Comme la caresse indécente d’une plume – Les Plumes Indépendantes

Note : ★★★★☆ (3.75/5)
Extrait : « Il est fou, ce ne peut être réel, l’alcool brouille ses repères. Ce ne peut être que cela car non, il n’a pas pu voir frémir la hanche sous les poils soyeux du pinceau, ni deviner un infime mouvement d’impatience dans la jambe. Ce n’est qu’une peinture […]. »

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Titre : Comme la caresse indécente d’une plume
Auteur : Les Plumes Indépendantes
Genre : Nouvelle
Langue : Française
Pages : 180
Note : 3.75/5

En bref : Un recueil de 13 auteurs parlant de sexe à leur façon. J’ai aimé la diversité des histoires, nous avons aussi bien des récits entre hommes, entre femmes, entre les deux sexes ou même seul ou accompagné d’un objet sexuel. Certaines présentent les prémices d’une relation, d’autres un coup d’un soir ou juste une anecdote. C’est une jolie découverte.

Résumé :

Avec sensualité, passion, amour, tendresse, rudesse, folie, rêverie… Le sexe se vit de multiples façons et se conte de bien des manières. Que diriez-vous d’en découvrir quelques-unes ?

Il est temps de détruire le tabou qui couvre ce mot de seulement quatre lettres. Plongez dans ce recueil de nouvelles érotiques où la seule limite est celle de l’esprit et où la censure n’a pas sa place ! Treize nouvelles illustrées, treize saveurs d’érotisme à savourer comme jamais encore vous ne l’avez fait…

Avec la participation de Loli Artésia, Céline Spreux, Noah Koselig, Yannick Giammona, Agnès de Cize, Fanny Bernard, Fleur Baron, Arkellana, Antoine Delouhans, Jeanne Sélène, G!, Erika Boyer, Thomas Lebescond et Emmanuelle Delouhans.

Pour public averti.

Avis :

Un autre recueil de nouvelles de la part de l’association Les Plumes Indépendantes. Après Il était une plume… où chaque auteur devait écrire une nouvelle où des plumes devaient apparaître, cette fois-ci, ils devaient écrire une histoire érotique, soit parler de sexe de la manière qu’il souhaitait. Treize auteurs se sont prêtés au jeu et le résultat est plutôt plaisant !

Je ne décrirai pas les nouvelles une par une mais mentionnerai celles qui m’ont le plus marqué, à commencer par la première : Les couleurs pleurent de Loli Artésia où un artiste voit la femme qu’il vient de peindre prendre vie sous son pinceau. J’ai aimé le côté fantastique de l’histoire ainsi que le retournement de situation finale. Le récit est tout simple mais très efficace sous forme de nouvelle. Je regrette cependant les quelques mots crus qui viennent casser la plume jusque-là poétique de l’auteur.
Ensuite, Devant l’objectif d’Arkellana. L’histoire d’une femme mal dans sa peau qui va participer à un photoshoot pour reprendre confiance en elle. J’ai aimé le thème de la confiance en soi et de la réappropriation de son corps via une séance photo. C’était touchant de voir cette femme s’épanouir à nouveau et oser. La romance avec sa partenaire était sensuelle et bien amenée.

J’ai aussi beaucoup aimé la nouvelle d’Antoine Delouhans, Tes lèvres interdites. Il y raconte la colocation d’une homme et d’une femme. Le premier est épris de l’autre mais il s’est promis de ne rien tenter et de ne pas abuser de la gentillesse qu’a eu sa colocataire en acceptant qu’il squatte son appartement provisoirement. Je suis friande des amours qu’on s’interdit et cette nouvelle décrit très bien les sentiments de l’homme. Je connaissais déjà la plume de l’auteur et il est aussi bon dans un format long que dans un format court comme celui-ci !

Pour ce qui est de la nouvelle de Jeanne Sélène, Le Dôme, j’ai eu un peu de mal à saisir l’univers au départ et après quelques paragraphes, je pense avoir compris l’idée mais ça ne m’a pas rendu l’histoire plus sympathique. Je ne suis pas fan de voyeurisme et je trouve la fin assez cruelle et dérangeante à mon goût.
Je n’ai pas non plus été fan de l’histoire de G!, La prise de voile, tout simplement parce que je l’ai trouvé crue et vulgaire. Parler de sexe ne me dérange pas, utiliser les mots qui vont bien non plus mais j’ai tout de même une préférence quand il y a un peu de poésie dans le phrasé et la façon d’aborder un sujet ou une action. Là, que ce soit la plume ou le contexte, ça manquait de subtilité pour moi.

Pour terminer, j’ai bien aimé la dernière nouvelle Irrégulier de Thomas Bescond, elle nous parle de l’amour d’un homme pour un autre et le dénouement m’a autant surprise que plu. Elle nous donne envie de connaître la suite !

Enfin, les illustrations d’Emmanuelle Delouhans qui décorent la devanture de chaque nouvelle m’ont ravi ! Je les ai trouvé simples et en même temps très parlantes et sensuelles. Quelques coups de crayon qui vous embarquent directement dans l’histoire.

Bref, « Comme la caresse indécente d’une plume » est un joli recueil qui nous permet de découvrir différentes façons d’aimer et de faire l’amour. J’ai apprécié la diversité des histoires, nous avons aussi bien des récits entre hommes, entre femmes, entre les deux sexes ou même seul ou accompagné d’un objet sexuel. Certaines présentent les prémices d’une relation, d’autres un coup d’un soir ou juste une anecdote. La variété est de mise et le fait que les auteurs participants ne soient pas tous les mêmes que dans Il était une plume… m’a permis de découvrir de nouvelles plumes que j’ai hâte d’aller voir de plus près !

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