La Quête d’Ewilan, tome 3 : L’île du Destin – Pierre Bottero

Note : ★★★☆☆ (3.25/5)
Extrait : « Un homme se mesure au poids de ses actes, pas à la longueur de ses phrases. » – « Ils ignoraient que c’était impossible alors ils l’ont fait ».

L-ile-du-destin

Titre : La Quête d’Ewilan, tome 3 : L’île du Destin
Auteur : Pierre Bottero
Genre : Fantasy, Jeunesse
Langue : Française
Pages : 293
Note : 3.25/5

En bref : La trilogie se termine mais pas l’histoire de Camille et Salim. La saga est restée dynamique et fluide tout du long grâce à la superbe plume de l’auteur mais le manque de complexité dans l’intrigue fait que je ne la relirai probablement pas, ni me pencherai sur la suite. Je me répète mais ce fût trop jeunesse pour moi.

Résumé :

Il s’agissait d’un loup assez jeune, au torse puissant et aux crocs impressionnants. Assis sur ses pattes arrière, il les observait avec curiosité, sans une once de crainte. Camille marcha dans sa direction. Il ne lui prêta pas une attention particulière, mais, quand elle ne fut plus qu’à deux mètres de lui, il montra les dents et se mit à grogner. Elle s’immobilisa. Recule, lui ordonna Edwin à mi-voix. Sans tenir compte de ses paroles, Camille s’accroupit lentement, regardant le loup dans les yeux.

Avis :

Les Dessinateurs peuvent à nouveau utiliser leurs pouvoirs et le calme revient petit à petit en Gwendalavir mais Camille/Ewilan n’a pas encore fini sa quête. Elle souhaite libérer ses parents des chaînes qui les entravent et pour cela, elle va devoir régler ses compte avec Eléa Ril’ Morienval, réfugiée à la Citadelle et responsable de cette situation.

J’ai lu ce tome il n’y a pas si longtemps et pourtant je ne me souviens déjà pratiquement plus de ce qui s’y passe… On peut mettre ça sur le dos de ma très mauvaise mémoire mais aussi sur le fait qu’il n’y a rien de transcendant dans ce roman. C’est le genre de livre que je lis vite, avec lequel je passe un bon moment mais que je ne garde pas en mémoire. Pourquoi ?

Je m’étais plainte dans le tome précédent du peu d’usage de la magie, j’ai donc été ravie de constater que l’auteur avait fait place à son imagination et avait réussi à allier parfaitement l’utilisation des Dessins et des armes blanches dans les batailles. Malheureusement les combats sont sans grandes surprises et nos héros seront rarement mis au pied du mur.
C’est, je pense, ce que je reproche le plus à ce roman voire à la saga complète. J’en ai déjà parlé dans mes autres chroniques mais il n’y a aucun suspense, aucun challenge, aucun véritable obstacle dans cette trilogie. C’est une saga jeunesse avec des tomes très courts alors je peux concevoir qu’il n’est pas possible de développer une intrigue trop complexe mais tout de même, je ne m’attendais pas à autant de facilité dans la résolution des quêtes.

Bien que j’aime toujours autant l’univers, la magie employée et que les personnages sont attachants, l’intrigue reste plate et fade. Le déroulée de ce tome est identique aux précédents. Camille et sa troupe parcourt le monde de Gwendalavir, rencontre des « obstacles » et accomplissent leurs desseins. Alors certes, il y a des nouveautés car le groupe voyagent à travers les mers et non plus qu’à travers les terres mais à part le changement de paysage, c’est la même chose… Je pourrais clairement copier-coller quelques paragraphes de ma chronique du tome 2 tellement j’y ai retrouvé les mêmes défauts.

Côté personnages, on reprend les mêmes et on recommence. Salim va développer une nouvelle compétence et je dois dire que ça m’a agacé de ne pas avoir plus d’explications dessus. On doit accepter les choses telles qu’elles et c’est frustrant. Je suppose qu’on en sera plus dans la trilogie qui suit et qui se nomme Les Mondes d’Ewilan mais n’étant pas sûr de la lire, je resterai dans le noir jusqu’au bout à ce sujet…
On retrouve aussi Mathieu dans ce tome. Il va être amené à voyager en Gwendalavir et j’ai bloqué un peu en voyant à quel point il se fondait facilement dans son nouvel environnement mais aussi la vitesse à laquelle il maîtrise ses pouvoirs. Il est décrit comme étant plus puissant que Camille mais ça ne le dispense pas d’entraînements et d’un temps d’adaptation pour autant… Puis la romance qui vient s’ajouter est trop subite et pas subtile pour un sou.

Bref, « L’île du Destin » conclue cette trilogie mais pas l’histoire de Camille et Salim, ce qui fait que nous restons à la fin de ce tome avec pas mal d’interrogations sur des sujets qui me paraissaient importants. La saga sera restée dynamique et fluide tout du long grâce à la superbe plume de Pierre Bottero mais le manque de profondeur dans l’intrigue et dans les sentiments de certains personnages font que je ne la relirai probablement pas, ni me pencherai sur la suite. C’est une lecture que je conseille à de jeunes adolescent(e)s en quête d’aventures mais pas à des adultes avides de fantastiques épiques et complexes.

Découvrir mes chroniques de la saga complète : Tome 1Tome 2.

 

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