Le vase rose – Eric Oliva

Note : ★★★★★ (4.5/5)
Extrait : « La main de l’enfant agrippa celle de son père de toutes ses forces. Le petit bout s’était mis à convulser. De ses grands yeux, il fixait le plafond, comme pour supplier Dieu de le laisser tranquille, de le délivrer de cette atroce souffrance qui le consumait de l’intérieur. Un simple zona ne fait pas ça ! »

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Titre : Le vase rose
Auteur : Eric Oliva
Genre : Thriller, Policier
Langue : Française
Pages : 232
Note : 4.5/5

En bref : Un thriller efficace mené d’une plume très adroite et possédant une fin surprenante. Le personnage de Frédéric est très touchant. On ressent bien toute la détresse et le désarroi qui le ronge suite à la perte de son fils, son envie de se venger et en même temps, de tout envoyer en l’air. Je recommande !

Résumé :

Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever.
Frédéric Caussois a choisi.
Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.

Avis :

Tout d’abord, je remercie Joël des Editions Taurnada pour m’avoir proposé ce roman et m’avoir permis de le lire avant sa sortie officielle. C’est toujours un plaisir de lire des thrillers de cette maison d’édition !

Frédéric Caussois est un mari aimant et le père d’un petit garçon nommé Tao. Ce dernier a quelques problèmes de santé, ce qui oblige Frédéric a passé à la pharmacie après avoir récupéré son fils à l’école. Le soir, après avoir mangé un bon repas et pris ses médicaments, le petit garçon part se coucher. Mais alors que son père lui lit une histoire, Tao est pris de convulsions et meurt quelques minutes plus tard dans les bras d’un père désemparé. La mort par empoisonnement est vite déterminée mais au fil des semaines, l’enquête stagne et Frédéric perd patience. Si la police n’est pas capable de déterminer qui est le coupable alors il le trouvera lui-même !

Des romans policiers qui parlent de vengeance, ce n’est pas le premier que je lis et ce ne sera certainement pas le dernier. Qu’est-ce qui différencie Le vase rose des autres ? Probablement le personnage principal, Frédéric qui m’a paru bien plus humain et touchant que ce que j’ai l’habitude de voir. Souvent les personnages sont envahis par la haine et ils deviennent super intelligent, super fort comme des robots. Attention, je ne dis pas que Frédéric est stupide mais il n’est pas guidé que par la haine. Il a une soif de vérité et de vengeance, c’est indéniable mais il ne cherche pas à se débrouiller et à résoudre l’affaire tout seul. Il fait confiance aux forces de l’ordre et même s’il mène l’enquête de son côté, il fait part de ses découvertes à la police quand il en a l’occasion afin que justice soit faite dans les règles.

Ensuite, alors que beaucoup de personnages ne font leur deuil qu’une fois leur vengeance accomplie, on voit très bien ici que Frédéric, en même temps qu’il cherche le coupable, essaye de faire le deuil de son enfant. Eric Oliva nous montre que la vengeance n’est pas une fin en soi, une délivrance certes, mais qu’elle n’empêche pas de pleurer l’absence d’un être cher. C’était bouleversant de voir par moment Frédéric si abattu et prêt à tout foutre en l’air et à d’autres si déterminé qu’il prend des risques inconsidérés.
Un point qui m’a dérangé (et encore c’est un bien grand mot), c’est sa relation avec Linda, la préparatrice en pharmacie. Dès qu’une femme est dans le coup et aide le personnage principal dans son enquête, il semble impossible pour les auteurs de laisser cette relation platonique… C’est vraiment dommage parce que jusqu’au bout, j’ai cru que Frédéric allait refuser les avances flagrantes de la jeune femme et quand il tombe dans le panneau, je n’ai pu m’empêcher de penser « Et encore un… ». Frédéric, tu es tombé un chouïa dans mon estime à ce moment là *sorry* ><« .

Un deuxième point qui m’a gêné et qui se situe plus dans la compréhension du récit, c’est le fait que l’auteur, pour éviter les répétitions, je suppose, utilise tantôt le prénom d’un personnage, tantôt son nom ou son statut. Rien de grave vous allez me dire (et vous avez probablement raison), mais quand le prénom d’un personnage n’a pas été mentionné depuis le début du livre et que tout d’un coup il vous saute à la figure sans nom ou quoique ce soit derrière, baa vous mettez quelques secondes à faire le lien. De même quand un nouveau personnage fait son apparition sans préambule (et là je pense surtout à Marcel).
Mais bon, ce ne sont que des détails et si on ne s’arrête pas à ça et qu’on continue sa lecture, nos interrogations sont vite balayées quelques lignes plus loin !

Quant à la fin, elle est à la fois prévisible et surprenante. Prévisible, parce que j’avais deviné qui était le coupable bien avant que les personnages fassent le lien entre les différents indices disséminés par l’auteur. Surprenante, parce que je m’attendais à tout sauf à un dénouement de ce genre et qu’il m’a serré le cœur.

Bref, « Le vase rose » est un thriller efficace que j’ai dévoré en l’espace de deux jours seulement. Grâce au personnage de Frédéric et son humanité face aux événements qui l’assaillent, Eric Oliva transforme cette enquête policière plutôt classique en un récit captivant mélangeant soif de justice et acceptation de la perte d’un être cher.

 

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