Le Clan des Otori, tome 1 : Le Silence du rossignol – Lian Hearn

Note : ★★★★★ (5/5) Coup de cœur
Extrait : « Il fait bon rentrer chez soi, dit-il d’une voix paisible. Mais de même que le fleuve est toujours à notre porte, le monde nous attend toujours dehors. Et c’est dans le monde que nous devons vivre. »

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Titre : Le Clan des Otori, tome 1 : Le Silence du rossignol
Auteur : Lian Hearn
Genre : Fantasy, Historique
Langue : Français
Tomes : 4 + 1 tomes (terminé)
Note : 5/5 Coup de cœur

En bref : Je regrette de ne pas avoir découvert cette saga avant. Le récit est bien rythmé, développé et regorge de surprises mais surtout, ce sont les personnages qui m’ont charmé. Le duo Shigeru et Takeo fonctionne à merveille, leur relation est très touchante, il ne m’a pas fallu longtemps avant que je les soutienne de tout mon être pour qu’ils atteignent leurs objectifs.

Résumé :

Au XVIème siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit dans un village tranquille, au sein d’une communauté qui condamne la violence. Mais cette communauté est victime de persécutions, et les habitants du village de Takeo sont massacrés par les hommes d’Iida. Sauvé et adopté par sire Shigeru, chef du Clan des Otori, le jeune garçon se trouve plongé dans un univers d’intrigues et de luttes violentes entre les clans de ce Japon féodal.

Animé par son désir de vengeance et son devoir de loyauté, transporté par l’intensité de son amour pour la belle Kaede, Takeo devra trouver sa propre voie. Sa quête le conduira derrière les murailles d’Inuyama, où il devra franchir le parquet du rossignol… cette nuit-là le rossignol se taira-t-il ?

Avis :

Tomasu vit dans un village paisible auprès de la communauté des Invisibles, un peuple qui se refuse à tuer qui que ce soit et qui vénère d’autres Dieux. Ce peuple ne plait guère à Sire Iida, chef du clan des Tohan, qui finit par lancer une attaque dans tout le pays pour les exterminer. Tomasu échappe à ce massacre grâce à Sire Shigeru, membre respecté du Clan des Otori. Recueilli par les Otori et renommé Takeo pour cacher son identité, notre héro va être élevé et éduqué aussi bien à l’art du combat, qu’à l’écriture et la lecture. Takeo va se découvrir des talents cachés dont il usera pour servir du mieux qu’il peut son seigneur, à qui il doit la vie.

Tout ceux de mon entourage qui ont lu cette saga ne m’en ont dit que du bien mais ils l’avaient tous lu pendant leurs années collèges. J’avais donc hâte de découvrir cette histoire et en même temps je craignais ne plus être le public visé, à l’instar de la saga La Quête d’Ewilan que j’avais trouvé trop jeunesse pour moi. De plus, au début du livre, l’auteur précise que le Japon décrit n’est pas fidèle aux cartes. En effet, même si certaines villes et régions existent vraiment (Inuyama ou Hagi par exemple), Lian Hearn a pris la liberté de les moduler à sa guise. Etant une grande fan du Japon et ayant visité les quatre coins du pays, je craignais que cette inexactitude me perturbe. Et ben finalement, pas du tout ! Dès les premières pages, je me suis laissée embarquer par cet univers qui m’était à la fois connu et mystérieux. Je pensais aimer mais pas autant.

C’est assez difficile d’expliquer ce qui m’a plu exactement. Pour le coup, c’est vraiment un ensemble. Tout d’abord, je trouve les personnages très attachants, notamment Takeo qui voit son monde s’écrouler du jour au lendemain et qui, au sein de sa nouvelle famille, va se découvrir des compétences particulières. C’est un garçon vaillant, touchant dont on connait les moindre pensées, les moindre forces et faiblesses et qui évolue très rapidement. J’ai adoré le voir grandir, apprendre de ses erreurs, surprendre ses maîtres, garder son petit côté rebelle et en même temps être d’une grande fidélité envers ceux qui l’ont aidé. J’ai l’impression d’avoir suivi Takeo de l’état de petit faon à celui d’un cerf majestueux. Je ne sais pas si la comparaison plaira à tout le monde mais il m’a rappelé Fitz de L’Assassin Royal sous certains aspects (pas la bêtise, rassurez-vous !).
J’ai aussi beaucoup aimé sa relation avec Sire Shigeru. C’est grâce à ce duo et les larmes qu’ils m’ont donné que ce premier tome à basculer de très bon à coup de cœur ! Je n’en dirais pas plus à ce sujet mais ils m’ont rappelé la relation que Fitz avait avec Vérité, ce côté famille mélangé avec ce grand respect et cette servitude que Fitz avait envers son roi.

Autour de ce duo gravite de nombreux compagnons comme Ichiro et Kenji qui éduqueront Takeo ou encore Dame Shirakawa et Dame Maruyama qui apporteront une touche de romance. Dans l’autre camp, nous retrouverons bien entendu Sire Iida, chef du clan adverse et Ando et Abe, ses principaux lieutenants. Au milieu de tout ça, nous aurons d’autres personnages qui agiront selon leurs propres convictions et qui aideront l’un des deux camps en fonction des événements.

Avec toute cette panoplie de personnages variés, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. L’action et l’amour seront au rendez-vous et nos protagonistes ne seront pas au bout de leur peine avec les moultes rebondissements et révélations dont est pourvu ce premier tome ! Je me suis régalée à découvrir les origines de Takeo et tout ce que cela implique, à entrer dans les intrigues géopolitiques qui font des Clan Otori et Tohan de redoutables adversaires ou encore à suivre les romances de Sire Shigeru et Takeo et à voyager à travers ce Japon remodelé de l’époque féodale. J’ai d’ailleurs adoré la plume de l’auteur qui est immersive et nous met constamment l’eau à la bouche en distillant des petits indices sur ce que l’avenir réserve à nos héros.

Quant à la fin, elle marque une étape importante dans la vie de Takeo et je suis très curieuse de savoir ce qu’il va faire par la suite. Le ton de l’histoire risque d’être différent mais nous apporter des éclaircissements sur une partie de son passé donc… vivement le tome 2 !

Bref, comme vous avez pu le lire « Le Clan des Otori : Le Silence du rossignol » est une pépite ! Je regrette de ne pas avoir découvert cette saga plus tôt. L’histoire est bien rythmée, développée et elle regorge de rebondissements que je n’avais pas vu venir, mais surtout ce sont les personnages qui m’ont charmé. Le duo Sire Shigeru et Takeo fonctionne à merveille et j’ai adoré les suivre et les voir grandir et murir ensemble. Leur relation est extrêmement touchante, il ne m’a pas fallu très longtemps avant que je sois totalement impliquée dans leurs desseins et que je les soutienne de tout mon être pour qu’ils atteignent leurs objectifs, qu’ils soient politiques ou relationnels. Je n’ai qu’une dernière chose à vous conseiller, lisez-le si ce n’est pas déjà fait !

Découvrir mes chroniques de la saga complète : Préquel / Tome 2 / Tome 3 / Tome 4.

8 réflexions sur “Le Clan des Otori, tome 1 : Le Silence du rossignol – Lian Hearn

  1. Je ne l’ai jamais lu, mais ton retour me donne envie de me lancer ^^
    Pour le coup, je ne connais pas du tout cette époque au Japon, ça pourrait être intéressant …

    J’aime

    • Je ne peux que te conseiller de te lancer ! Au niveau des paysages décrits, tu n’auras pas beaucoup de différence avec certaines villes actuelles du Japon, qui ont gardé leur cachet. C’est surtout au niveau des relations, statuts et de la répartition du pays qu’il y a des grands changements par rapport au Japon actuel mais c’est facile à prendre en main ! 😁

      Aimé par 1 personne

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