Tokyo Babylon – CLAMP

Note : ★★★☆☆ (2.75/5)
Extraits : ‘- Pourquoi aimes-tu Tokyo à ce point ?
– Parce que c’est une ville unique… Qui s’amuse lentement à observer son déclin.’
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Titre :
 Tokyo Babylon
Auteur : CLAMP
Genre : Shojo
Langue : Française
Tomes : 7 (terminé)
Note : 2.75/5

En bref : Des dessins maladroits dont la proportion des personnages m’a parfois dérangée (surtout les épaules de Seichiro). Une histoire qui est, au final, une grande critique de la société japonaise. On aime ou pas, pour ma part, je n’ai pas été captivée par ma lecture.

Résumé :

Subaru Sumeragi est le treizième chef d’une famille dévouée de génération en génération à la lutte contre les forces démoniaques qui viennent s’égarer sur terre. Grand maître du yin et du yang, doté de dons spirituels immenses, il n’en reste pas moins un garçon de seize ans qui est confronté à ses petits problèmes quotidiens. Il est soutenu dans son travail par sa sœur jumelle, Hokuto, et un étrange jeune homme, Seichiro, qui prétend être le descendant d’une famille d’assassins aux grands pouvoirs magiques, s’affirme reconverti en paisible vétérinaire et avoue ouvertement son amour pour Subaru. D’exorcisme en libération d’âmes tourmentées, Subaru s’implique avec passion et compassion dans la tâche à laquelle il est destiné, hanté par de vieux souvenirs de cerisier de sang.

Avis :

Je continue le challenge ‘Do You Speak Mangas?!’ avec la lecture de Tokyo Babylon de CLAMP. C’est un groupe de mangakas que j’apprécie beaucoup mais il me reste encore pas mal de séries d’elles que je n’ai pas lu. En voilà une que je vais pouvoir rayer de ma liste !

Subaru Sumeragi est un lycéen qui provient d’une grande famille d’exorcisme et qui possède la magie du Yin et du Yang. Il en est le 13ème chef et sa position le contraint à accepter les différents boulots qu’on lui soumet. Il est très souvent accompagné de sa sœur jumelle Hokuto qui n’a, de son côté, pas hérité des pouvoirs spirituels de la famille. Mais aussi de Seichiro, un vétérinaire qui semble avoir une profonde affection pour Subaru. Nous suivons donc l’accomplissement des missions de ce trio à travers Tokyo

Le premier tome de cette série m’a vraiment rebutée. Les dessins ne sont pas terribles, surtout les personnages, qui ont les épaules trop larges et qui sont accentuées par la mode vestimentaire de l’époque. Mais, étant donné que c’est un des premiers mangas de CLAMP et qu’il est aussi vieux que moi, j’ai essayé de faire abstraction de ce point. Personne n’est parfait au départ (il suffit de comparer le premier et le dernier tome de One Piece par exemple, ou même Fruits Basket) et le style de l’époque est assez différent de ce que l’on peut trouver désormais. Toujours est-il que j’ai continué ma lecture et, en effet, le coup de crayon des mangakas s’améliore dès le deuxième tome. Ce n’est toujours pas ma tasse de thé mais elles nous proposent tout de même par moment, des planches, qui prennent deux pages entières et qui sont de toute splendeur ainsi que des costumes variés et détaillés.

Bon, les dessins, ce n’était pas trop ça alors je me suis concentrée sur l’histoire. Et voyez-vous, j’ai eu l’impression de regarder un drama coréen… Vous savez (ou peut-être pas) le drama où ça tourne en rond pendant quinze épisodes et c’est seulement au dernier moment que le scénariste se rend compte qui lui reste juste un épisode pour boucler l’intrigue. C’était un peu près la même chose ici. CLAMP a passé cinq tomes à faire faire des missions complètement aléatoires à Subaru pour finalement arriver au cœur de l’histoire à la fin du tome six.

Bon, j’exagère un peu, les exorcisations opérées par Subaru ne sont pas le fruit du hasard. Chaque travail orchestré soulève en réalité un fait de société pointé du doigt par les mangakas. Pratiquement tous les sujets y passent (l’immigration, le logement, l’abandon, la maltraitance sur les enfants, l’exclusion des personnes âgées, les brimades, le suicide, etc.) et cela aurait pu être très intéressant si le ton n’était pas aussi moralisateur. A chaque fois qu’une ‘mission’ était terminée, nous avions le droit à un petit speech de deux ou trois pages expliquant ce qu’il s’était passé, pourquoi la personne avait agit ainsi, qu’est-ce qu’elle aurait dû faire à la place, etc. L’idée est bonne, les sujets traités importants et toujours d’actualité malheureusement mais j’avais l’impression de me faire réprimander au cours de ma lecture et ce n’était pas très agréable. Je n’étais pas venue pour ça…

Les auteures profitent de ce mangas pour critiquer la société japonaise de l’époque et en oublie totalement de développer le caractère de ses personnages et de donner de la consistance à son histoire. Résultat, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. J’ai même trouvé les gags lourds et redondants. Hokuto passe son temps à vouloir mettre Seichiro et Subaru ensemble et c’est pénible à la longue. Quant à Seichiro, son faux sourire plaqué sur son visage H24 a eu le don de m’agacer. On sait pertinemment que c’est un ‘méchant’ déguisé et lorsqu’à la fin de chaque chapitre, il nous dévoile son vrai visage juste pour chuchoter ‘Le temps imparti est bientôt écoulé, je vais gagner notre pari, Subaru’, c’est juste frustrant. Il ferait ça pendant quelques chapitres, ce serait génial, le lecteur serait captivé et attendrait avec impatience la suite mais ça dure presque six tomes sur les sept !

En plus de mon attachement aux personnages proche de zéro, l’intrigue quasi-inexistante pendant 90% du mangas m’a littéralement achevé… Et quand ENFIN l’histoire décolle, tout se passe tellement vite qu’on a rien le temps d’analyser et qu’on a déjà terminé la saga. Je vous assure que la fin est tellement brutale que je suis allée vérifier sur internet si je n’avais pas raté un tome ou si la série ne s’était pas arrêtée brusquement. Bref, n’importe quelle raison qui aurait pu expliquer cette absence totale de fin. Pour reprendre l’exemple de One Piece, c’est comme si Luffy avait enfin réuni son équipage au complet, qu’il était prêt à partir sur les mers à la recherche du trésor de Gol D. Roger et que voilà… END. Frustrant, non ? Tout ce que j’ai trouvé, c’est que les deux personnages apparaissent ensuite dans X de CLAMP et c’est dans cette saga que nous pouvons avoir la suite et conclusion des aventures de Subaru et Seichiro.

Au final, je suis extrêmement déçue de cette saga. Critiquer la société à travers un mangas, j’approuve totalement mais pas quand cela va au détriment du développement de l’histoire et des personnages. Et même si CLAMP est connue pour ces cross-overs, j’aurais aimé avoir une fin mieux construite.

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