Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens – Becky Albertalli

Note : ★★★★☆ (4.25/5)
Extrait : « It is definitely annoying that straight (and white, for that matter) is the default, and that the only people who have to think about their identity are the ones who don’t fit that mold. Straight people really should have to come out, and the more awkward it is, the better. » « Sometimes it seems like everyone knows who I am, except me. »

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Titre : Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens
Auteur : Becky Albertalli
Genre : Jeunesse, Contemporaine
Langue : Anglaise
Pages : 303
Note : 4.25/5

En bref : Un roman qui raconte avec beaucoup de simplicité et de délicatesse la relation entre deux jeunes garçons, de leur première rencontre virtuelle à leur première rencontre réelle. C’est un livre drôle, touchant et qui nous pousse à réfléchir sur bien des sujets.

Résumé :

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

Avis :

Pour ce qui est du résumé, je pense qu’il est assez explicite donc je vais passer directement à mon avis.

Ce qui m’a marqué en premier c’est la plume de l’auteure. Les mots glissent comme une goutte de pluie sur une vitre, c’est vraiment très agréable à lire. La poésie et les petites pointes d’humour et de sarcasmes viennent accentuer le récit et le tout se lit sans aucune difficulté (même en anglais !). Je l’ai dévoré en deux jours seulement.
De plus, l’histoire ne manque pas d’intérêt. On découvre Simon, ses amis Nick, Leah et Abby, sa famille Alice, Nora, etc., son quotidien à l’école, à son club de théâtre mais surtout on suit ses conversations avec Blue, son mystérieux interlocuteur. C’est le point-clé de ce roman et j’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteure a traité leur relation.

Après nous avoir expliqué comment Simon et Blue s’étaient « rencontrés », Becky Albertalli nous dévoile leurs différentes conversations. A travers les mails qu’ils s’envoient, nous découvrons peu à peu la vie de Blue mais aussi les pensées et les opinions de ces deux jeunes hommes sur l’homosexualité, l’amour et le fait de ne pas être tout à fait comme tout le monde. Que l’on soit homosexuel ou non, il est très facile de s’identifier à Simon et Blue et de comprendre l’injustice à laquelle ils font face. Sur ce point, il y a de nombreuses phrases qui m’ont marqué et que j’ai trouvé pleine de bon sens, comme celles-ci :

« Tu ne trouves pas que tout le monde devrait en passer par le coming-out ? Pourquoi l’hétérosexualité serait-elle la norme ? Chacun devrait déclarer son orientation, quelle qu’elle soit, et ça devrait être aussi gênant pour tout le monde, hétéros, gays, bisexuels ou autres. Je dis ça je dis rien. »

« Parce que l’amour, ça ne se dicte pas, ça ne s’impose pas, ça ne se manipule pas. »

Ce sont deux citations qui m’ont fait beaucoup réfléchir et la première entre autres m’a donné envie d’effacer le monde et de le réécrire afin que l’orientation sexuelle des gens soit un événement aussi heureux que celui d’apprendre le sexe de son enfant à la naissance. C’était vraiment touchant et intéressant de « voir » Blue et Simon débattre de ces sujets à cœur ouvert.

En plus de cette romance attendrissante, j’ai apprécié partir à la chasse aux sorcières, enfin plutôt de partir à la découverte de l’identité de Blue ! Je n’ai pas eu beaucoup de mal à deviner qui se cachait derrière ce pseudo mais ça ne m’a pas empêché de savourer ma lecture jusqu’au bout. Il y avait bien un indice flagrant sur l’identité de l’amoureux mais comme je ne l’avais absolument pas remarqué, le petit 1% de doute que j’avais, ne m’a pas quitté jusqu’à la révélation.
J’ai aussi passé de très bons moments en compagnie des amis de Simon. Malgré les crises de jalousie de certains, j’ai beaucoup aimé cette bande de potes, leurs traditions et leur complicité. Cela fait plaisir à lire et ça nous donne envie de faire parti du groupe !
Quant à la famille de Simon, ils ont tous un petit grain de folie et ils ne sont pas parfaits mais j’ai pris plaisir à suivre leurs interactions entre eux et avec Simon.

Bref, « Moi, Simon, 16 ans, Homo sapiens » est un roman jeunesse parfait si vous souhaitez lire un ouvrage sur l’amitié, l’amour, la découverte et l’acceptation de soi et des autres ou si vous souhaitez tout simplement passer un bon moment ! A travers la relation de Simon et Blue, Becky Albertalli traite avec beaucoup de délicatesse et finesse de l’homosexualité et de tout ce que cela engendre. Une lecture qui passe tout seul et que je vous recommande.

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6 réflexions sur “Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens – Becky Albertalli

    • L’histoire, la plume de l’auteure ou même les personnages ne sont pas exceptionnels en soi mais c’est un roman auquel on finit par accrocher et dévorer au fil des pages car il soulève des points importants de notre société et puis on peut facilement s’identifier aux personnages je trouve ^^

      Si je ne dis pas de bêtises un film est même prévu pour cette année !

      Aimé par 1 personne

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