Train de nuit dans la Voie lactée – Kenji Miyazawa

Note : ★★★★☆ (3.75/5)
Extrait : « Les deux enfants débouchèrent devant la gare sur une petite place entourée de ginkgos qui semblaient façonnés dans du cristal. De là, une large avenue conduisait tout droit vers la lumière bleue de la Voie lactée. »

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Titre : Train de nuit dans la Voie lactée
Auteur : Kenji Miyazawa
Genre : Conte
Langue : Français
Pages : 215
Note : 3.75/5

En bref : Kenji Miyazawa n’oublie pas ses racines et son attachement à la nature, à sa campagne et aux difficultés qu’on y rencontre. Je trouve que c’est l’œuvre qui le représente le plus. Ses textes étaient beaucoup moins obscurs et les thèmes comme la maladie, le voyage, les séparations ou encore la persévérance m’ont immédiatement interpelé.

Résumé :

Trois nouvelles parmi les chefs-d’œuvre de Miyazawa, sans doute les plus marquées par la foi bouddhiste de l’auteur. Le violoncelliste Gauche, instruit par les animaux, qui deviendra virtuose et guérisseur, Matasaburo, l’écolier étrange, le fils du Vent, et Giovanni, le jeune rêveur dans le train de la Voie lactée : tous trois nous adressent, à la manière énigmatique et singulière du poète, des signes pour nous permettre de traverser la Rivière céleste et de peupler d’étoiles chaleureuses et brillantes le vide du Cosmos.

Avis :

Après Les Fruits du Gingko et Le Bureau des chats, je continue ma découverte des œuvres de Kenji Miyazawa avec le recueil qui me faisait le plus envie : Train de nuit dans la Voie lactée. Il est composé en réalité de deux autres contes en plus de celui éponyme à ce livre, Gauche, le violoncelliste et Matasaburo, le vent. Contrairement à ses autres recueils où les protagonistes étaient des animaux, ici ce sont des êtres humains.

Gauche joue dans un orchestre mais fait une multitude d’erreurs qui lui vaut les remontrances de son chef d’orchestre. Le soir en rentrant chez lui, il s’entraîne mais est interrompu par un animal qui lui demande de jouer pour lui, ce qu’il va faire jusqu’au petit matin. Les jours se suivent et chaque soir, une nouvelle bestiole frappe à la porte de Gauche.
J’ai bien aimé cette histoire, son dénouement peut se deviner facilement, malgré tout l’entre-deux possède une petite dose de magie et d’étonnement que je n’avais pas vu venir et qui était plutôt chouette. J’ai aussi eu l’impression que l’auteur connaissait la signification de « être gauche » en français et que c’est pour cela qu’il a donné ce nom à son héro car il est maladroit et brute dans sa façon de parler alors qu’en réalité, il n’est pas malveillant le moins du monde.

Ensuite nous avons Matasaburo, le vent qui raconte l’histoire d’un nouvel élève à la chevelure rousse que ses camarades soupçonnent d’être responsable du vent qui souffle dans les environs. Ils vont alors se lier d’amitié et faire de nombreuses activités ensemble.
Parmi les trois histoires c’est celle qui m’a le moins parlé. Je n’ai pas compris où voulait en venir l’auteur et la fin m’a laissé perplexe. Si signification ou message il y a eu dans ce conte, il m’est complètement passé au-dessus de la tête… du coup, je peux difficilement donner un avis plus détaillé.

Enfin, nous avons l’histoire principale. Train de nuit dans la Voie lactée met encore en avant des enfants, Giovanni et son ami Campennella. Giovanni n’a pas beaucoup d’argent et sa mère est malade, il subvient à ses besoins en travaillant dans une imprimerie après les cours. Ce soir-là, c’est la fête des étoiles et il part sur une colline pour mieux les observer. Arrivée en haut, il s’allonge et finit par s’endormir. Dans son rêve, il est dans un train qui parcourt le ciel avec Campennella. Un voyage qui leur fera faire de nombreuses rencontres.
C’est l’histoire que j’ai préféré, j’ai adoré l’allégorie des étoiles, du train et du ciel pour exprimer la situation dans laquelle sont les deux enfants. Dès que j’ai compris de quoi il en retournait exactement, le récit a pris un tout nouveau sens pour moi et j’ai été encore plus touchée par Giovanni et Campennella. Il y a beaucoup de magie et de beauté qui ressort de cette œuvre et je ne dis pas ça parce que je suis de base une fan du ciel étoilée (enfin si, peut-être un petit peu…). Enfin, bon ! J’ai aussi aimé parcourir les différents paysages que traverse le train, faire la rencontre des autres passagers et découvrir un bout de leur vie. Pour l’instant de tout ce que j’ai lu de Kenji Miyazawa, c’est le conte qui m’a le plus parlé.

Bref, « Train de nuit dans la Voie lactée » fût une bonne lecture. Même si les héros de ces trois contes sont cette fois-ci des êtres humains, Kenji Miyazawa n’oublie pas ses racines et son fort attachement à la nature, à sa campagne et aux difficultés qu’on y rencontre. Je trouve que c’est l’œuvre qui le représente le plus et qui a eu pour moi le plus de sens. Ses textes étaient beaucoup moins obscurs et les thèmes comme la maladie, le voyage, les séparations ou encore la persévérance m’ont immédiatement interpelé.

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