Bestiarius – Masasumi Kakizaki

Note : ★★★★★ (4.5/5)
Extrait : « Ce qu’ils redoutaient par-dessus tout, c’était de voir un proche blessé… d’être séparé de lui… ou de le perdre. Quelqu’un pour qui on ressent ça est de la famille, que le même sang coule dans nos veines ou non. »

couv70962604Titre : Bestiarius
Auteur : Masasumi Kakizaki
Genre : Seinen
Langue : Française
Tomes : 7 tomes (terminé)
Note : 4.5/5

En bref : En plus d’avoir des dessins splendides et des personnages charismatiques, Masasumi Kakizaki nous propose un univers vraiment intéressant, mélangeant habilement Rome Antique et touches de fantastique. L’histoire sous forme « d’épisodes » permet de garder un rythme soutenu et de ne pas nous ennuyer une seconde.

Résumé :

Ier siècle après Jésus-Christ, l’Empire romain est à son apogée et ses légions soumettent une à une les dernières contrées où monstres et humains vivent encore en paix. Criminels, innocents, orphelins, demi-humains, wyvernes…

Tous constituent les rangs d’esclaves guerriers jetés dans l’arène et forcés de s’entretuer pour divertir la foule romaine avide de sang et son Empereur : Domitien. Parmi ces combattants se trouvent des gladiateurs qui affrontent fauves et créatures légendaires : on les appelle les “Bestiari”. Or, certains d’entre eux, comme Finn ou Zenon, ont été élevés aux côtés de ceux qui, aux yeux de Rome, ne sont que de simples bêtes, et ils comptent bien retourner leurs armes contre leurs geôliers… et même contre l’Empire tout entier !

Avis :

Après Rainbow, c’est au tour de Bestiarius de tomber entre mes mains suite à la lecture des trois premiers tomes lors du confinement !

Dans Bestiarius nous suivons plusieurs personnages, Zenon, Finn, Arthur et Lucius, à plusieurs années d’intervalles. Ils ont pour point commun d’avoir été, à un moment donné dans leur vie, de célèbres gladiateurs mais aussi de s’être soulevés contre Rome et son Empereur Domitien. Ce dernier, de son côté, souhaite étendre son territoire et éliminer toute trace de rebelles et de non-humains.

Chaque personnage a son histoire propre et ses raisons de se battre. Zenon devient gladiateur dans le but de gagner suffisamment d’argent pour obtenir la liberté de son frère Thalos et lui-même. Quant à Arthur, il entre au Colisée avec ces deux acolytes dans l’espoir de sortir leur amie d’enfance Elaine, de l’arène dans laquelle on l’a obligé à combattre.
J’ai beaucoup aimé chaque personnage. Leur histoire ne sont pas forcément développée de manière égale et j’aurais, par exemple, bien aimé que celle de Zenon dure plus longtemps mais c’est plus par gourmandise qu’à cause d’une réelle impression d’inachevée. Que leur périple dure un tome ou trois, je l’ai trouvé bien construit et suffisant tel quel.

Ce que j’ai apprécié aussi, c’est que les histoires sont indépendantes les unes des autres à première vue mais qu’elles finissent toutes par se retrouver vers la fin. Le fil conducteur s’épaissit au fur et à mesure et nous permet d’avoir un dénouement des plus spectaculaires ! Certains pourraient ne pas aimer suivre ainsi différents personnages car, à peine commençons-nous à nous attacher au premier que son aventure s’arrête et nous faisons connaissance avec le suivant. Je fais d’ailleurs moi-même souvent partie de ce groupe mais là, pour le coup, les transitions sont bien faites et bien que j’ai été surprise la première fois, ça ne m’a pas dérangé plus que ça.

En ce qui concerne les dessins, ils sont magnifiques. Les paysages sont détaillés, les personnages, qu’ils soient humains ou non, dégagent beaucoup de charisme à travers leurs regards acérés et leur tenue. Quant aux bêtes comme Durandal la wyverne, elle est terriblement bien dessinée et le mangaka nous offre à chacun de ses combats, des doubles pages à tomber parterre. De ce côté là, je n’ai vraiment rien à redire, le coup de crayon de Masasumi Kakizaki vaut le détour.

Bref, « Bestiarius » est une très bonne série ! En plus d’avoir des dessins splendides, Masasumi Kakizaki nous propose un univers vraiment très intéressant, mélangeant habilement la Rome Antique avec des touches de fantastique. L’histoire est sous forme d’épisodes ce qui permet de garder un rythme soutenu et de ne pas nous ennuyer une seconde. De plus, nous suivons plusieurs personnages principaux, tous plus charismatiques les uns que les autres, sous le règne de l’Empereur Domitien.
Je n’ai pas grand-chose à redire sur cette saga, elle est solide sur tous les aspects et je ne peux que vous la conseiller.

4 réflexions sur “Bestiarius – Masasumi Kakizaki

  1. C’est vrai que suivre plusieurs personnages peut se révéler parfois frustrant mais quand c’est bien fait, ça représente un bon moyen de garder les sens des lecteurs en éveil 🙂
    Quant à l’association Rome antique et fantastique, je ne peux que dire oui !

    J’aime

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