Le Clan des Otori, tome 2 : Les neiges de l’Exil – Lian Hearn

Note : ★★★★★ (4.75/5)
Extrait : « C’était la fragilité de la vie qui la rendait si précieuse. Notre bonheur était d’autant plus intense que nous le savions menacé. »

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Titre : Le Clan des Otori, tome 2 : Les neiges de l’Exil
Auteur : Lian Hearn
Genre : Fantasy, Historique
Langue : Français
Tomes : 4 + 1 tomes (terminé)
Note : 4.75/5

En bref : J’ai adoré suivre la montée en puissance de Takeo et la prise de pouvoir de Kaede. Ce sont des personnages passionnants à suivre, qui subissent moultes revers mais qui savent rebondir. J’ai hâte de lire les conséquences de leurs décisions respectives. Les pions de l’échiquier sont presque en place, l’action va pouvoir commencer !

Résumé :

Alors que tombent les premières neiges, Takeo et Kaede poursuivent leur quête. Leur amour est confronté à la guerre et à la haine, aux alliances promises et rompues. Désormais héritier du Clan des Otoris, Takeo s’est engagé à rejoindre les rangs criminels de la Tribu : mais peut-il vraiment s’éloigner de son destin ?

Avis :

A la fin du tome 1, Takeo a promis de rejoindre la Tribu et de parfaire ses dons si on l’autorisait à honorer et venger Shigeru Otori. Bien que cet accord l’oblige à renoncer à toute possibilité de mariage avec Kaede, Takeo n’a pas d’autres choix s’il veut accomplir les derniers volontés de l’homme qui lui a sauvé la vie et l’a éduqué. Nous voilà donc au début du tome 2 avec un Takeo qui a du mal à se faire à sa nouvelle situation. En effet, fini les « Mon Seigneur » et les privilèges. Il est relégué au bas de l’échelle sociale de la Tribu et son statut de fugitif l’empêche même de se balader à visage découvert. Enfermé constamment dans une salle avec un professeur qui se fait un plaisir de le martyriser, la volonté de Takeo est mise à rude épreuve, tout comme sa loyauté envers la Tribu.
De son côté, Kaede est enfin rentrée dans son fief mais pas suffisamment rapidement pour voir une dernière fois sa mère malade. Son père, fou de chagrin, ayant délaissé son domaine, Kaede décide de se retrousser les manches et de prendre les choses en main quitte à froisser la virilité de quelques seigneurs.

Un deuxième tome marqué sous le signe de l’apprentissage. En effet, même s’il y a quelques scènes d’actions par-ci par-là, cette suite se focalise surtout sur l’évolution des personnages de Takeo et Kaede grâce à une double narration. Et quelle évolution ! Au sein de la Tribu, Takeo va pouvoir développer comme il se doit ses compétences auprès de gens qui savent ce qu’ils font et qui partagent certaines de ses capacités. Il prend vraiment du galon, tout en restant humble, simple et j’ai adoré ça ! Nous le voyons progresser, utiliser ses dons à plus ou moins bon escient, bref, il devient un véritable homme de l’ombre et pfiou, il a la classe !
Cependant, avec l’accroissement de ses facultés vient une soif de liberté et une envie de respecter les dernières paroles de son seigneur, comme celles de se marier avec Kaede (ce qui l’arrange bien ne nous voilons pas la face xD) mais cela n’est pas compatible avec une vie dans la Tribu. Quel chemin Takeo va t-il prendre ? Celle de la Tribu ou celle du clan Otori ? Et ben, il faudra lire ce deuxième tome pour avoir la réponse et probablement attendre les tomes 3 et 4 pour savoir si ce fût une bonne ou mauvaise décision. Dans les deux cas, son parcours sera semé d’embûches, des ennemis seront à ses trousses et des alliés ne seront pas de refus !

En ce qui concerne Kaede, je trouve l’évolution encore plus flagrante que celle de Takeo. Arrivée dans son fief, elle décide de prendre exemple sur Dame Maruyama et de récupérer les rênes de son royaume vu que son père semble parti pour tout laisser en poussière. Malheureusement, régner sur un domaine et être une femme n’est pas compatible pour beaucoup de personnes et Kaede devra se montrer intransigeante si elle veut qu’on la respecte et lui obéisse. J’ai aimé voir Kaede prendre petit à petit le contrôle de sa vie et de son peuple. C’est une femme admirable qui connaît ses lacunes et fait tout pour les combler. Elle va ainsi convaincre son père de l’éduquer comme il aurait élevé le fils héritier qu’il n’a jamais eu. C’est aussi une femme d’une grande beauté et au passé mouvementé ce qui va lui permettre d’intriguer suffisamment le Seigneur Fujiwara pour qu’il lui offre régulièrement l’hospitalité et l’aide en échange de quelques secrets. Elle n’hésitera cependant pas à lui dire ce qu’elle pense, notamment lors de la représentation d’une pièce où tous les rôles, hommes comme femmes, sont joués par des hommes.

Vous dérobez aux femmes tout ce qu’elles ont. Même notre souffrance – cette souffrance dont vous êtes la cause –, vous la volez et vous la représentez sur scène comme si c’était vous qui la ressentiez. – Kaede envers le Seigneur Fujiwara

Mais ce que j’ai surtout aimé dans ce personnage, en plus de sa fierté d’être une femme et son envie d’être au même niveau que n’importe quel seigneur, c’est qu’elle sait justement quand mettre cette fierté de côté. Elle est forte, fière et implacable mais quand l’avenir de son domaine et de son peuple est en jeu, elle n’hésite pas à négocier et à donner de sa personne pour obtenir ce dont elle a besoin. Son passé fait qu’elle garde la tête sur les épaules et qu’elle a une grande conscience du monde qui l’entoure et de la façon dont il fonctionne. Si Kaede et Takeo sont amenés à se marier un jour, ça ferait clairement des étincelles ! Se serait une alliance particulièrement solide et bénéfique pour tous les deux.

Je me suis concentrée sur les personnages principaux (et encore je n’ai pas tout dit) car c’est vraiment eux qui sont mis en l’honneur dans ce tome mais le reste du monde évolue aussi, en même temps que nos protagonistes et j’ai aimé en apprendre davantage sur la géopolitique du pays et les différents rapprochements possibles.
Enfin, ce n’est que quelques mots parmi tant d’autres mais j’aime beaucoup quand l’auteur dit, au détour d’une conversation, que telle personne est homosexuelle ou qu’un homme a fini dans les bras d’un autre pour y chercher du réconfort. C’est dit d’une manière tellement fluide, simple et normal que ça fait du bien ! J’apprécie le naturel avec lequel elle présente ce genre de moment.

Bref, « Le Clan des Otori : Les neiges de l’Exil » est une suite à la hauteur du premier tome ! Comme prévu, l’ambiance change totalement et nous voyons bien que nous sommes dans une phase évolutive surtout du côté de Kaede et de Takeo mais c’est en rien ennuyant. J’ai adoré suivre Takeo et sa montée en puissance mais aussi Kaede et sa prise de pouvoir. Ce sont deux personnages passionnants à suivre, qui subissent moultes revers mais qui savent rebondir et s’adapter à leur nouvel environnement. J’ai hâte de lire le tome 3 et d’observer les conséquences de leurs décisions respectives. Les pions de l’échiquier sont presque en place, l’action va bientôt pouvoir commencer !

Découvrir mes chroniques de la saga complète : Préquel / Tome 1 / Tome 3 / Tome 4.

3 réflexions sur “Le Clan des Otori, tome 2 : Les neiges de l’Exil – Lian Hearn

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