Le Fou et l’Assassin #5-6 – Robin Hobb

Note : ★★★★★ (5/5) Coup de cœur
Extrait : « ça ne m’affecte pas aujourd’hui parce que je le connais, parce que je me connais et parce que je sais qui nous sommes l’un pour l’autre ; ça ne change pas quel que soit son nom ou sa tenue. Que je sois moi-même le dotaire Tom Blaireau ou le prince FitzChevalierie Loinvoyant, je sais que c’est mon ami. »

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Titre : Le Fou et l’Assassin #5-6
Auteur : Robin Hobb
Genre : Fantasy
Langue : Français
Tomes : 6 tomes (terminé)
Note : 5/5 Coup de cœur

En bref : Une fin à la hauteur de mes attentes. L’auteur a érigé un univers riche et complexe mélangeant intrigues politiques, magie, amour, vengeance,… Elle a crée des personnages aussi attachants qu’humains. Puis, elle nous parle de viol, d’égalité des sexes, d’esclavage, de travestissement, d’homosexualité et d’autres thèmes qui nous montre son ouverture d’esprit.

Résumé :

Résumé du tome 5 : La fille de Fitz, Abeille, a été enlevée par les Servants, adeptes d’une société secrète qui usent de prophéties pour étendre leur influence et augmenter leur richesse. Et Abeille joue un rôle crucial dans leurs manigances. Alors que la jeune fille est traînée par ses ravisseurs sadiques à travers la moitié du monde, Fitz et le Fou, la croyant morte, se lancent dans une mission de vengeance qui les conduit vers l’île lointaine où résident leurs ennemis.
C’est de cet enfer dont le Fou s’est échappé, mutilé et aveugle, jurant de ne jamais revenir. Aujourd’hui, il n’est plus aussi impuissant qu’il y parait. De même, si Fitz n’est plus l’assassin inégalé de sa jeunesse, il reste un redoutable adversaire. Leur but est simple : s’assurer qu’aucun Servant ne survive.

Avis :

Alors que le groupe de Dwalia se dirige inexorablement vers la ville de Clerres, Abeille réussit à fuir ses kidnappeurs, mais pour combien de temps ? Pourra t-elle rejoindre les Six Duchés ou son père ? De son côté, Fitz, le Fou et leurs compagnons sont à Kelsingra, la cité des Anciens, à la recherche d’un moyen de rejoindre Clerres, non pas pour récupérer Abeille qu’ils croient morte mais pour se venger de tous les Serviteurs qui ont organisé son enlèvement.

J’ai commencé mon aventure aux côtés de Fitz, il y a de cela 7 ans avec les cycles 1 et 2, que j’ai lu plusieurs fois avant de me plonger il y a 2 ans dans Les Aventuriers de la Mer et l’année dernière dans Les Cités des Anciens. Deux séries indispensables pour comprendre toutes les subtilités de ce cycle 3 de L’Assassin Royal. J’avais prévu de passer cette année à lire cette toute dernière trilogie mais il ne m’aura fallu finalement que 3 mois pour arriver au dénouement de cette épopée. Ce fût bien trop rapide…
L’Assassin Royal est pour moi, ce genre d’histoire qui vous marque à vie, qui vous faire vivre une multitude d’émotions différente et qui vous laisse un énorme vide une fois terminée. Au moment où j’écris ces lignes, j’ai reposé le tome 6 de cette saga il y a même pas 24h. J’ai l’impression d’avoir laissé partir des amis qui m’étaient chers, et me dire que je n’aurais plus jamais de leurs nouvelles, me rend particulièrement triste. Vous vous dites sûrement que ce ne sont que des personnages de fiction, qu’ils n’existent pas et qu’il n’y a pas de raisons d’être aussi émotive… peut-être. Mais, je n’y peux rien, Robin Hobb a un talent fou pour construire des personnages attachants, drôles, bouleversants, torturés, égoïstes, détestables, bref profondément humains ! Qu’on les aime ou non, il est impossible de rester insensible à ce qui se déroule sous nos yeux et c’est ce qui fait la force de cet univers.

Le tome 5 peut paraître un peu lent et il est facile de résumer ce qui se passe en quelques lignes seulement. Néanmoins, on continue d’apprendre un tas d’information sur les dragons, les Vivenefs, le Désert des pluies et j’en passe. De plus, l’auteur a pris le temps de forger le caractère d’Abeille grâce aux nombreux obstacles et sévices qu’elle subit et c’est un point déterminant pour la suite. Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer ! Puis, ne voulant pas terminer cette saga, j’étais plutôt ravie d’avoir l’impression de stagner et d’avoir encore plein de pages et de péripéties à découvrir…
Malheureusement, lentement mais sûrement, nous arrivons à la fin du parcours et nous le ressentons dans chaque lieu que nous visitons puis que nous quittons. Robin Hobb pense tout de même à nous donner un aperçu de ce qu’on peut espérer pour l’avenir. Je parle par exemple de l’alliance probable entre les Six-Duchés et Kelsingra à la suite des guérisons effectués par Fitz avec l’Art, sur les enfants du Désert des Pluies. 

Le tome 6, lui, commence doucement aussi mais pas pour longtemps. Dès l’arrivée sur Clerres les événements s’enchaînent et alors je vous souhaite bon courage pour réussir à stopper votre lecture. Seul le sommeil et le travail ont vaincu ma soif de savoir et même là, je continuais d’y penser et de vouloir y retourner. Il y a suffisamment d’indices dans le récit, notamment grâce aux rêves d’Abeille, pour deviner ce qu’il va se passer mais ça n’en reste pas moins captivant et passionnant à lire. 
Pour ce qui est du dénouement, autant vous le dire tout de suite, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps pendant les 100 dernières pages à peu près. Des larmes de tristesse de devoir bientôt quitter ces fabuleux personnages et des larmes de joie d’avoir pu revoir tout le monde une dernière fois durant cette trilogie et de savoir que la vie continuera malgré les tragédies, que la relève est assurée et que rien n’est totalement perdu.

Je n’ai ni le temps, ni la place pour parler de chaque personnage individuellement alors je me contenterai de dire simplement que, quelque soit le personnage principal ou secondaire, à la fin de cette saga, il se trouve exactement là où il est censé être. Je n’aurais pas vu une autre conclusion que celle proposée par Robin Hobb. Pendant tout ce cycle, j’ai eu le sentiment d’arriver à la fin d’un long voyage et voir au fil des tomes Fitz aller de ville en ville, de parcourir toutes les terres du Royaume des Anciens n’a fait que confirmer cette impression. J’ai eu la sensation d’une maison d’enfance qu’on vidait et nettoyait pièce par pièce pour n’y laisser que l’essentiel afin qu’elle soit donnée à une nouvelle famille. C’était maîtrisé, propre et chargé en émotions. 

Bref, les tomes 5 & 6 de la saga « Le Fou et l’Assassin » m’a offert une conclusion à la hauteur de toutes les attentes que j’aurais pu avoir. Robin Hobb m’a plongé dans un univers riche et complexe mélangeant intrigues politiques et commerciales, magie, amour, vengeance,… Elle m’a fait rencontrer une ribambelle de personnages aussi attachants et bouleversants les uns que les autres et j’ai eu beaucoup trop d’amour pour eux. Le trio Fitz, Œil-de-nuit et le Fou fonctionne à merveille mais les autres n’ont rien a leur envier et chacun à son rôle à jouer et il le joue tous à la perfection ! Puis, sous couvert d’une épopée médiéval fantasy, Robin Hobb nous parle de viol, d’esclavage, de l’égalité des sexes, de travestissement, d’homosexualité et de pleins d’autres thèmes qui font l’actualité et qui nous montre une ouverture d’esprit qu’on pourrait ne pas s’attendre à voir dans ce type de récit. C’est un voyage de 7 ans qui s’achève aujourd’hui et il est difficile de trouver les mots pour exprimer ce que je ressens. J’aimerais pouvoir effacer ma mémoire et redécouvrir cette saga comme si c’était la première fois.

Découvrir mes chroniques de la saga complète : Tomes #1-2 / Tomes 3-4

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