le ramène à l’état d’animal, tu vois que c’est plus parce qu’elle se voile la face qu’autre chose et que leur relation va bien au-delà.

      Du coup, même si les premiers tomes peuvent rebuter, ce n’est pas une situation qui perdure donc j’ai pu passer outre 😊

      Aimé par 1 personne

  1. Il faudrait que je relise la série parce que je ne me rappelle de ce sentiment de fin précipitée.
    Par contre, je me retrouve très bien dans tes réflexions sur les personnages de Sumire et de Momo ainsi que sur ce que ça dit des femmes et des jeunes actifs en général. J’en garde vraiment un souvenir ému.

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    • C’est surtout du côté de Hasumi que j’ai trouvé ça précipité. En vrai Momo ne fait que s’enfoncer dans la brèche qu’il espère voir depuis longtemps et Sumire se pose beaucoup de questions sur la fin mais Hasumi est bien trop passif à mon goût. Je m’attendais à plus de combativité surtout qu’un tome auparavant, il était encore en mode « cest la femme de ma vie » 😅

      Les réflexions sur la société sont bien traitées et c’est choquant d’ailleurs de voir que ça n’a pas beaucoup bougé depuis…

      Aimé par 1 personne

  2. […] Kimi Wa Pet – Yayoi Ogawa (publié le 6 avril) : Là encore on touche à ma corde sensible, puisque Kimi wa pet est sûrement l’un de mes titres fétiches, celui dont je ne pourrai jamais me séparer. Dans sa chronique, Kiriiti évoque les points forts et défauts de cette série. Globalement, c’est un manga qu’elle a apprécié notamment grâce à ses personnages et à la réflexion que l’autrice propose sur la place des femmes dans la société japonaise. Elle regrette toutefois une fin précipitée. […]

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