De l’eau pour les éléphants – Sara Gruen

Note : ★★☆☆☆ (2.25/5)
Extrait : « Je ne sais pas si j’ai choisi ce train où si c’est ce train qui m’a choisi. Mais quelque chose me disait que mes parents me l’avaient envoyé. En tout cas j’aimais cette idée. »

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Titre : Water for Elephants
Auteur : Sara Gruen
Genre : Historique
Langue : Anglaise
Pages : 335
Note : 2.25/5

En bref : Lu en VO et je n’ai pas aimé la plume de l’auteur qui alourdit le texte et rend l’action quasi-inexistante. La mise en place de l’intrigue avec l’éléphant est longue à venir et elle n’est pas autant mise en avant que ce que je pensais. L’univers du cirque, les personnages et l’époque sont bien représentés mais l’auteur n’a pas réussi à me charmer avec.  

Résumé :

Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis. Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités.

Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène la belle écuyère, et Rosie, l’éléphante que nul jusqu’alors n’a pu dresser, dans un improbable trio.

Avis :

Je me souviens avoir vu le film à sa sortie au cinéma et j’en gardais un bon souvenir. Ayant réussi à me procurer le livre en VO, je me suis lancée dans cette lecture en espérant y retrouver les mêmes émotions que durant mon visionnage. Ce fût un échec cuisant…

Nous suivons la vie de Jacob Jankowski, un vieillard de 90 ans vivant dans une maison de retraite. Il nous explique sa vie de personne âgée au milieu de ses semblables et ses interactions avec le personnel médical. Un jour, il voit un cirque s’installer en face de l’établissement. Tout le monde a hâte de profiter du spectacle mais en ce qui concerne Jacob, cela lui rappelle surtout sa jeunesse. A partir de là, à chaque fois qu’il s’assoupira ou qu’il aura un moment d’absence, nous repartirons dans les années 30, durant la Grande Dépression. Une époque où Jacob était en dernière année d’université pour devenir vétérinaire et où la mort de ses parents va complètement bouleverser son destin. Il abandonnera ses études juste avant les exams et montera dans le train d’un cirque ambulant.

Que dire sur ce livre… Il m’a laissé de marbre, je n’ai ressenti presque aucune des émotions que l’auteur voulait nous faire passer et je me suis ennuyée plus de la moitié du bouquin. Pourtant les personnages sont attrayants. J’ai bien aimé la personnalité de Jacob. Quant il est vieillard, il est ronchon et il n’a pas sa langue dans sa poche et c’est assez drôle la façon dont une des infirmières le manipule. Et lorsqu’il est jeune, nous ressentons toute la passion de l’adulte qui découvre le monde et l’amour. Il fait des erreurs mais met un point d’honneur à ne pas les répéter et à protéger ceux qu’il aime.
Dans les personnages secondaires, j’ai bien aimé Walter et son amitié avec Jacob, même si ça démarre très mal, ou encore Earl, discret mais attachant. Il y a aussi des personnages moins reluisants comme Oncle Al, August et Blackie mais même s’ils jouent le mauvais rôle, ils ne sont finalement que des humains. Dans ce sens, Sara Gruen les a bien décrits. Bien que les personnages soient variés et réalistes, la sauce n’a pas pris et ils n’ont pas réussi à m’embarquer dans leur vie.

Je dirais que le plus gros défaut du livre, pour moi, a été la plume de l’auteur. Je l’ai lu en VO alors peut-être que la traduction sera meilleure dans ce sens et que vous n’aurez pas cette impression mais ma lecture fût fastidieuse. J’ai trouvé l’écriture lourde et les descriptions inutilement longues, au point où j’ai fini par en zapper une partie dans le dernier tiers du livre tellement je voulais en finir… Et le pire, c’est qu’en les sautant, je n’ai ressenti aucun manque. L’histoire m’a paru même plus dynamique et intéressante ainsi.

J’ai aussi trouvé le début interminable. Le roman s’appelle « De l’eau pour les éléphants » donc j’attendais la venue de l’éléphant avec impatience mais il faut attendre presque la moitié du livre (40% pour être exact) avant que l’animal fasse son apparition. Avant ça, nous avons des chapitres sur le Jacob de 90 ans où on apprend sa vision de la vieillesse, les complications rencontrées, la peur de perdre ses capacités physiques et mentales, etc. Puis ensuite, nous avons des chapitres sur le Jacob jeune qui quitte tout à la suite de la mort de ses parents et qui rejoint le cirque. On découvre alors la vie quotidienne de chacun et les disparités qu’il y a entre les différents membres du cirque à cette époque. En soi, il y a des réflexions intéressantes, nous comprenons bien les difficultés qu’il y avait durant la Grande Dépression, ainsi que la vitesse à laquelle les cirques pouvaient percés puis faire faillite mais c’est long, tellement long…  

Tout le livre est ainsi, à chaque fois que des événements, des personnages ou des conversations intéressantes surviennent, c’est enrobé, décoré, maquillé de plein de choses ennuyantes et je finis par ne retenir que ça. A pratiquement chaque scène, je me demandais quel était l’intérêt, à quoi ça allait amener, servir, pourquoi l’auteur nous racontait tout ça et bien qu’il y ait (presque) toujours une logique et un but à ces passages, ça aurait pu être raconté d’une manière tellement plus simple et captivante.

Bref, j’avais un bon souvenir du film « De l’eau pour les éléphants » et je vais rester là-dessus parce que le livre ne m’a pas du tout donné satisfaction. Il semble pourtant faire l’unanimité et c’est peut-être grâce à une traduction française qui rend la lecture plus fluide et agréable mais en ce qui concerne la version originale, ce n’est pas ça… Je n’ai pas aimé la plume de l’auteur qui alourdit le texte et rend l’action quasi-inexistante. La mise en place de l’intrigue avec l’éléphant est longue à venir et une fois qu’elle est là, elle n’est pas autant mise en avant que ce que je pensais. Les personnages sont sympathiques sans pour autant se démarquer les uns des autres. L’univers du cirque et l’époque sont bien représentés mais Sara Gruen n’a pas réussi à me les vendre correctement. 

2 réflexions sur “De l’eau pour les éléphants – Sara Gruen

  1. J’ai lu la version française, il y a maintenant un long moment, mais j’en garde un super souvenir avec beaucoup d’émotions… Alors peut-être que la version VO n’est pas la meilleure à lire…

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    • Dans la mesure du possible, j’aime lire en VO pour avoir les véritables mots de l’auteur et être sûr que l’histoire et les sentiments ne soient pas altérés par la traduction mais pour celui-ci, j’ai l’impression que j’aurais mieux fait de lire la version française tant les avis sont positifs 😅

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