Starving Anonymous – Yû Kuraishi & Kazu Inabe

Note : ★★☆☆☆ (2/5)
Extrait : « – Qu’est-ce que c’est cet endroit ? Et surtout, où est-ce qu’on est ? – Eh bien… c’est ce à quoi ça ressemble. Une sorte d’élevage d’humain bien sûr. »

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Titre : Starving Anonymous
Auteurs : Yû Kuraishi & Kazu Inabe
Genre : Seinen
Langue : Française
Tomes : 7 tomes (terminé)
Note : 2/5

En bref : Des concepts qui m’auraient plu s’ils n’avaient pas été noyés sous une montagne de sang et de chairs. A vouloir faire du sensationnel, les mangakas se sont perdus et n’ont proposé que des scènes violentes et vides de sens. Les personnages sont mal exploités, l’univers est brouillon et la fin est un résumé de tout ce qui ne m’a pas plu.

Résumé :

Quand Ie se réveille, ses souvenirs sont flous… Il se souvient vaguement d’un gaz qui se répandait dans le bus, le ramenant chez lui.
Où est son ami Kazu ? Les autres passagers ?
Enfermé dans un immense entrepôt, le garçon est entouré de dizaines de corps : certains sont congelés et hachés, d’autres sont gavés d’un étrange liquide addictif qui s’écoule d’un tuyau. Bientôt, il comprend qu’il est prisonnier d’une ferme industrielle où les humains sont traités en bétail. Dans quel but ? Comment échapper de ce cauchemar ?

Avis :

Alors qu’ils prennent le bus pour rentrer chez eux, Kazu et Ie se font kidnapper. A leur réveil, ils se retrouvent dans un bâtiment où tout autour d’eux, des humains boivent un liquide dont ils semblent accro. Dans cette pièce, ils font la connaissance de Natsune et Yamabiki, deux hommes qui ont réussi à échapper à la surveillance des gardes jusqu’ici et qui ont bien l’intention de quitter cette structure dont ils comprennent vite l’utilité : gaver des humains pour les donner en pâtures à des êtres venus d’une autre planète.

J’ai lu le premier tome il y a longtemps et j’avais été quelque peu rebutée par la violence et le gore qui y étaient peints. Néanmoins, la série étant terminée et ne faisant que 7 tomes, j’ai quand même voulu connaître le fin mot de l’histoire. Je ne m’attendais pas à être subjuguée et je suis malgré tout déçue.

L’aspect qui m’avait donné envie de lire cette série, c’était le côté humains transformés en bétail pour des animaux intelligents qui ressemblent beaucoup à des larves puis à des mantes religieuses. J’ai aimé que les rôles soient inversés et que les auteurs fassent subir aux Hommes ce que nous faisons endurer aux volailles, aux vaches et autres animaux dont nous nous nourrissons. C’est ce concept d’élevage intensif qui m’a suffisamment intrigué dans le premier tome pour que je passe outre la violence de certaines scènes.

Malheureusement, la suite de l’histoire ne suit pas et j’ai été un peu plus déçue à chaque tome. Pour éviter de mettre en danger toute la planète, les dirigeants de ce complexe cherchent un moyen pour reproduire des humains rapidement afin de nourrir les Êtres sans « piocher » dans la population mondiale. Déjà, j’ai trouvé ça bizarre que personne en dehors de l’institut ne soit au courant de l’arrivée de ces extraterrestres et que ces derniers se contentent de rester enfermés et d’être nourris dedans. De plus, même si on reste dans le domaine de la consommation, j’ai trouvé certains passages beaucoup trop dérangeants, comme les femmes qu’on engrosse continuellement jusqu’à ce qu’elle soit décharnée, les hommes qu’on excite sans cesse pour qu’ils fassent leur part du travail. C’est tellement gore et malsain que ça en dessert totalement le propos initial. On finit par ne voir que la violence et plus le message des mangakas qui se cache derrière. Ce n’est vraiment pas un mangas plaisant à lire ni à mettre entre toutes les mains.

En creusant dans le passé de Yamabiki et Natsune, on découvre aussi tout un aspect génétique à l’histoire. D’un côté avec Natsune qui est le fils d’une de ces femmes dont j’ai parlé plus tôt et sur qui des expériences avaient été faites. De l’autre Yamabiki qui était un chercheur spécialisé dans la génétique. J’ai apprécié ces personnages, leur personnalité mais pas leurs capacités qui sont, pour moi, complètement tirées par les cheveux et qui ne sont qu’un prétexte pour rajouter encore plus de passages gores à l’histoire… La fin en est d’ailleurs un très bon exemple.

Enfin, je n’ai pas parlé de Kazu et Ie tout simplement parce qu’ils n’ont que peu d’intérêt. Ils subissent les événements plus qu’ils n’agissent en réalité et c’est dommage parce que la mémoire eidétique d’Ie (il retient tout ce qu’il voit et entend) aurait pu servir mais elle n’a été que trop peu exploitée. Tout comme beaucoup d’autres choses dans cette série…

Bref, « Starving Anonymous » ne m’emballait pas des masses et la suite s’est révélée finalement tout aussi peu intéressante. Il y a bien quelques concepts qui auraient pu m’intriguer mais pour cela il aurait fallu qu’ils soient davantage développés et surtout qu’ils ne soient pas noyés sous une montagne d’hémoglobine et de chairs humaines. A trop vouloir faire du sensationnel, les mangakas se sont perdus en cours de route et ne m’ont proposé que des scènes violentes et vides de sens. Les personnages sont mal exploités, l’univers est bancal et brouillon sur certains points et la fin est un condensé de tout ce qui ne m’a pas plu dans l’histoire. On oublie vite et on passe à autre chose !

2 réflexions sur “Starving Anonymous – Yû Kuraishi & Kazu Inabe

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