La Tour fantôme – Taro Nogizaka

Note : ★★☆☆☆ (2.25/5)
Extrait : « Quelle que soit la raison, après avoir tué quelqu’un, on n’est plus la même personne. » – « Tu as dit que tu n’avais rien. Mais si tu me suis, tu peux tout obtenir, l’argent, l’honneur et les femmes. »

couv6646728Titre : La Tour Fantôme
Auteur : Taro Nogizaka
Genre : Seinen
Langue : Française
Tomes : 9 tomes (terminé)
Note : 2.25/5

En bref : Il y a des messages intéressants et le mangaka met en lumière des minorités qui ont besoin de plus de visibilité. Cependant, les dessins ne m’ont pas plu et le comportement des personnages étaient trop dérangeants et sexualisés à mon goût, ça venait gâcher le message que Nogizaka souhaitait faire passer.

Résumé :

C’est dans un Japon moderniste où fleure une ambiance rétro, sensuelle et délicieusement morbide que l’action se situe. Dans cet univers familier aux amateurs de Ranpo Edogawa, les meurtres sanguinolents se succèdent et le héros, tout comme le lecteur, se retrouve rapidement pris au piège dans un déluge de faux-semblants. Qui croire dans ce monde où se confondent hommes et femmes, amis et ennemis, policiers et assassins, demoiselles en détresse et démons assoiffés de sang ?

Avis :

Taichi rencontre au détour d’une rue la femme qu’il aime depuis toujours. Elle lui présente son futur mari et pour ne pas faire pâle figure à côté de lui, Taichi commence à s’inventer une vie opulente. Alors que la supercherie est sur le point d’être découverte, une personne du nom de Tetsuo débarque et lui sauve la mise. Ce sauvetage ne sera pas sans conséquences. En effet, Tetsuo propose à Taichi de résoudre l’énigme de la Tour Fantôme ensemble et de se partager le trésor qu’elle renferme afin que chacun puisse accomplir ses objectifs personnels.

J’ai eu beaucoup de mal à terminer ce mangas (ça se voit à la note que je lui ai mise…) et c’est à commencer à cause des dessins que je n’ai guère aimé. Je trouve certaines planches très détaillées et bien faites au niveau du décor mais je n’ai pas du tout aimé le design des personnages, trop arrondis et lisses. Puis les personnages dégageaient souvent un désir charnel qui n’avait pas lieu d’être dans la scène, ça m’a dérangé.

Je m’attendais à lire une histoire d’enquête et bien que ce soit le cas, ce n’est pas du tout ce que je retiendrai de ce mangas mais c’est par cela que je vais commencer. La chasse au trésor m’a plu au départ mais j’ai trouvé que le mangaka s’éparpillait un peu trop. Ainsi, il arrive que pendant un tome ou plus, nos héros partent loin de cette fameuse tour et fassent face à d’autres péripéties qui n’ont à première vue aucun lien avec la trame principale. Ces apartés ne m’ont pas spécialement plu car il cassait le rythme instauré par Taro Nogizaka et ne présentait pas d’intérêt à mes yeux.

Néanmoins, je ne pense me tromper en disant que le cœur du récit n’est pas réellement là. En effet sous couvert d’une enquête policière, l’auteur parle de bien d’autres sujets auxquels je ne m’attendais pas du tout. Chaque personnage porte son fardeau. Celui de Tetsuo est d’être née femme mais de s’être toujours senti homme, celui de Yamashina est d’être homosexuel et Taichi se découvre un penchant pour les robes et le maquillage. L’auteur nous parle donc dans ce mangas d’homosexualité, de transidentité, de travestissement et de bien d’autres penchants minoritaires dans cette société japonaise du début du 20ème siècle. En soi, j’ai trouvé les problématiques de chaque personnage intéressantes et je comprends leur désir de récupérer le trésor pour créer un monde où les minorités ne seront plus stigmatisées. Cependant, je n’ai pas apprécié la façon dont tout cela nous est présenté.

Il y a beaucoup trop de scènes sexualisées et de moments dérangeants qui n’avaient, pour moi, pas lieu d’être et qui desservaient les propos des personnages. En fait, je n’ai eu aucun atomes crochus avec nos héros ou même avec les personnages secondaires. Je n’en ai aimé aucun. Pourquoi ? Je ne saurais pointé du doigt exactement ce qui m’a déplu, je pense que c’est un tout, les dessins, leurs comportements, leurs paroles, pas mal de choses m’ont rebuté à vrai dire.
Pour finir, je mets un gros bémol sur le personnage de Marube, que j’ai le moins apprécié d’entre tous. Même en connaissant toute son histoire, je n’ai pas réussi à me faire à ce personnage aux comportements et aux dires laissant à désirer. C’est un homme qui aimerait éprouver tout ce que ressent une femme, du plus profond de son être mais sa façon de procéder m’a laissé sans voix tellement je l’ai trouvé inapproprié.

Bref, « La Tour Fantôme » n’est clairement pas un mangas que je relirai. Je ne peux nier qu’il y a des messages intéressants dedans et que Taro Nogizaka met en lumière des identités et des sexualités minoritaires qui auraient besoin de plus de visibilité. Cependant, bien que le fond soit louable, je n’ai pas du tout aimé la forme. Les dessins ne m’ont pas plu et le comportement des personnages étaient soit trop dérangeants, soit trop sexualisés à mon goût (soit les deux) et ça venait gâcher le message que le mangaka souhaitait faire passer. Enfin, même si j’ai plutôt apprécié la résolution du mystère entourant la tour fantôme, je me suis ennuyée lors des enquêtes annexes. Vous l’aurez donc compris, je ne conseille pas cette série.

3 réflexions sur “La Tour fantôme – Taro Nogizaka

  1. Même si pour ma part j’ai aimé, j’entends parfaitement ton malaise face aux dessins et à la sexualisation malaisante parfois. Pour moi, c’était une réinterprétation moderne de l’eroguro avec les thèmes actuels que tu décris mais j’entends parfaitement que tout le monde n’aime pas 😅

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