Blue Giant – Shinichi Ishizuka

Note : ★★★★☆ (4.25/5)
Extrait : « Le jazz, c’est une musique rude et brûlante, née de la collision entre les personnalités de chacun. » – « Le jazz est la révolte de l’émotion contre la répression. »

couv58929898Titre : Blue Giant
Auteur : Shinichi Ishizuka
Genre : Seinen
Langue : Française
Tomes : 10 tomes (terminé)
Note : 4.25/5

En bref : Les dessins sont magnifiques et nous plongent en plein cœur du jazz et de la vie de Dai. Les personnages sont variés, réalistes, humains et chacun vient aider à l’accomplissement du héro. Dai ne serait rien sans eux, ce qui fait de Blue Giant, un mangas pas seulement sur la musique mais aussi sur la vie.

Résumé :

Dai Miyamoto est en terminale. Il fait partie de l’équipe de basket, travaille à mi-temps dans une station service, et vit seul avec son père et sa petite sœur. Surtout, il s’est pris de passion pour le jazz depuis le collège. À tel point qu’il joue tous les jours sur les berges de la rivière, peu importe les conditions météo. Qu’il pleuve, qu’il vente ou que la canicule soit au rendez-vous, il joue. Il veut être un géant du jazz et reste persuadé qu’il peut y arriver.

Avis :

J’ai découvert Blue Giant, l’année dernière, lorsque les maisons d’édition proposaient la lecture gratuite des premiers tomes d’une partie de leur catalogue. Ce qui m’avait alors marqué dans ce mangas, c’est la puissance que dégageaient les dessins. Un an plus tard, je prends enfin le temps de suivre le parcours de Dai Miyamoto, un passionné de Jazz qui a décidé de devenir le plus grand saxophoniste du monde.

Je n’ai rien à ajouter sur les dessins, ils sont sublimes de A à Z. On ressent vraiment toute l’intensité qui se dégage de la musique jouée et des événements qui se déroulent sous nos yeux. L’utilisation des fonds noirs et les gros plans sur certaines parties de l’instrument ou des visages des personnages rendent l’ambiance intimiste et fort. J’ai même été étonnée du peu de conversations qu’il y a. Les dessins parlent d’eux-mêmes, c’est tellement explicite qu’il arrive que certains chapitres ne comportent pratiquement pas de bulles de dialogues, juste des onomatopées et quelques pensées. Je suis toujours aussi impressionnée quand un mangaka arrive à passer autant émotions sans un seul mot.

En ce qui concerne l’histoire, nous suivons Dai, du lycée à son départ de sa ville natale pour débuter dans la musique. J’ai aimé la façon dont Shinichi Ishizuka fait évoluer son personnage. Il ne passe pas par l’étape classique du conservatoire et de l’université, Dai apprend essentiellement en s’entraînant seul et en jouant devant un public. Il a bien un coach et des amis pour le guider et le faire progresser mais il n’est pas dans une structure officielle avec tout plein de règles. Ce qui fait que nous n’avons pas simplement le récit d’un jeune homme qui souhaite réussir dans le jazz, nous avons en face de nous, une véritable leçon de vie. Avec Dai à nos côtés, nous ressentons toute sa passion pour le jazz et nous voyons les sacrifices qu’il est prêt à faire pour atteindre ses objectifs. Quitter sa famille, ses amis, la fille qu’il aime, son pays, il est prêt à tout pour progresser et rien ne semble pouvoir l’arrêter.

Cet aspect fait de Dai un personnage déterminé mais aussi parfois sans pitié et c’est pour cela que je n’ai pas toujours été en phase avec lui. Au départ, c’est son sourire niais qui m’agaçait, par la suite, ce sont ses convictions. C’est un personnage à la fois simple et cruel, il a un objectif et fonce droit devant pour l’atteindre. En chemin, il embarque ses proches sans prendre de pincettes. En fait, il a une confiance aveugle dans les capacités de son entourage (je pense à Tamada surtout), que cela empêche toute erreur et abandon de la part de la personne concernée. Au final, ça fonctionne et les personnages se dépassent et se découvrent des talents insoupçonnés mais je trouve qu’il y a parfois un manque de considération de la part du héro.

Quant aux autres personnages, je les ai tous apprécié. Du maître et son chien dans les premiers tomes, à Tamada et Sawada qui font la tournée des salles avec Dai, en passant par son frère qui s’est endetté pour offrir un saxophone à son cadet, ils apportent tous leur pierre à l’accomplissement du jeune homme. J’ai d’ailleurs adoré les bonus en fin de tome. Ces témoignages de gens qui parlent avec nostalgie de Dai à différentes étapes de son voyage vers le succès et qui sous-entend qu’il aurait atteint son objectif. C’est bien joué de la part du mangaka. Cela nous permet d’avoir le point de vue de personnages plus ou moins importants sur notre héro et nous donne envie de connaître le dénouement de cette saga rapidement.
En parlant de fin d’ailleurs, je suis déçue par ce que l’auteur a fait de Sawada, j’espérais vraiment qu’on esquive ce genre de rebondissements, c’est un manque cruel d’originalité pour le coup et c’est venu un peu gâcher le dernier tome pour ma part…

Bref, « Blue Giant » est à lire de toute urgence que vous soyez fan de musique ou non. Les dessins sont magnifiques et nous plongent en plein cœur du jazz et de la vie de Dai. Même si ce dernier manque quelque fois de considération pour son entourage, j’ai ressenti toute la passion et l’enthousiasme qu’il a pour le saxophone. Pour ce qui est des personnages secondaires, il y en a une bonne panoplie et Dai ne serait rien sans eux car c’est les rencontres qu’il fait qui construit et fait grandir notre héro. Blue Giant n’est pas qu’un mangas sur la musique, c’est aussi une belle leçon de vie.

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