La Lanterne de Nyx – Kan Takahama

Note : ★★★★☆ (3.75/5)
Extrait : « C’est facile de réconforter les autres avec quelques petits bobards mais il ne faut pas les priver d’une occasion de réfléchir et de résoudre leurs problèmes eux-mêmes. »

couv7452721Titre : La Lanterne de Nyx
Auteur : Kan Takahama
Genre : Seinen
Langue : Française
Tomes : 6 tomes (terminé)
Note : 3.75/5

En bref : Des dessins de qualité et une représentation réaliste et captivante d’un Japon ouvrant ses portes au monde occidental. Les persos ont une belle évolution et ils ont tous fini par me charmer, même Judith. Enfin, bien que je n’ai pas toujours été d’accord avec les directions prises (cf la romance), l’auteur a proposé une fin à la hauteur.

Résumé :

Quand le Japon découvre la France.

1878, la France fait rayonner sa puissance industrielle et culturelle en organisant des expositions universelles, tandis que le Japon s’ouvre au monde après 200 années d’isolationnisme. À Nagasaki, Miyo, orpheline qui a pour seul talent le don de clairvoyance au travers des objets qu’elle touche, parvient à trouver un emploi chez Ban, commercialisant des objets importés d’Europe. Au contact de l’Occident, elle découvrira un monde nouveau qui la conduira jusqu’à Paris…

Avis :

Miyo vit chez son oncle et sa tante, ces derniers souhaitent qu’elle trouve du travail rapidement pour subvenir à ses besoins. Cependant, Miyo n’a pas de talents particuliers, elle ne sait ni lire, ni écrire et ne semble pas très débrouillarde. La tante de Miyo réussit à lui trouver un emploi de vendeuse dans une boutique commercialisant des objets importés d’Occident. C’est ainsi que Miyo fait la rencontre de Ganji et Momo, les tenanciers du magasin, et qu’elle s’ouvrira au monde à leurs côtés.

J’ai commencé ce mangas il y a 3 ans maintenant et j’avais été très marquée par la qualité des dessins et ce, dès le premier tome. J’ai été impressionnée par le détail des structures, des objets, des tenues et des personnages eux-mêmes. Du premier au dernier plan, du premier au dernier tome, le coup de crayon est maîtrisé. C’est le gros point positif de ce mangas !

Les dessins sont de toute beauté mais qu’en est-il de l’histoire ? J’ai beaucoup aimé les deux premiers tomes, un peu moins les deux suivants. Quant aux deux derniers, l’auteur a réussi à capter à nouveau mon intérêt bien que je n’ai pas retrouvé la saveur du début. Ce qui m’a surtout plu, c’est l’évolution de Miyo, l’apprentissage des lettres et des langues, la découverte de la culture occidentale, des objets qui la composent, etc. J’ai vraiment vu une jeune fille innocente se transformer petit à petit en femme cultivée, ouverte d’esprit et entreprenante. Son parcours m’a touché.
De plus, j’ai adoré l’époque représentée. Nous sommes dans un Japon qui a passé des dizaines voire des centaines d’années enfermé derrière ses frontières et qui commence à s’ouvrir au monde extérieur. Nous pouvons alors constater le choc des cultures avec l’arrivée de la mode occidentale, de leur technologie, du travail à la chaîne et des premiers échanges commerciaux. Cette expansion et le rayonnement du Japon (et de la Chine) jusqu’en Europe était passionnant à suivre. On apprend beaucoup aux côtés de Miyo et Momo !

D’autres personnages tournent autour de ces deux-là. Nous avons Ganji, Tama, Kei Oura, Judith, Victor, Marie, Kazuma, Minpei entre autres. J’ai beaucoup aimé Tama qui nous rappelle la vie des courtisanes et les conséquences que leur travail peut engendrer. J’ai apprécié la force de caractère de Kei Oura et sa capacité à surmonter les échecs, l’épaule sûre de Ganji ou encore la frivolité de Victor et la malice de Marie. Ils ont tous des personnalités variées et les femmes présentées dans ce mangas sont une vraie source d’inspiration !
Là où ça a coincé, c’est avec le personnage de Judith. En plus, d’être déçue de ne pas avoir le couple que j’espérais prendre forme, je n’ai pas compris Judith. Enfin si, j’ai fini par être touchée par son histoire et par vouloir la soutenir mais il m’a fallu plusieurs chapitres pour y arriver. Pendant un long moment sa relation avec Momo et Kazuma m’a laissé de marbre voire m’a ennuyé. Je ne voyais pas où voulait en venir l’auteur et je n’avais aucun intérêt particulier pour Judith. Je me suis perdue dans la romance de Momo et j’ai regretté que Miyo ne soit alors pas plus mise en avant. J’ai eu l’impression que l’auteur était partagé entre développer le côté romance ou continuer sur l’aspect tranche de vie. Cette hésitation s’est ressentie dans le récit et m’a empêché de profiter pleinement de la nouvelle vie parisienne de Momo.

Heureusement, Kan Takahama finit par reprendre les rênes de son histoire. Miyo est à nouveau sur le devant de la scène, tout comme le commerce de nos amis. Momo, Victor et Marie regorgent d’idées avant-gardistes pour faire fleurir leur business tandis que Miyo continue de développer ses compétences pour devenir une vraie femme d’affaires. Même si je reste un peu sur ma faim et qu’une question taraude mon esprit à la fermeture du dernier tome, j’ai apprécié le dénouement proposé par l’auteur.

Bref, « La lanterne de Nyx » brille par la qualité des dessins mais aussi par la représentation réaliste et passionnante d’un Japon qui commence petit à petit à s’ouvrir au monde extérieur et à procéder à des échanges commerciaux avec l’Occident. Les personnages principaux et secondaires ont une très belle évolution et même si je ne les ai pas tous apprécié au départ, ils ont tous fini à me charmer. Enfin, bien que l’auteur se soit noyé dans la romance pendant quelques chapitres et que je n’ai pas toujours été d’accord avec les directions prises, elle a réussi à nous proposer une intrigue très plaisante à suivre et un dénouement à la hauteur de mes espérances.

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2 réflexions sur “La Lanterne de Nyx – Kan Takahama

  1. Je te rejoins sur ce flou, cette hésitation entretenue par l’autrice qui a eu du mal à choisir sa voie et nous a perdu parfois.
    J’ai beaucoup aimé les débuts et le travail autour des objets, puis j’ai repris goût à la série quand fut vraiment développée l’histoire de Judith, au milieu il y a des trucs sympa mais un peu brouillon ^^!
    En revanche, comme toi, je suis fan des dessins et de l’ambiance qu’ils confèrent.

    J’aime

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