Without Merit – Colleen Hoover

Note : ★★★★★ (5/5) Coup de cœur
Extrait : « Your emotions and reactions are valid, Merit. Don’t let anyone tell you any different. You’re the only one who feels them. » – « So many people dream of living in a house with a white picket fence. Little do they know, there’s no such thing as a perfect family, no matter how white the picket fence is. »

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Titre : Without Merit
Auteur : Colleen Hoover
Genre : Romance contemporaine
Langue : Anglaise
Pages : 384
Note : 5/5 Coup de cœur

En bref : Un roman bien loin de ses prédécesseurs avec des sujets difficiles à aborder. L’histoire de Merit m’a bouleversé. J’espère qu’à défaut de la comprendre, les gens seront plus compréhensifs après cette lecture et qu’ils feront plus attention à ce qu’ils disent car tout est une question de perspectives…

Résumé :

“Not every mistake deserves a consequence. Sometimes the only thing it deserves is forgiveness.”

The Voss family is anything but normal. They live in a repurposed church, newly baptized Dollar Voss. The once cancer-stricken mother lives in the basement, the father is married to the mother’s former nurse, the little half-brother isn’t allowed to do or eat anything fun, and the eldest siblings are irritatingly perfect. Then, there’s Merit.

Merit Voss collects trophies she hasn’t earned and secrets her family forces her to keep. While browsing the local antiques shop for her next trophy, she finds Sagan. His wit and unapologetic idealism disarm and spark renewed life into her—until she discovers that he’s completely unavailable. Merit retreats deeper into herself, watching her family from the sidelines, when she learns a secret that no trophy in the world can fix.

Avis :

Merit fait partie d’une famille pour le moins originale. Son père, Barnaby a racheté une église qu’il a réaménagé et où désormais il vit avec ses enfants, sa femme ET son ex-femme. Suite à un accident et à un cancer, son ex-femme, Victoria est devenue agoraphobe et vit dans les sous-sols de l’église. Sa femme dont le nom est aussi Victoria, était son infirmière jusqu’à ce qu’elle se marie avec Barnaby et qu’ensemble ils aient un petit garçon nommé Moby. Ajouté à eux, nous avons Utah, Honor et Merit, les trois enfants de premier mariage de Barnaby Voss. Utah, le grand-frère est un jeune homme dont les journées semblent être réglées à la minute près. Honor et Merit sont sœurs jumelles et tandis que Honor est plutôt populaire à l’école malgré tous les ragots qui courent sur la famille Voss, Merit n’arrive pas à s’intégrer. A vrai dire, que ce soit à l’école ou au sein de sa propre famille, Merit ne trouve pas sa place et cela lui pèse énormément jusqu’au jour où, écraser par ce poids, elle décide de révéler tous les secrets qu’elle conservait.

Nouveau roman de Colleen Hoover et elle semble petit à petit se diriger vers des histoires plus sombres. Bien que j’apprécie cette nouvelle direction, j’espère qu’elle reviendra à quelques choses de plus soft de temps en temps sinon je vais ressembler à rien à la fin de chacun de ses livres xD.

J’ai commencé ce livre les yeux fermés. Je n’avais ni lu de chroniques ni même lu le résumé avant. Je ne savais donc pas à quoi m’attendre et je dois avouer que la première partie du roman m’a laissé dubitatif. Que ce soit sur la particularité de la maison ou le caractère des personnages, j’avais l’impression d’avoir affaire à la Famille Addams. Plus je découvrais leur passé, leurs passions ou leurs habitudes, moins je voyais où l’auteure voulait en venir. Durant cette première moitié, j’ai du penser un nombre incalculable de fois « Qu’est-ce que c’est cette famille !? ».
Néanmoins, au fil des pages, j’ai senti un profond malaise s’installer, quelque chose n’allait pas avec cette histoire, comme un calme avant la tempête, un volcan qui commence à rentrer en éruption ! Et c’est probablement cette sensation qui a réussi à captiver mon attention jusqu’à le moitié du récit parce que les personnages ne sont pas très sympathiques. On est loin du bookboyfriend qui fait rêver, du grand-frère ou de la sœur parfaits et des parents hyper cool. A part Moby qui est mignon tout plein, l’ambiance et l’entente entre les membres de la famille Voss ne sont pas au beau fixe. Et l’origine de cette mésentente semble être Merit. Enfin, c’est ce qu’elle pense.

Merit est un personnage que j’ai adoré et détesté à la fois. Adoré pour sa répartie, détesté parce qu’elle m’a rappelé ce que j’ai pu être à une époque et ce que je suis encore par moment. Dans ce roman, Colleen Hoover parle de perspectives et du point de vue de Merit, elle n’intéresse personne. Alors Merit cogite, Merit s’enferme un peu plus dans cette perspective qui l’éloigne de sa famille, elle arrête d’aller à l’école, elle arrête de s’informer, de comprendre. De ce fait, les quiproquos s’empilent, le malaise grandit et les secrets se font plus nombreux. J’ai adoré quand l’auteure a parlé de « points de vue », ou quand à travers Sagan, elle explique les différences de tolérance que chaque personne a face à la douleur et aux difficultés. C’est tellement bien dit, tellement bien expliqué. Si seulement tout le monde pouvait lire ces passages et les mettent en pratique…

Arrivé à la moitié du livre, comme je le redoutais, la tempête est arrivé, le volcan a explosé et l’équilibre de cette famille qui ne tenait qu’à un fil se brise. A partir de là, les révélations se font nombreuses et les règlements de comptes aussi. Alors c’est vrai que les sujets sont nombreux et qu’ils ne sont pas tous exploités à leur juste valeur mais personnellement ça ne m’a pas dérangé une seule seconde parce que ce n’est pas l’objectif de ce roman. L’auteure parle et développe UN sujet et pour ce qui est des nombreux thèmes abordés à côté, ils n’étaient là que pour mettre en avant et donner plus de poids au sujet principal. Bien sûr, ce n’est que ma vision des choses et peut-être que vous verrez ce roman d’une autre perspective.
En tout cas, en ce qui me concerne la « magie » a opéré, j’ai vraiment ressenti toute la douleur et la détresse de Merit et ça a fait remonter en moi des sentiments enfouis, elle m’a rappelé ce que j’ai pu vivre dans une certaine mesure et ça m’a fait mal au cœur au point où je me suis mise à pleurer lors d’un passage des plus banals…

Bref, « Without Merit » est un roman assez dur à digérer au vu des thèmes abordés. A l’instar de It End With Us (Jamais Plus en VF), il en touchera probablement certains plus que d’autres. Mais qu’on apprécie ou non l’histoire, on ne peut nier le talent de Colleen Hoover pour l’écriture et pour réussir à mettre autant d’émotions dans chacun de ses mots.

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